26 nov. 2009
Chroniques colombiennes 2 : Medellin mi vida !
...
On était bien décidées à faire de cet épisode de lose un simple grain de sable imperceptible dans une période de win. En d'autres termes, on s'est réveillé le lendemain en se disant que c'était un autre jour, et on avait plus ou moins raison, et pourtant il pleuvait.
On a brunché, on a voulu allé voir l'expo mais faire la queue sous la pluie sans capuche ni parapluie n'était pas au programme, alors on est allées voir l'Armée du crime, et signe de la reconquête de notre moi profond, c'était dément. On a fini en pleurs toutes les deux et depuis on est intarissable sur l'histoire du groupe Manouchian et l'affiche rouge, enfin surtout la Moutte, n'est pas historienne qui veut... Si la Sof était là, ça aurait sans doute relancé le débat "est-ce que tu parles sous la torture ?", même si on était bien remuées et que c'était pas la franche rigolade. On a mangé un super resto thaï et on s'est couchées tôt, après avoir réglé le réveil con-scien-cieu-se-ment.
Je suis donc partie pour Washington en buvant un bloody mary, comme le veut ma tradition personnelle du transport aérien. Je devais prendre Delta Airlines, mais finalement, c'était un avion Air France. J'ai regardé 3 films sans intérêt. A Washington, ça sentait la frite dans tout l'aéroport, c'était surprenant. J'ai fait une photo dans la file d'attente avant l'immigration, et un douanier ricain pas commode m'a hélé et fait un signe genre "on va te zigouiller", sérieux, avec le pouce qui passe sur la gorge. J'ai fait genre "ok ok", et j'ai rougi comme une tomate. Surtout que Moutte m'avait dit, aux States, fait profil bas, ils sont reloux. Bon. A Paris on m'avait dit "votre valise va directement à Bogotá", et puis les ricains qui font ce qu'ils veulent avec leurs cheveux m'ont dit de la récupérer. Sur ce, puisque je devais prendre un avion Delta, je vais au guichet, et le mec enlève mon étiquette "Bogotá" pour coller une autre "SLT". Alors qu'il m'arrache ma valise des mains, je lui demande pourquoi SLT, et il me dit Salt Lake City. Alors j'ai dit "no way crazy, I'm going to la Bogotte", il a froncé les sourcils et m'a renvoyé vers Avianca, la compagnie colombienne. Là on a parlé espagnol, c'était cool. Au duty free, j'ai mangé un bagel au cream cheese...
Et puis l'avion est finalement parti avec 1h30 de retard, ce qui n'arrangeait pas mes affaires, parce que le dernier avion pour Medellín était à 22h, et qu'on est arrivés à 22h15. J'ai premièrement tiré des sous au distributeur. Summum de l'organisation, j'avais regardé le cours du peso avant de partir. Puisque 1 euro = 3000 pesos, et que les billets commencent à 1000 pesos, on se retrouve avec des liasses énormes, ce qui incite sans doute au mafiosissismo, ce qui expliquerait alors le fort taux de criminalité. CQFD. Ah, et puis c'est des vieux billets qui puent, et ça, c'est dépaysant. Là un gars a essayé de m'enturlupiner pour m'embarquer dormir à l'hôtel, mais j'ai dit ni modo, et j'ai dormi dans l'aéroport. Enfin dormir, c'est façon de parler. Y'avait des télés géantes accrochées dans le hall d'attente qui diffusaient une version cheap de Hulk, c'était horrible. Et puis, moi, j'avais déjà regardé 5 films depuis mon départ (dont Hangover, Very bad trip, ah ah ah, ah ah ah), donc ça suffisait. En plus, Bogotá étant à 2600 m d'altitude, il faisait froid et j'ai mis tous mes vêtements, mais c'était pas grand chose, parce que j'avais surtout emmené des débardeurs, jupettes, et un maillot de bain. Et donc j'ai dormi, en tremblotant, par tranches de 10 mn, avec l'oreille sur le téléphone pour bien entendre la sonnerie de 4h30. Au petit matin, je suis donc finalement arrivée à Medellín, j'ai rejoint l'hôtel de luxe où on était hébergés, pris une douche, grapillé au buffet grandiose du petit-déj', et rejoint mes amis et collègues au centre de Convention pour l'ouverture du Congrès.
Medellín, c'est époustouflant. Vraiment, la séduction totale.
C'est une ville dans une cuvette, entourée de montagnes sur lesquelles poussent les quartiers populaires. En bas c'est le gros bordel, une circulation pas possible, du bruit, de la fureur, de la pollution. Et puis plus on grimpe, plus les quartiers sont informels, les gens s'installent toujours plus haut, dans des zones de plus en plus dangereuses, tant en terme de glissement de terrain potentiel que de criminalité. 
En 2004, si je ne me trompe pas, la ville a construit un téléphérique pour intégrer tout un pan de la ville du haut, la Comuna, à la ville du bas. Des ponts ont également été construits pour relier des quartiers en guerre, séparés par des failles dans la falaise. Ces infrastructures ont permis de pacifier cette zone, relativement, et en 2007 une énorme bibliothèque a été inaugurée en haut de cette colline. Un moyen de reconnaitre l'importance de ces quartiers dans la ville et de leur donner un rôle à jouer dans le développement urbain, social, culturel.
On a eu la chance d'aller y déambuler avec une sociologue locale qui travaille sur ce quartier et sur les risques naturels. J'étais surprise de la gentillesse et politesse des personnes croisées et rencontrées, de l'absence d'agressivité ou de méfiance des habitants face à quatre touristes en mode japonais ! Mais ça c'est valable pour Medellin en général et c'est impressionant.
Néanmoins, au détour de la bibliothèque, des militaires en tenue de combat, armés jusqu'au dent, bottés, casqués, gilet pare-balle et compagnie (à côté de cet attirail, ma mini-jupe faisait pâle figure !) sont sortis des fourrés pour nous recommander de ne pas nous enfoncer plus avant dans le quartier, des échanges de tirs ayant encore eu lieu le matin-même. Etrange cohabitation des militaires suréquipés, des enfants en uniforme scolaire, des jeunes souriants et des mères de famille entourées de la marmaille débraillée.
Dans le centre de la ville, il y a la plaza de los gorditos, face au musée Botero. Fantastique Botero. Il y avait le Congrès avec des rencontres formidables, stimulantes et ô combien festives. Il y a aussi eu le moment officiel où j'ai travaillé, et où au dernier moment, quand j'étais micro en main et avec mon écran d'ordi projeté en écran géant, on a annoncé que notre langue officielle était l'anglais et non pas l'espagnol, comme prévu. Dont acte, well indeed... Ca a été un grand moment d'improvisation et de cafouillage linguistique et universitaire. Il y avait l'hôtel avec sa piscine et son hammam, tous ces magasins de baskets et de chaussure marrantes qui s'arrêtent à la taille 39 (grrr, grrr, grrr), et puis tous ces petits bars plein de Colombiens éméchés et ultra marrants et accueillants.
Militants de la cause colombienne, nous avons consommé local : bière locale, rhum local et aguardiente local, une genre d'anisette, et soutenus divers petits producteurs. Quand les bars ferment à 2 h du matin, on a découvert des bars clandestins ouverts toute la nuit. Un soir dans un dépot de taxis, populaire, passant cumbia, salsa et vallenatos. L'autre soir dans une baraque un peu détruite, passant du rock et du punk. C'était géant. C'est de là qu'à 4 h 30 du matin, j'ai dit "ya basta", je suis repassée à l'hôtel, j'ai sauté sous la douche, je me suis habillée convenablement, et fraiche et pimpante comme un pétale de rose ou une gazelle au lever du jour, j'ai sauté dans un taxi pour l'aéroport.
- A Medellin, ils ont fouillé ma valise dans le menu détail (mais en esquivant habilement le sac de linge sale... à noter pour une prochaine fois)
- A Bogota, ils ont re-fouillé ma valise avec la même attention.
- Au duty-free de Bogota, point de shopping : on se met en rang, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre, et fouille des sacs à main.
- Avant d'entrer dans l'avion à Bogota, re-fouille des sacs à main.
- A Atlanta, je n'avais pas besoin de récupérer ma valise, donc j'ai mangé un gros big mac bien ricain !
- A Paris, ma valise n'est jamais arrivée puisqu'elle était restée à Atlanta...
Mais ça, c'est le début du dur retour à la réalité qui a marqué les deux dernières semaines et qui fera l'objet d'une note ultérieure.
Hasta siempre, si ce n'est pronto !
20 nov. 2009
Chroniques colombiennes 1 : Le faux départ
Sobreviví !
J'aimerais pouvoir vous dire "alors on est parti, et on est arrivé...", comme le veut la tradition familiale, mais ce serait trop simple... et ce serait mentir.
Tout a commencé par une soirée parisienne. Une de ces soirées de retrouvailles avec la Moutte et Fabrice dans un appart' de 15 m², avec 2 litres de planteur que j'avais préparé avec amour et anticipation. Sur le coup de minuit, on a sauté sur des vélib' pour nous rendre dans un genre de bar dansant où y'avait d'autres amis. On a donc dansé, encouragés par les mojitos qui nous faisaient de l'œil depuis le bar. Ensuite tout est relativement flou, mais on s'est retrouvé je ne sais où au-delà du périph' dans un squat africain avec bar clando [je ne le savais pas encore, mais ça allait être le thème de la semaine]. On a vaguement mangé du poulet, et surtout on a continué à dansé. Jusqu'à ce que je mette la ola et que je dise, rentrons-nous coucher il est 5h30. Là, Moutte a fait preuve d'un rare sens de l'orientation (et d'une commune inconscience), et enfourchant des vélib' on a pédalé comme des folles jusqu'à chez elle. Ah on a ri dans la rue, youhou. Ensuite, on a fait des calculs savants pour régler les réveils, on a continué à rigoler, et sur ce il était 7h15 alors j'ai dit "ça suffit, moi je dors vite, car je dois me lever dans 10 minutes".
... Ouais... Je sais...
...Moi aussi, rétrospectivement, je me rends bien compte du haut degré de connerie de la décision. Mais ce moment-là, à nous deux on devait bien avoir un demi-cerveau efficace, et ça nous semblait logique d'aller nous coucher*. Donc...
Je me suis réveillée, on était toujours samedi matin, mais il n'était pas du tout 7h25, et deux minutes après j'étais dans la rue à courir avec ma valise. Taxi, aéroport, guichet Air France, négation du personnel, supplications, négation, supplication, négation, désolation. Et là, la lose.
Grand prince, Air France m'a proposé de me placer sur le vol du lundi, pour la modique somme de 2500 euros. J'ai refusé. Ils m'ont donc dit de chercher sur Lastminute... La lose.
J'ai du mal à expliquer mon état de décomposition mentale à ce moment-là, et psychique, et un peu physique aussi, mais ça je ne m'en suis rendue compte qu'en voyant ma tronche aux toilettes de l'aéroport. Me voilà donc me brossant (enfin) les dents et me frottant les yeux avec un protège-slip (j'avais pensé au démaquillant, pas au coton...), tout en pensant :
Christ, j'ai ouvert une faille spatio-temporelle, je vais payer cher ! Et je ne pensais pas si bien dire.
Il faut voir que j'étais arrivée à la capitale guillerette et pimpante, me rengorgeant de ma nouvelle vie qui était tellement délire, avec Medellín, mon nouveau boulot qui m'attendait à mon retour, et ce mec meetic récemment rencontré qui était hautement fricotable. Bien mal m'en a pris de me gargariser de mes petits bonheurs persos. J'ai compris le message, maintenant, c'est profil bas.
Donc je suis rentrée chez la Moutte, qui se détendait dans un bain, après m'avoir trouvé un vol pour le lendemain sur internet. Cool on se dit, on l'achète, et hop, on va manger en terrasse, et on se fait l'expo sur le graffiti à la Fondation Cartier. Là, on essayait de positiver à mort, on avait encaissé le coup du loupage d'avion, et on raisonnait à coup de formules, type "que celui qui n'a jamais loupé un avion long courrier me jette la première pierre !". Forcément, ça n'a pas été aussi simple.
Déjà, le vol qu'elle avait trouvé n'existait plus. Et tout d'un coup, les vols dispos passaient de tarifs à 3 chiffres à des tarifs à 4 chiffres, ce qui pousse à réfléchir. De toutes façons, mes collègues étaient injoignables (géographiquement, temporellement, et pratiquement aussi, vu que je n'avais pas leur téléphone à Medellín...), donc il fallait que je prenne une décision rapidos et seule. Je me suis dit que c'était une épreuve tardive d'entrée dans la vie adulte et autonome, même si justement, tout poussait à démontrer que je n'étais pas vraiment une adulte responsable. Un genre d'aporie existentielle, si je peux me permettre.
Donc on a trouvé un billet à 4 chiffres, on s'est dit, ce n'est qu'une histoire de numéro de carte bleue, c'est pas vraiment de l'argent, on prend. Pianotage de chiffres, rejet de la carte bleue. Ah. On fait la procédure par téléphone. La fille nous propose un billet sur 30 heures, partant le dimanche matin et arrivant le lundi midi : Paris - Londres - NewYork (avec une pause nocturne de 12 h dans l'aéroport, yeah !) - Medellin, et nous informe qu'il faut faire l'ESTA, une demande d'autorisation à poser le pied aux States avant le voyage. Ah. On fait la démarche sur internet en parallèle du coup de fil, il faut imprimer le document, on n'a pas d'imprimante, on essaie de sauvegarder le document tant bien que mal, foutu Département de la défense américaine. Je donne donc mon numéro de carte bleue alors que Moutte me masse les épaules... La carte est rejetée, on est le dernier jour du mois, donc tout les débits du mois s'accumulent, et je dépasse le plafond. Moutte envoie sa carte, rejetée. J'appelle mes parents qui n'ont pas leurs cartes sous les mains. Moutte appelle sa mère qui n'est pas joignable. Il nous faut quelqu'un qui a une carte pleine de thunes : Fabrice ! On l'appelle, il accepte, la carte est acceptée, on est soulagées. On souffle 5 minutes et on s'apprête à sortir quand on reçoit un email qui dit que le billet est annulé, car ce n'est pas ma carte. Il faut renvoyer des infos complémentaires sur le proprio de la carte. On attend 30 mn, email final : non, on ne vous vend pas de billet ! Arrrrghhhh ! We're doomed !
J'appelle ma banque pour relever le plafond de débit, je rappelle Lastminute. Le billet n'existe plus, il n'est plus possible de partir dimanche ! Le jeune homme en trouve un autre, départ lundi matin, arrivée lundi 21h à Bogota via Washington, pour bien moins cher. On revient dans les tarifs à 3 chiffres, j'ai même l'impression de faire une bonne affaire ! Après, de Bogota, à moi de me démerder pour rejoindre Medellin. Bingo ! Ma carte est acceptée. On est sauvées, enfin surtout moi. On doit encore aller imprimer les documents de voyage (et l'autorisation nord-américaine). Soulagement.
Et là, l'après-midi est terminé, pas de terrasse, pas d'expo, mais un mac Do et un ciné. On hésite sur le film à aller voir, on se décide sans en avoir entendu parler. Le générique débute, dans un silence total, et on découvre qu'il s'agit de la Palme d'or de cette année. On se dit, cool. Et là... le Ruban blanc, ça a achevé de nous plomber pour cette journée à retenir dans le top 5 des pires journées de ma vie. Cruel world, on va se pieuter.
La suite très vite...
* Et puis ça aurait pu être bien pire : me péter la gueule en vélib' et signer une décharge de responsabilité pour quitter l'hôpital avec mon bras plâtré pour aller prendre l'avion; partir à 7h15, m'endormir dans le RER et me réveiller à Gif-sur-Yvettes sur le coup de midi...Donc louper l'avion, bon, c'est comme louper un gros bus quoi...
30 oct. 2009
Ma jupe Clara Rojas
La lucha sigue...
Parce qu'avec tout le mal qu'ont dit ses compagnons d'infortune de la coincée d'Ingrid, je préfère mettre à l'honneur Clara qui a eu le bon goût de se taper un guérillero dans la forêt et d'accoucher par césarienne sans anesthésie, ce qui nous renvoie à la question centrale rappelée très justement par la Sof en souvenir de ces belles années : "est-ce que tu parles sous la torture ?".
Donc me voilà parée. Une jupe camouflage en tissu pare-balle, bien entendu.
Modèle Burda du Tendance mode Automne-hiver 2009, c'est la première fois que j'achète ce magazine et c'est pas mal du tout, patron très bien dessiné et qui colle parfaitement (genre la meuf qui découvre Burda en fait...). Je l'ai fait en 42 en pensant que j'étais épaisse de la hanche, mais en fait pas vraiment, donc faudra que je reprenne sur les côtés. Enfin pour cette semaine, pour aller choper du mafioso, ça devrait le faire.
Je précise quand même la grande innnovation technique : pose de fermeture éclair ! Reste à fignoler les passants de ceinture, remettre un tortillon orange en bas de ceinture, et à moi le maquis companeros ! hasta siempre, la lucha sigue, el pueblo unido, nunca mas, ni un paso atras, pueblo vota pueblo no oligarquia, première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d'immigrés !
Je ne m'étends pas des masses car mon sac n'est pas fait, je ne sais pas à quelle heure j'ai un train pour Paname en fin d'aprèm, j'aimerais revoir encore quelques détails sous Drupal avant de partir. Mais, prévoyante, j'ai préparé 2 litres de planteur pour l'apéro de ce soir, j'ai été cherché une veste mignonette au pressing et j'ai rencard avec Air france demain matin à 10h45. Yihaaaaaa.
Des bises à tous, et ne vous pressez pas pour venir me chercher si je suis prise en otage, j'ai du temps à perdre.
Zouuuu !
Edit d'importance : Aujourd'hui le marcassin de mi corazon a 6 ans ! et une place en centre aéré les mercredi à partir de la rentrée !!! youhouuuuuu !!!
23 oct. 2009
Maman part en voyage d'affaire...
Medellín, Medellín de mi corazon !!!
Bravo Nini Naphtaline !!! Et bravo pour vos propositions, vous m'avez bien fait marrer.
A moi la coco à gogo, le trafic d'arme, Pablo Escobar, les séjours prolongés dans la jungle, les rançons en millions de dollars, la bouffe marrante... Je suis à donf, ultra excitée, super contente. Surtout que je n'ai jamais été à Medellín mais je garde un sacré souvenir de notre passage en Colombie avec la Sof, en pleine finale de la coupe du monde 98... Photos vintage non-censurées à l'appui...

...l'excitation généralisée, le 14 juillet à l'ambassade à Bogotá et Sof s'emparant du micro "Monsieur l'ambassadeur, plus de champagne, et des Ferreros roche d'or !", le concert punk dans une maison squattée et le type bourré qui sort un flingue et tire vers la foule, tout le monde qui se planque et Mathieu qui ferme la porte au nez de Sof, la ricanade à Santa Marta et le camping sauvage et naturiste sur la plage, les files de bus arrêtés la nuit en pleine campagne des heures durant sans qu'on sache vraiment pourquoi, et nos interminables discussions stratégiques sur la guerre de guérilla...
On avait ri, c'est peu de le dire. On était bien fatiguées aussi après...
Bon, là, ça va pas être la même, j'ai mûri (ah ?). Mais bordel, Medellllllííííííííííííín !!!!! L'éternelle primevère !!!!! Pabloooooooooo !!!!! Ah oui, vu que je suis un peu tête en l'air, j'avais complètement zappé que Pablo il s'était fait descendre en 1993. Moi j'étais convaincue qu'il était en taule aux États-Unis, mais je rêvais secrètement qu'il soit aussi à Medellín histoire qu'on puisse aller se prendre une tasse de thé en papotant. Bon, c'est foiré, joder !
Donc c'est surtout que ça va être un peu plus sérieux parce que c'est un voyage professionnel, oh oh. Y'a un congrès sur "l'intégration régionale et la cohésion sociale" où je dois présenter, en español caramba !!!, le fonctionnement d'un site internet et d'un forum monté sous Drupal. Bref, pas trop de prise de tête, sauf qu'à l'heure qu'il est, moi-même je débute avec Drupal, mais j'aurai toujours une semaine d'avance sur eux, hé hé. Donc coolos, en plus y'aura des tas de conférences délires par des chercheurs venus de plein de coins du monde : sur la sécurité urbaine, les milices privées et la politique de la ville, les migrations transfrontalières de prostitué(e)s transsexuel(le)s (euh, y'a pas plus provoc' comme sujet ?), la gestion des ressources stratégiques dans un pays un peu chaotique et dans d'autres, et tout, et tout, et tout... Forcément, j'ai commencé à guetter ce qu'il en sera du programme extra-académique, concerts punks dans maisons squattées (non, yé né pas changééééé), musée Botero, tatoueurs (encore une bien bonne idée...) et autres couillonnades. Donc comme acte de clôture à ma carrière pourrita de chercheuse, c'est plutôt pas mal !
D'autant que, turning-point de ma vie professionnelle.... Ta ta taaaaaaa : J'ai trouvé un CDD !!! (en fait, hier j'en ai même trouvé deux, et j'ai dû choisir, incredible quoi...) Alors début de semaine prochaine, j'enchaine trois inventaires. Semaine suivante, Colombie. Puis re-des-inventaires, et mi-novembre, six semaines à Nature et "trouvailles". Au rayon bien-être, c'est tout moi ça, le bien-être... C'est à 6 mn en vélo de chez moi, l'équipe a l'air très sympa, j'aime l'encens, et on va rigoler à faire des pyramides de produits pour Noël, le pied !!!
Donc normalement, entre les heures de pointage à la gare la semaine dernière, les inventaires, le CDD, je devrais arriver à mes deux mois de cotisation d'ici mi-janvier... donc chômage indemnisé... donc financement de la formation de fermière assuré !!! Ahhhhhhhhhhh !!!
Et pour finir, je vous invite chaudement à regarder le film "Mémoire des couleurs" qui ne dure que quelques minutes et présente le voyage photographique de Jaime Ocampo Rangel, superbe... Et, joli hasard... il est Colombien !
Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
21 oct. 2009
Chômage + voyage d'affaire = WTF ! (+ edit)
Ah la la, les fruits du dur labeur, tout ça (un peu plus et je vais devenir chrétienne)
Donc après avoir envoyé des CV à la cantonade et distribué des candidatures spontanées à qui en voulait et qui n'en voulait pas aussi, il y a enfin quelques éclaircies dans ce long tunnel sombre et qui sent le renfermé qu'est le chômage de longue durée et non indemnisé, d'autant que mon RSA, je l'attend encore...
Déjà, la semaine dernière, c'est en vélo et par une température extérieure frigorifique de 1°C que je me suis rendue à la gare à 5h50 pour sonder les passants jusqu'à 20 h. Une belle et longue journée emmitouflée dans l'écharpe moelleuse d'Emmath, avec trois pulls, un beau K-way orange, et des moufles boliviennes de toute beauté. J'ai remis ça le lendemain pour une session d'après-midi. En résumé, on a eu froid mais qu'est-ce qu'on a ri. Et moi qui m'y connais en rigolade, j'affirme sans hésitation (et en généralisant abusivement après 19 h de boulot) qu'on rigole plus dans les boulots non qualifiés que dans les boulots qualifiés. Là-dessus, une collègue de gare m'a refilé un plan pour aller faire des inventaires, donc si je ne trouve rien de mieux au plus vite, ce sera mon programme de la semaine prochaine, en horaires décalés, oh yeah ! A moi les hangars des zones commerciales la nuit...
Mais entre temps, des vieilles candidatures restées sans réponses se sont réveillées. Dring dring. Donc à confirmer dans les deux jours à venir : un plan sympa de vendeuse dans un genre de petit resto à emporter ou un plan sympa de vendeuse dans une grande enseigne genre 'on aime la nature et les aventures' ou un plan pèle-toi-les-miches-dehors-toute-la-journée à recruter des donateurs pour une ONG (mais le mieux payé de tous les plans !) ou un plan working girl dans un établissement bancaire pour faire des transferts de compte épargne... Et tout ça devrait se décider d'ici la fin de la semaine. Délire quoi...
Alors forcément, je suis happy like a hippo, et je m'imagine déjà bossant de nuit, vendant de l'encens, des sandwichs bio en triangle, avec un k-way en couleur criarde pour me prendre des vents par les gens toute la journée, et en tailleur et porte-jarretelles devant un écran d'ordinateur. C'est mon côté enthousiaste, je me projette un peu trop.
Mais en fait, le problème, car y'a toujours une couille dans le potage, c'est que j'ai un contretemps de taille pour la semaine du 2 au 6 novembre, ou plus précisément, du 31 octobre au 8 novembre... Ben oui, je serai absente. C'est bête hein... Forcément, je n'en parle pas aux employeurs potentiels, parce que ça fait pas très sérieux de chercher du boulot alors qu'on se casse une semaine. J'essaie de trouver, et je négocierai après... Donc, je serai "en déplacement professionnel" aux frais du Paradis fiscal de proximité. Ben oui, ma vie manquant cruellement de sexe, drogue et rock'n'roll (barrer les deux mentions inutiles), et ma passion de la moustache me rongeant, je vais voir si l'herbe (?) est plus verte (?) ailleurs.
Forcément, jeu : Où je vais ?... 4 indices énormes :
J'ajouterai pour terminer sur une note comptable que j'en suis à mon 98e post, et que j'ai quand même intérêt à assurer pour le 100e qui devrait être publié la fameuse première semaine de novembre...
Excitacion, excitacion camarados !!!!
Edit : un peu de sérieux camarades, il faut un lieu précis, ville + pays... On ne peut pas dire "Allemagne", "Espagne" et prétendre gagner le grand jeu concours du 21 octobre !!!! (d'ailleurs faut que je pense à un panier garni...)
Et sinon.... ahhhhh, je crois que j'ai trouvé du boulot !!!! A suivre (de très près !). Hi hi hi.
13 oct. 2009
Well done etc.
Mission accomplie !
On était nombreux, enfermés dans plusieurs amphis. On a fait des tests pyrotechniques sur un rythme effréné pendant 2 heures, puis on a enchainé sur une étude de texte pendant deux heures. Je vais pas faire la modeste, je pense que j'ai cartonné sa mère. Le texte était un article du Monde sur une recherche sociologique sur les valeurs des Français et le phénomène d'individualisation. Autant dire que les consignes : présentez le texte, la problématique, les idées principales, commentez les données chiffrées n'ont pas été trop compliquées à suivre. Je me demande si je n'ai pas fait un peu de zèle quand même, ce qui me ressemblerait bien, mais bon. Bref, les résultats dans un mois et l'oral fin novembre.
Ensuite, j'ai rejoint deux compères parisiens venus pour le week-end, et on a bu des cruches de picon en se débriefant sur nos vies sexuelles pendant des heures. Enfin, là, y'en avait pour qui ça a été plutôt rapide comme débriefing, mais je ne citerai pas de noms. Hum. La soirée s'est terminée à la maison dans les volutes rhumesques et j'ai vainement tenté de convaincre mes camarades du talent de Danny Diablo. Après, tout est devenu très flou et je ne suis pas sûre d'avoir vraiment été présente.
Sinon pour m'assurer un avenir radieux, j'ai été déposer une demande de RSA hier matin. La vie est belle.
Ah, et le marcassin a découvert les joies du survêtement hier (ben ouais, il en avait pas avant...), et voulait dormir avec et ne plus le quitter. Là j'ai dit non quand même, mais ce matin, il l'a remis et avec ses chaussettes dessus, remontant jusqu'au genoux. Et là j'ai dit, arrête tout, c'est moche. Et il a dit, non, moi j'aime bien. Quand je vous dis qu'on a la classe...
Oui, des photos vite ! :-)
Et puis quand même, dernièrement, entre Jean Sarkozy, Frédéric Mitterand, Martin Hirsch, et France telecom, la France, ça pue. Et après on s'offusque de graffitis qui disent "nous détruirons votre monde morbide"...
A +
09 oct. 2009
Avant le jour-J
Ahhhhhh !
Pas trop le temps en ce moment, la tête ailleurs.
Je multiplie les candidatures, ça ne donne pas grand chose. Ah si, je vais compter les gens à la gare la semaine prochaine pendant 1 1/2 jour, le pied quoi. Alors je recontacte mes anciens employeurs qui auraient oublié de me donner l'attestation de fin de contrat pour essayer de la faire valoir à Popole emploi qui m'oppose qu'on ne peut pas faire valoir des droits ouverts avant la fin de mon dernier contrat. Bizarre. J'essaie quand même de faire rapatrier mon dossier papier de Martinique, c'est plus compliqué qu'on ne l'imagine (enfin, façon de parler, parce que justement, avec Popole emploi, on a appris que tout transfert de dossier est compliqué...). Vive la bureaucratie. En attendant, rencard lundi à la CAF pour le RSA, yeah. Donc si quelqu'un a un CDD pour moi de n'importe quoi, je suis preneuse puisqu'il faut absolument que je trouve un contrat de 2 mois avant début février pour me faire financer la formation de fermière. Un peu stressée quoi.
Donc, re-le concours de fermière, c'est demain. A moi les révisions depuis quelques jours, mais difficile de me remettre dedans.
Et puis demain c'est aussi la date limite pour le rapport de la recherche sur laquelle j'ai bossé cet été, alors un peu l'angoisse de pas participer plus que je ne voudrais, mais là les dates coincident mal.
Sinon mes cartons martiniquais sont arrivés et les déménageurs (et non pas les bébés nageurs...) ont perdu mon lit... qu'ils ont retrouvé dans leur entrepot je sais pas où, et doivent me le ramener ils ne savent pas quand. OK...
La cohabitation avec le hockeyeur se passe bien. Il fait un peu la sangsue et je fais un peu la mère excédée, mais on va trouver un juste milieu...
Je sais, faut que je vous montre une photo de nos nouveaux look, avec slim et bottines à talons que j'ose pas mettre vu que je ne sais pas marcher avec des talons, du coup je mets le slim avec mes basquets et ça fait super hard-rock. 80's power.
Donc rien de passionnant, mais des petites nouvelles quand même. Pour le coup, je vous mets une petite vidéo de Danny Diablo vs The vendetta. Une découverte récente de laquelle je ne me passe plus. Ca fait du bien de ne plus écouter de zouk...
A très vite pour d'autres aventures !25 sept. 2009
Nouvelle vie, nouvelle tête, nouveau look, etc.
Elle est bien bonne celle là !
Bon, alors je vous passe les détails : on est partis, on est arrivés, on s'est bien demandés ce qu'on faisait là, on s'est laissés porter par l'enthousiasme familial, on a nettoyé notre sauna suédois, on a emménagé avec des affaires récoltées ci et là, on a chopé la crève, on a cru qu'on allait mourir de la grippe A, on a longuement hésité à l'idée d'acheter un thermomètre à 6,90 euros pour guetter la fièvre supérieure à 38,5°C ou à attendre que nos affaires arrivent un jour (là j'ai joué la radine et j'ai dit au marcassin qu'on attendrait les cartons pour avoir de la fièvre), on a fait sa rentrée en CP / s'est présentée comme représentante des parents d'élèves dans ladite école, on a choisi de faire du hockey sur glace histoire de déjouer le choc thermique / on a fait des démarches administratives à n'en plus finir, qui ne sont d'ailleurs pas finies.
Et on est toujours vivants. Comme quoi cette histoire de grippe porcine, c'est du pipeau, parce que moi je m'étais préparée mentalement à revenir dans un pays apocalyptique et post-nucléaire avec des gens pâles et angoissés qui se parlent à travers de masques blancs. Rien du tout, on nous a menti. Les habitants de Tours au contraire très chaleureux et marrants et cordial. Y'a même des tas de P-C-C (les intemporels punks clochards avec chiens), des pauvres qui font la manche et autres familles populaires blanches, trois catégories bien absentes du panorama martiniquais. Bref, rien à redire.
Donc avant-hier j'ai rencontré mes voisins. En fait en fin d'après-midi, j'ai héroïquement détecté, malgré ma truffe bouchée depuis une semaine, une odeur de gaz au 1er étage de l'immeuble. J'en informe la gardienne qui appelle qui de droit puis je vaque à mes occupations : aller jouer avec des avions en polystyrène en bas de l'immeuble et me faire des mèches blondes. J'étais donc tout à ma deuxième activité quand le hockeyeur fou poussa des hurlements en ouvrant la porte d'entrée, comme quoi des types avec une grosse bombe voulaient faire péter l'immeuble. Puisqu'on peut supposer que son patrimoine génétique paternel l'ait rendu un tant soit peu sensible aux explosifs, j'ai pris la menace au sérieux. Et me voilà sur le palier avec mes mèches sur la tignasse, pour rencontrer mes voisins :
"Bonjour, je suis Kikizita, la nouvelle voisine, je me fais des mèches"
Ce qui, d'après moi, a fait très bonne impression.
Ensuite on a démasqué les supuestos bomberos qui étaient les types de gaz de france, vu que la fuite venait de notre étage en fait, et le voisin d'en face nous a invité à boire moult apéros et manger aussi quand même du riz avec du poulet et plein de crème fraiche. Il est sympa et écoute du punk-rock, ce qui rend l'idée de voisinage tout à fait formidable. On a déjà décidé d'aller voir des tas de concerts et de boire du pastis.
Ah, prenant ma destinée en main, j'ai aussi acheté des vêtements chez [hasch et aime], qui m'avait bien manqué aussi cette année. Et sous l'influence rigolarde du marcassin avec qui on s'est tapé des fous-rires dans la cabine, j'ai acheté un slim en velours noir côtelé avec des fermetures éclair aux chevilles. Bien sûr, je partage l'idée que les slims, ça ne va à personne, mais du coup, je vois pas pourquoi je m'en passerai, je suis pas pire qu'une autre. Et puis si ça fait des fesses moches, ça fait des chevilles jolies, et ça me rappelle mon jean neige à fermetures éclair de quand j'étais en 6e au Collège Jean Lamour (mais peut être qu'à l'époque justement, le slim ça m'allait...). Et toc ! bon, j'ai acheté aussi des tas d'autres fringues parce que quand même, il fallait que j'ai l'air propre sur moi pour chercher du travail...
Donc habillée, méchée, je me suis lancée ce matin dans la réponse aux annonces de boulot potentiels. Dans une volonté d'optimisation, j'ai rédigé deux CV, le CV classique, et le CV arrangé. Dans le premier je synthétise mes vraies expériences et compétences. Ça c'est le CV avec lequel je ne trouverais pas de travail parce que over-qualified. Et dans le deuxième, j'arrête mes études à mi-chemin, et je m'invente une expérience de secrétariat sur les projets sur lesquels j'ai réellement travaillé. Et c'est censé être le sésame vers une expérience professionnelle à durée déterminée en attendant la rentrée début février à l'école des fermières. Donc ça sent déjà le jonglage qui va partir en couille. Ce qui n'a pas manqué.
Donc me voilà rédigeant une lettre de motivation pour être vendeuse à Carrouf ("j'aime la grande distribution et la lumière artificielle..."), je l'enregistre, j'écris l'email correspondant, je joins mon CV arrangé, je me rends compte que je n'ai pas donné un nom très parlant à ma lettre de motivation, je la renomme, je la joins au mail, je l'envoie.
...10 minutes plus tard, je me rends compte que la LM que j'ai renommée et envoyée correspond à une candidature pour un boulot de responsable pédagogique en Martinique auquel j'ai postulé il y a un an en faisant abondamment valoir ma vraie expérience. Ah ah. Ricanade. Récupération de la LM-carrefour-vendeuse dans la corbeille, renommage, envoi d'un deuxième email de candidature en faisant l'air que rien "hé hé, suite à une erreur dans le premier envoi, voici donc les documents correspondant à ma candidature, les salutations cordiales, papoti...". Si ils comparent les deux LM, ils vont me prendre pour mytho-woman...
Comme quoi, chercher du boulot, c'est pas à mettre entre toutes les mains. D'après mes courriers de ce matin, j'ai donc l'ambition de devenir vendeuse au rayon textile de Carrefour ou standardiste dans une centrale téléphonique ou agent administratif pour numériser des documents ou... responsable d'une structure sociale d'aide aux familles. Délire quoi. A suivre.
En attendant, WE dans l'ex-paradis fiscal le plus proche...
A bientôt mes petites cailles !
04 sept. 2009
Good bye cruel world...
Mesdames et messieurs, bienvenue à bord du vol papoti papota...
Ben oui quand même, je prends l'avion demain, enfin, tout à l'heure. Comme il se doit, ces derniers jours ont été emplis d'apéros, bouffes, fiesta avec piscine et champagne, trempettes en mer, et faisage de valise. A l'heure qu'il est (tard !), je déborde de missions diverses et variées :
- peser des trucs de 20 kgs max et emballer des bouteilles de rhum/piquer le rhum arrangé dans la cuisine alors que le Roux dort comme un sourd.
- copier des trucs d'un ordi à un autre pour ne rien oublier (et flipper devant l'annonce des temps restants...)
- faire des piles de choses à prendre dans la cabine/dans la soute/à jeter.
- mettre à jour mon profil fesse de bouc/commander des bouquins en ligne pour avoir du courrier vite fait/écrire à mon banquier/faire des parties de spider solitaire (genre les trucs pas urgent du tout mais que je fais quand même maintenant !)
- Electrocuter les derniers moustiques qui me harcèlent les doigts de pieds. Ah ah, salopiauds, chkrach !
Et demain, à l'aube, à l'heure où ne blanchit pas la campagne, débarquent les deux pingoins camarades de l'enfant, habillés avec leur uniforme scolaire pour que je les emmène une heure plus tard à l'école. Puis de valise en valise en amis à revoir encore une dernière fois, nous partirons à l'aéroport ! Là, le chassé-croisé de bison futé fait atterrir une copine deux heures avant notre décollage. La bouteille de planteur est déjà au frais pour fêter ces brèves retrouvailles.
Mais au-delà de tous ces préparatifs somme toute attendus, on pourra se souvenir de cette semaine comme de celle où j'ai eu le bras long !!! Le flash back...
- Début juillet : "on n'a plus de place en CP", m'annonce la directrice de l'école à côté de chez mes parents.
- "Oh oh, ça sent le roussi", ai-je alors pensé. Je contacte d'autres écoles, tout est fermé, c'est les vacances.
- "Il n'y a pas de carte scolaire dans le centre de Tours" me dit joyeusement la dame de la mairie, "rappelez les écoles fin août, vous trouverez bien une place quelque part". "Oh oh, la mierda en perspectiva", ai-je alors pensé, rapport au cherchage d'appart.
- Finalement on trouve un appart où on prévoit de vivre nus (the swedish spirit grâce au lambris et au chauffage collectif) et on vise l'école du quartier, à 300 m.
- J'écris 2 mails à cette école pour demander l'inscription du pingouin. Sans réponses.
Ce début de semaine a donc été consacré à cette noble tâche : trouver une place en CP pour ce foutu morpion ! Mais c'était sans connaitre le fonctionnement diabolique de l'école publique et obligatoire...
Quand l'école de quartier est fermée jusqu'au mardi (pour une rentrée le jeudi) et qu'après 1 jour et demi de poireautage et d'appels téléphoniques sans réponse la directrice annonce, le mercredi en milieu de matinée, ne plus avoir de place, difficile de se retourner. Après des dizaines de coup de fils ou d'emails aux écoles (sans réponse), à la mairie (qui me conseillait de prendre le bus si je devais scolariser mon enfant loin de la maison...), c'est la piste de l'inspection académique qui a payé : Laisser un message sur une boite vocale le mercredi soir / se faire rappeler le jeudi matin à 9 h pour expliquer plus en profondeur la situation / recevoir 30 mn plus tard un appel de la directrice de l'école la plus proche qui a retrouvé une place dans l'une de ses classes. Jeudi 11H, pingouin inscrit à 300 m de la maison. Mission accomplie !
That is, avoir le bras long, to have the long arm. Yihaaaaa.
Et leur suppression de carte scolaire, qu'ils aillent se la mettre au fion. Parce qu'il était hors de question qu'ayant une école à portée de pieds, gérant seule cet animal et n'étant pas motorisée, je me retrouve à le scolariser à perpèt'.
Sur le récit de cette glorieuse étape de ma vie face à l'adversité bureaucratique, je vais me pieuter. La chache me harcèle pour notre dernière nuit ensemble. Elle veut me grimper sur le ventre pour ronronner et dormir, hi hi. Ronfle, ronfle.
"A un autre soleil", comme on dit ici. Enfin, sauf si c'est la tornade et/ou qu'on se crashe dans un genre de catastrophe aérienne transatlantique (et oui, le triangle des Bermudes, toujours lui).
Crac, plouf, la boite noire, la boite noire !!!
29 août 2009
Août 09 / Bilan
Youhou companeros !
Ce qui est bien, c'est que vu que c'est l'été, personne ne s'est rendu compte que je manquais à l'appel et que je glandais sur l'ordi sans poster. Pourtant, quelle agitation (enfin, ça va quand même).
Donc j'ai gardé la maison d'une amie et mon pote Arnaud est venu pour une semaine.
La dernière fois que j'avais vu Arnaud, c'était pour notre virée tokyoïte il y a un an de cela, qui avait été plutôt sportive, alcoolisée et ultra-dépaysante. Cette fois-ci, Arnaud étant fatigué par sa vie de developping-baroudeur de l'Afrique sub-saharienne, on avait un objectif précis : plage ! le reste étant relégué à l'arrière-plan.
On s'est bien occupés, entre une obsession perverse à frôler la force rouge (et donc réduisant les indices solaires de jour en jour alors qu'Arnaud se caractérise quand même par sa blondeur et sa peau fine et claire - enfin, tout bien réfléchi, il se caractérise aussi autrement), la découverte des plages de rencontre (!!) et autres soirées foyalaises (de Fort de france, c'est comme ça qu'on dit).
Donc on a ri, on a glandé et un des rares soirs où on est sortis de chez nous, on a enchainé les bières + mojitos (on s'est retrouvés, à notre grande surprise, dans un bar à smoothies... what the heck... heureusement qu'ils avaient du rhum) + ti-punch + moult vodka/redbull = soirée zouk à mourir de rire, à danser comme des fous jusqu'à 4 h du mat', quand fermait la boite. C'était très drôle car Arnaud était en short de bain, et moi en vieille robe de plage, alors que tout le monde était plutôt habillé un peu au moins. Mais on a vraiment ri avec les gens, c'était super.
Ce Arnaud, il est irremplaçable. Alors que dans le Tokyo tourbillonnant il nous lisait des pages et des pages de Chomsky sur le Moyen Orient pour partager ses révélations du moment, il m'a cette fois abreuvée de la "Chinafrique", et des enjeux géopolitique du triangle Chine / France / Afrique. Quel exotisme.
Ensuite, il est reparti vers d'autres aventures, l'enfant est rentré, la propriétaire de la maison aussi, et j'ai réémigré chez le Roux, un peu chez moi aussi pour quelques jours.
Pour remercier Isa qui m'a confié sa maison et voiture pendant un mois, je lui ai cousu un petit top super chouette (et acheté du super rhum trop bon). Pour les photos, faudra peut-être patienter étant donné que mon APN a rendu l'âme et que les photos sont sur l'appareil du Roux.
Sinon j'ai réuni tous mes biens qui tenaient en 4 mètres cube, que j'ai envoyé via un déménageur et un container et un bateau et un camion à Tours ! Ils arriveront un jour, on ne sait pas quand, mystère. Mais surtout, nous avons un appartement qui nous attend !
En fait mes parents étaient de mission "trouvage de logement pour leur fille cadette chérie et son marcassin chouchou". Ils s'en donnaient à cœur joie, visitant de ci et de là. Esprit grégaire oblige, ils avaient craqué sur un appart' qui se libéraient dans LEUR immeuble, genre au 4e alors qu'ils sont au 6e. Argh. J'ai résisté vaillamment, déjouant les relances à répétition en faisant valoir le fait que trop de proximité tue la proximité, et m'imaginant des scènes cauchemardesques avec mon père insomniaque, mes retours tardifs de soirée, l'ascenseur commun, les ami(e)s de passage, etc. L'horreur. J'ai bien signalé qu'on était pas assez de milieu populaire pour vivre si près les uns des autres, et que ça risquait de me dégoûter à tout jamais de l'esprit de famille. Ils se sont tus, mais quand quelques jours après ils ont trouvé un appart qui n'était pas celui de mes rêves, mais qui était grand et à 15 mn à pied de chez eux, j'ai dit bingo ! Donc on a une adresse, délire !
Au début, j'ai dit go go go, alors que je n'avais que la description faite par ma mère, avec une sombre histoire de lambri couleur bois sur les murs du salon. Je me suis dit, ce sera moche, mais ce sera chalet suiss' spirit, on mangera de la fondue. Depuis j'ai vu les photos, et c'est plutôt lambri en bois blond type sauna, ambiance suédoise. Alors entre la proximité d'IKEA et le fantasme de la sexualité ouverte des peuples du nord (mais si mais si, vous avez lu Millenium...), j'ai dit åh !
Reste maintenant à inscrire le marcassin à l'école du quartier. En espérant qu'il reste de la place.
Et dans une semaine, on y est ! D'ici là, plages, fiestas au bord de la piscine, amis en pagaille et achat compulsif de rhum, épices et paréos.
A bientôt !


















