Pique-mi et mange-moi...

Les aventures rocambolesques d'une couturière débutante et d'une cuisinière éclectique.

30 mars 2008

Petit voyage et tradition, hanami, les amis et le cheesecake

C’est un peu long comme titre d’accord, mais ça résume tout. D’ailleurs ce n’est même plus la peine de lire la suite. Passez directement au billet suivant.
Eh, ben non, ne partez pas, c’est une blague, lisez au moins la recette ça vaut le coup.
C’est donc un cheesecake, mais pas n’importe quel cheesecake. Déjà, un cheesecake, à la base c’est délicieux, tous les japonais vous le diront (oui, ajouter une bonne louche de généralités à la recette). Donc, les japonais, spécialistes des cheesecake (chiizu keki dans le texte), sont très forts dans le domaine. Mais là, on atteint des sommets avec le satsuma imo cheesecake. Ne pas se laisser impressionner, la satsuma imo, c’est une vulgaire patate douce. Et même si elle est polie et de bon goût, ça reste une patate.
Je promettais il y a peu une recette de cheesecake léger léger. Bon, il faut bien l’admettre, ce c’est pas celui-là ! Il est plutôt dense. Vous voilà prévenus…
Il est crémeux, doux et fondant…

Alors, passons aux choses sérieuses…

Satsuma imo cheesecake

Pour un moule de 15 cm de diamètre (à fond amovible c’est beaucoup plus pratique)

Pour la base :
50 g de biscuits secs
15 g de beurre fondu

Pour la partie satsuma-cheese :
130 g de patate douce cuite (bouillie à l’eau et refroidie)
50 ml de lait
2 œufs
160 g de cream cheese (à température ambiante ou passé rapidement au micro-onde pour le ramollir un peu)
50 g de sucre
15 ml de jus de citron
les zestes du citron râpés (facultatif)

Dans un robot, réduire les biscuits en poudre puis ajouter le beurre fondu et remixer.
Mettre cette poudre dans le fond du moule beurré et bien tasser avec un fond de verre par exemple.
Mettre au frigidaire 20mn, le temps de préparer la suite.

Dans le robot, mettre la patate en morceaux avec le lait et mixer pour faire une purée.
Ajouter les œufs puis le cream cheese, le sucre, le citron et les zestes.
Bien mixer.

Verser la préparation sur la base et enfournez à 180°C pour 30 à 40 mn.
Laisser refroidir et conserver au frigidaire.

Quand c’est cuit, ça donne ça :

20080329_satsuma_cheesecake_19

(avec quelques théières en guest star et une fourchette qui nous fait signe au loin... la vie passionnante dans la cuisine...)


Mais il faut attendre toute la nuit pour le lendemain matin l’apporter au pique-nique de hanami.
C’est quand on va voir les cerisiers en fleurs. Et même s’il y a beaucoup de monde et même s’il fait un peu froid, on y va quand même parce que c’est joli. C'est ce que tout le monde dit. Et puis c’est la tradition (d’où le titre… oui, oui, tout se tient).
Alors voilà c’est pour vous mettre dans l’ambiance :

20080329_hanami_2008_028

20080329_hanami_2008_025

Et là quand vous êtes enfin installés sur la bâche en plastique, quelques verres déjà vidés, des pattes de poulpes grignotées,  l’heure est enfin venue de le goûter.
C’est ça, tendez un peu la main en avant... Très bien. Souriez à vos nouveaux amis… voilà, vous y êtes :

20080329_hanami_2008_017

Et parce que finalement on n’a pas bien vu à quoi il ressemble vraiment à l’intérieur, une dernière tranche pour la route :

20080329_hanami_2008_019


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26 mars 2008

Mise au point et chansonnette !

Et je ne peux m'empêcher de mettre cette vidéo, en continuation de la tienne Lutsi : Las chicas ma-ña-ne-ras !

Etonnantes ressemblances, non ?

Bon, il faut qu'on décide de codes de couleur pour bien distinguer nos messages. Tu pourrais écrire les tiens tout en gris foncé ? Vale ?

A très vite...

Posté par kikizita à 11:49 - Y'a pas que la couture dans la vie ! - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mars 2008

précisions de la rédaction - et petite chanson de printemps

Pour confirmer les commentaires du précédent billet, il faut en effet rappeler que la "couturière débutante" et la "cuisinière éclectique" ne sont pas une seule et même personne... même si il y aurait peut-être quelques gènes en commun. C'est ce qu'on dit en tout cas.
Bref, deux personnes et donc quatre mains, mais c'est qu'on en a besoin pour nous occuper de tout ça. Surtout que souvent on les laisse un peu dans nos poches les mains (enfin, là c'est Lutsi qui écrit, et qui en connait un rayon sur le tournage de pouces et les mains dilettantes...)

Bon, c'est vrai qu'on a bien vu que la couturière sait cuisiner... (et donc brouiller les pistes !) Mais reste à prouver que la cuisinière ait des dons pour les bâtis, les fronces et autres emmanchures... Et là, c'est pas gagné. Je vous passe mes essais (mon essai, ça m'a vite calmée) de pantalon improvisé dans un vieux drap, usé et donc tout mou, aux magnifiques couleurs pastels -délavé ?- imprimé de délicates petites fleurs... Une grande réussite... (même l'idée de le recycler en pyjama a été abandonnée immédiatement).

Enfin, voilà qui a donc remis les pendules à l'heure (reste à savoir laquelle...).
Et pour prouver ce que nous avancions précédemment (fuseaux décalés, autre bout du monde...) une petite chanson d'une autre planète: "mossugu haru desu ne"... "c'est bientôt le printemps"... (oui, c'est limite plus de saison, et pourtant on sait à quel point, la saison ça compte par ici).

 


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23 mars 2008

kabochi-mocha

Petite pause dans la cuisine pour reprendre des forces en vue de la lutte (finale ?) qu'il reste à mener.
Et pour ne pas perdre de temps -et se consacrer à la préparation des munitions- voici une recette on ne peut plus simple.

C'est vrai qu'à cette époque-, il avait été plus ou moins (plutôt plus, je sais) question de pâtisseries délicieuses. Je m'étais un peu avancée. De mon four en ce moment ne sortent pas encore de douceur citronnées, mais le parfum du kabocha -potiron japonais- embaume et enchante tout mon dimanche comme le meilleur des desserts.


20080323_kabocha_09


En fait, je triche encore car je me demande si l'on peut vraiment parler de recette quand il s'agit simplement :

  • d'ouvrir la porte du four
  • d'y jeter un kabocha. Même pas la peine de l'éplucher. Bon, vous pouvez le laver quand même
  • de tourner le bouton sur 230°C
  • et de revenir 1h30 plus tard pour y trouver ça:                                                                                          

20080323_kabocha_11


Si kabocha il n'y a pas alors un potimarron fera l'affaire, mais puisque ce n'est pas la saison, ça complique encore un peu les choses. Et c'est dommage parce que c'est vraiment bon. Il suffit de découper un couvercle sur le dessus et de creuser dans la chair orange et fondante.
Assaisonner comme on veut.
Pour moi c'était une petite sauce à base de miso et de pâte de sésame. Un peu d'eau à ajouter jusqu'à la consistance désirée.

Et avec ça des mochis au riz complet. Oui, vous savez, ces carrés blancs qui gonflent et se déforment en grillant...

20080323_kabocha_13


A bientôt pour d'autres expériences dans la cuisine de Lutsi !

Posté par lutsi gezo à 13:54 - Lutsi-no-heya - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mars 2008

La triste histoire du petit singe savant...

Camarados, camaradas,

En ce jour de célébration de mai 68, et vu qu'il n'y a jamais eu autant de passage sur ce blog qu'hier, suite à mon message sur JCA, il est l'heure d'aborder un sujet crucial non couturesque [là, je vais perdre des lectrices...]: le délitement (piétinement) de la solidarité sociale et du sens du collectif.

Eh oui, aujourd'hui, leçon de morale, avec illustration en trois actes !

Allez vous faire réchauffer un petit café ou versez-vous une Suze, lancez la chanson ci-dessous (c'est l'horreur ! j'ai hésité à la mettre parce que c'est vraiment insupportable, mais c'est pour que vous compreniez bien où je veux en venir. Mais moi non plus, je ne l'ai pas écoutée en entier...).

free music

Donc, tout a commencé mardi soir en revenant du boulot. J'aurais dû m'attendre au pire...

SS850928Déjà, je rate la grille de sudoku niveau 1, signe que quelque chose ne tourne pas rond. Ensuite, de dépit, je tente les mots fléchés [activité que je réserve généralement aux visites chez ma mamie qui est abonnée à Femme Actuelle et connaît les trucs de flechoverbiste] sans réussir à me souvenir du nom du type sur la photo... Et puis j'abandonne la grille, trop obscure.

Ça commençait mal, certes, mais je ne pouvais m'en prendre qu'à moi... qu'est-ce que je foutais donc avec ce journal à la main ???

Il s'agissait du gratuit du soir, celui de la pire espèce !!! Ce torchon, c'est l'apologie de tout ce qu'on déteste : l'esprit de la "win", le libéralisme, le consumérisme, toutes ces valeurs nauséabondes qui puent la distinction, le fric et la frime. Bolloré power, yeah !

Alors oui, c'était en connaissance de cause que j'avais accepté le journal, mais dans le but sain de m'en tenir au sudoku. Expérience frustrante s'il en est. Alors - malheur ! - j'ai feuilleté... Et je vous rendrais compte de trois raisons, allant crescendo, de jeter le journal par terre et de le piétiner en hurlant, en serrant les poings, voire plus, dans le train ou la rame de métro, s'il le faut. [Faut-il que les transports en commun soit des lieux empreints de tant d'individualisme pour qu'on se permette de nous distribuer à tous des pamphlets libéraux appelant une révolte collective, sans que jamais elle n'émerge ?]

  • Pour commencer, une photo de Kerviel tout sourire. Kerviel, sur les photos, il a toujours l'air sympa, souriant, propre sur lui comme un jeune cadre dynamique qui suit juste les règles du jeu du libéralisme. C'est pas vraiment un escroc, hein ? D'ailleurs il est même pas en prison.
  • Ensuite, il y a la double page, en rubrique 'économie'. Dédiée à faire de la pub sous couvert d'article de presse (historique du produit, état de la concurrence, etc.), elle nous vantait la grandeur des montres Boucheron. L'article termine en précisant que pour ceux qui ne peuvent se rendre Place Vendôme faire leurs emplettes, une boutique en ligne permet d'acheter des produits jusque 10.000 euros. C'est rassurant pour nous, les provinciaux !
  • Mais le pire reste à venir, et me trotte dans la tête depuis mardi dernier. Je fulmine à chaque fois que j'y pense.

SS850920En page sport [signe que je devais vraiment être désespérée], une paire d'articles sur "Tom, 6 ans, champion en herbe".
Et là, c'est la débandade totale.

Le chapeau de l'article annonce la couleur :

"A seulement six ans, le petit Tom est déjà un espoir du golf. On dit de lui qu'il pourrait être le prochain Tiger Woods. Mais l'avenir ne peut pas garantir à Tom Guéant tout son futur de superstar du sport. Car la précocité et le talent qui servent sa passion ne seront rien sans travail. Une valeur que son père tente de lui inculquer pour la vie."

Le travail, la sacro-sainte valeur travail ! Merci papa.

Alors on nous explique que le garçon aime le golf depuis sa naissance, "qu'il" décide d'entrer au club local à l'âge de 3 ans au lieu des 5 ans réglementaires , "qu'il" veut aussi faire du ski de fond, "qu'il" a voulu que son père lui apprenne l'anglais. Mais, pensons-nous, voilà un petit garçon qui va de l'avant, quel libre-arbitre, quel winner !!!!

Et en avant pour le mythe de l'enfant précoce, justifiant toutes les stratégies de distinction sociale : "il est plus grand que son âge et à 3 ans parlait déjà comme un 7-8 ans", d'où l'entrée au club de golf. Il parle anglais, et son père, pas avare de bonnes idées, va lui faire apprendre le chinois aussi. Il a un an d'avance à l'école "et pourrait en avoir deux si le golf ne lui prenait pas tant de temps" (dans le ton de l'article, c'est enviable...).

Pfff. La réussite individuelle, l'idée que quand on veut on peut, l'exception, l'excellence, l'élitisme comme moteur social ?

Et pour ses 5 ans, le petit chanceux a eu droit à une voiturette, comme dans l'île fantastique ! C'est génial !

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La société malade, c'est pas seulement Sarko, sa rolex, le scandale de l'UIMM ou les débordements de Kerviel, c'est surtout ces valeurs qu'on nous dispense à longueur de temps, diffusées dans des lectures distribuées gratuitement et poliment pour ratisser large, dans un moment de faiblesse, après une journée de travail, quand nos gardes sont baissées.

Camarade, le capital aux dents longues essaie de t'écraser, réveille-toi [ah ah ah] !

PS : et si les grilles de Sudoku et de mots fléchés étaient justement merdiques pour nous inciter à lire le journal alors qu'on voulait juste jouer un moment ? Et si la force du tigre de papier était justement son support papier, insidieux et non-violent ? C'est vraiment trop machiavélique !

Posté par kikizita à 11:47 - Y'a pas que la couture dans la vie ! - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mars 2008

Optimism is BACK !

Le doigt créatif et l'œil optimiste are back !

free music

Faut dire que plein de raisons s'accumulent, qui font voir le verre plutôt plein :

  • Déjà, la claque mise à la droite gouvernementale et les foyers de résistance (et plus) gauchiste qui émergent ça et là, et là, et là encore, et aussi là, et puis là aussi, et là aussi. Vous me direz que la situation n'est pas si rouge, et plutôt rose, mais c'est encourageant pour un repositionnement de la gauche à gauche et pas dans une position mollo-centriste frustrante pour tout le monde. Besancenot, pré-si-dent ! [Quant à mes collègues sur lesquels je médisais l'air de rien dans un précédent message, l'un a disparu du paysage électoral, l'autre se retrouve dans l'opposition, dans un rapport de 1/25 par rapport à l'union de la gauche gagnante. Mais non je ne ricane pas]
  • Ensuite, un agréable week end dans une jolie ville, qui laisse entrevoir de nouvelles perspectives... Citadelle, fleuve et rivière, Félicien Rops et des gaufres...

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  • Et puis, bien sûr, un petit paquet reçu... provenance, Japon...

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Pour les connaisseuses, les livres 1 et 5 et un nouveau, dont les schémas ont l'air bien plus compliqués. Un petit bout de tissu joli aussi, pour un truc enfant à élaborer plus tard.









 

 

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Mais pour débuter, bien sûr, le petit top 12 du livre 1 :

Mes premières fronces !

Mon premier petit nœud-nœud de fille !

Et toujours, du biais...

(pas encore tentée de le faire moi-même, ça me fait mal au cœur de sacrifier des grandes diagonales de tissu, c'est mon côté radin)

 


Et puis parce que c'est vous, je vous mets également une version portée :

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Donc voilu poilu, je suis contente de ma petite création.

J'ai ri en pensant aux aficionadas des couturades japoniaises qui se font une petite réalisation comme ça, hop, en une paire d'heures. Moi je débute, alors, ça m'a pris bien plus de temps, mais d'autant plus de plaisir.

A bientôt !

Posté par kikizita à 15:17 - Kiki self-coutured - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mars 2008

Poisson et tapioca ?

free music

Pas de création ratée aujourd'hui, mais une journée grisâtre comme on les hait.


La maison est trop calme, le ciel est trop bas, l'air est trop humide, je traine sans arriver à me décider à faire autre chose que râler - et me sentir coupable. Les tasses de café tiédasses (et froidasses) à moitié bues me suivent dans toutes les pièces, et je trépigne d'indécision. Me mettre à bosser une paire d'heure ? oui, c'est une idée. Après ce message d'une plus haute importance...

Je vais donc partager avec vous ma trouvaille d'hier midi : Le poisson au tapioca.

Comme toutes les bonnes surprise, elle arrivât par erreur.

  • Pressés de manger, j'ai jeté les filets de poisson dans une poêle avec une goutte d'huile d'olive, alors que j'aurais préféré un filet à la vapeur [quand je dis que tout va mal en ce moment...]
  • Je sale et poivre et me dis que j'aurais dû mettre de la chapelure sur le poisson pour la texture craquante. J'attrape au fin fond du placard un paquet - oublié là depuis des années, et après vérification, périmé depuis mai 05 - et j'en saupoudre sur les filets une belle couche, j'appuie bien avec les doigts et je continue la cuisson. Je retourne délicatement, je poursuis.
  • On mange en se régalant, en s'imaginant vivre au bord de la mer pour pouvoir pêcher depuis le rebord de la fenêtre. On dit qu'on fera ça quand on sera grands.
  • Et à la dernière bouchée [d'où l'absence de photos], je me tourne vers le paquet et réalise qu'il s'agit de tapioca. Le tapioca fait une croute grillée, sèche en extérieur et moelleuse élastique à l'intérieur, qui fait très bon ménage avec le poisson.

J'ai inventé la recette du poisson au tapioca [j'ai vérifié sur marmiton...hé hé] et c'est délicieux !!!!


Alors entre la farine de manioc l'autre jour et le tapioca aujourd'hui, je me sens cernée par un irrépressible besoin d'exotisme - cohérent, somme toute, les deux provenant de la même racine - relégué au fond des placards depuis trop longtemps si l'on en croit les dates de péremption. Il est temps d'y remédier. Jardinage ou voyage ?

Quant aux dates de péremption, ça fera l'objet d'une note réfléchie un de ces jours, il y a quelque chose à creuser, photos à l'appui cette fois.

Bon appétit !

Posté par kikizita à 15:53 - Y'a pas que la couture dans la vie ! - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mars 2008

De la division sexuelle du vêtement joli !

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Pffff !


free music


Camaradas, l'heure est grave. La lose de la couturade s'est infiltrée sournoisement dans mon esprit créatif, et mes doigts de fée ont réalisé de belles horreurs, d'où ma réticence à venir m'en vanter par ici. Oui, j'avoue, je me suis laissée submerger par la vague chanceuse du débutant, et un épisode d'euphorie consommatrice à [aïki] a fini de me convaincre de mon mauvais goût indécrottable...

Mais revenons quelques jours en arrière. [A l'époque enchantée où le maire de notre mini-bourgade était encore du bon côté de la barrière, si je peux me permettre ce détail contextuel qui pèse sensiblement sur mon humeur mais aussi sur la météo, si j'en crois la tempête qui agite les peupliers. Remember, la fin des beaux jours suite à l'élection présidentielle au printemps dernier et l'été vaseux qui s'en est suivi. Je préconise par conséquent des études systématiques visant à établir la corrélation entre politique et météo.]

...Donc, déplacement en famille à Aïki, mangeage de boulettes en règle, et hurlement et hululement dans le rayon textile. Je reviens avec une pleine brassée de tissu, tous plus multicolores les uns que les autres. Et forte de l'exemple de Claire j'avise le plus petit d'entre nous, il choisit deux tissus, et me voilà lancée dans un petit t-shirt à manches raglan, bien entendu.

Ahhh, comme je me fais plaisir, comme je jubile, comme je chantonne. Insouciante, va...

Dans ma lancée, je réalise même quelques petites décos en plus. Face au problème du tissu pas élastique du tout, j'improvise un col ouvert que je rafistole tant bien que mal avec des surpiqûres, et voilà le résultat...

SS850846 Et là je pense : un habit de clown ????!!!!

C'était pas prévu du tout !

Et là, je suis fâchée [fached, en V.O.].

Car imaginons une seconde, le même vêtement, un peu plus évasé en bas, et porté par une petite fille à couettes : "que c'est joli ! que c'est coloré !". Arghhh.



Camaradas, l'heure est grave, luttons contre la division sexuelle des vêtements et des couleurs dès le plus jeune âge !

Enfin, en l'occurrence, il s'agit plutôt d'une représentation maternelle, car dans la pratique, l'enfant est content de son T-shirt et ne s'encombre pas de ces recommandations normatives  (en même temps, il serait prêt à s'habiller tous les jours en pirate...)

Bon, je vous laisse chantonner une petite chansonnette de circonstance (si le lien à marché - EDIT : non, ça ne marche pas... je me penche là-dessus rapidement... Re-EDIT : cette fois ça marche !).

A bientôt pour la suite de mes tentatives pourritas !

Posté par kikizita à 10:49 - Kiki couture, pour les autres - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mars 2008

Effet d'annonce et autres promesses...

J'ai honte, j'ai honte...
Je n'osais même plus venir faire un tour par ici, de peur de voir des tas de messages de toi, des réalisations, des photos amusantes, des blagues et des réflexions qui visent juste... J'avais peur de me sentir à la traîne encore une fois, une lâcheuse, tout ça.

Mais, curieuse quand même, et puis parce qu'il faut bien prendre le taureau par les cornes et se secouer -ou se faire secouer- de temps en temps pour se remettre les idées en place et les pieds sur terre, je viens de jeter un oeil...
et... rien n'a changé ! OUF...
Bon, ça ne veut pas dire que je dois continuer à ne rien pondre, parce que ça doit être que toi, tu es en train de coudre la tenue-qui-tue, un pantalon très compliqué à poche en raglan (!), voire une panoplie de hamster (très difficile !) pour ton chat.
Ça, ça prend un peu de temps forcément, alors que moi je me tourne les pouces en cuisine.
Attention, ce n'est pas que je ne mange pas, mais c'est finalement pas facile cette histoire: penser à faire une jolie photo, écrire un truc pas trop plat autour de la recette... mais surtout, utiliser des ingrédients pas complètement extra-terrestres si je veux que tu puisses y goûter aussi. Et vu que mon quotidien, c'est : natto, kabocha, soupe de miso et goya... je suis mal partie.

Mais, je ne désespère pas, et je compte bien poster un de ces jours une merveille de tarte au citron ou un cheese-cake léger léger...
Voilà, c'était juste pour te mettre l'eau à la bouche ma chère Kiki. (A moi aussi !) Bon, j'ai intérêt à m'y mettre cette fois !

__la_ferme

Posté par lutsi gezo à 15:44 - Lutsi-no-heya - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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