Vive l'école, la garderie et les mercredis au centre aéré !!! Amen !

Alors ça y est, les vacances, c'est terminado et on remercie l'école de commencer si tôt cette année car la cohabitation 24/24 depuis précisément le 11 août avec ce marcassin enragé me rend folle.

Donc on a bien ri, on est partis faire notre petit tour de France des amishs en train, tous les deux, marcassin et moi, comme un vieux couple qui n'a plus besoin de parler pour se comprendre, à profiter de la vie, à faire de belles promenades et de belles rencontres. (...) Enfin ça, c'était ma version fantasmée avant le départ, et j'ai vite déchanté car à presque 5 ans, on ne parle pas : on jacasse en permanence, on ricane à qui mieux mieux en chantonnant caca-prout à qui veut l'entendre - "mais personne ne veut entendre ça mon chéri, baisse donc d'un ton !" - on chouine souvent car on ne fait plus de sieste et on ne veut plus marcher alors qu'on pèse 22 kilos ce qui, inévitablement, mène droit dans le mur :

- "marche !" -"gnnnnnn" - "marche!" - "gnnnnn" - "marche !" -"gnnnnn"...

...Une aporie éducative en quelque sorte [aporie : contradiction insurmontable. Je sais, la grande classe. Je me souviens du séminaire où je l'ai entendu pour la première fois, depuis j'essaie de la placer régulièrement pour frimer, tout simplement...]. Enfin, ceci dit, semi-aporie seulement parce que finalement ça se résout toujours d'une façon ou d'une autre :

  • sous forme de chantage : version avec gratification différée : "allez, encore un effort et après on se reposera en mangeant une glace" ou version perverse "si tu ne fais pas de sieste i-mmé-dia-te-ment, tu iras te coucher avec les poules ce soir parce que tu seras très très fatigué au lieu de rester faire la fête avec nous, finalement c'est toi qui choisis !"
  • sous forme de mépris à peine voilé : "tu es vraiment pénible en ce moment, et je pèse mes mots", "tu te comporte comme un bébé, arrête tout là !"
  • ou sous forme sportive : "allez, on fait la course jusqu'au feu rouge !!! ahhhhhh" - car le petit animal de presque 5 ans n'aime pas marcher mais il adooooooore courir, ce qui fatigue sa vieille laie de mère qui en plus boycottait les J.O.

Bref, contrairement à mes attentes dorées, ça n'a - étrangement - pas été une communion de chaque instant.
On a même eu 2-3 moments d'intense prises de tête où finalement on était tellement saoulés l'un et l'autre de s'être embarqués dans cette galère qu'on devenait ultra intransigeants, chacun dans notre style : l'un en éclatant en pleurs incontrôlable et l'autre complètement insensible et prête à jeter le premier au-dessus de la rambarde du premier fleuve venu. Puis on s'asseyait à la table de négociation, on se demandait pardon et on se promettait de faire des efforts tous les deux pour arrêter de râler et de faire râler l'autre. Après, hop, un câlin, et on efface l'ardoise. Ça marchait plutôt bien, même que si une paire d'heure après je disais fermement "allez arrête maintenant !" il me disait doucement : "maman, tu as dit qu'on arrêtait de se disputer", et hop c'était reparti pour une course poursuite jusqu'à la prochaine grande poubelle en imitant des chevaux de course ou des motos de course ou d'autres trucs de course (important la course, le marcassin étant fana de Flash McQueen). Bref, on s'est finalement bien marrés et on a retrouvés pleins de gens qu'on aime très fort avec qui on a beaucoup ri et qu'on reverra pas de si tôt sauf s'ils viennent nous voir au soleil...

Alors maintenant c'est retour au bercail. Panique puissance 10.000 devant l'étendu et la diversité du plan d'action à déployer avant le 12 septembre [première dead line] :

  • Vendre et donner tout ce qui reste dans la maison = perte de temps incroyable sur le-good-corner et ebay; multiples voyages à la décheterie et chez emmaüs et autres
  • Faire un grand nettoyage, des petites remises en état de la baraque et tonte ultime de la pelouse pour état des lieux le 11 septembre  ! oh oh.
  • Aller une last time au bureau, vider l'ordi, rendre le boulot réalisé sur le projet de recherche en cours, rendre les clés à qui de droit, saluer les copines et récupérer la feuille jaune pour les assedics (C'est le chômage à la plage, baou-cha-cha-cha, et les yeux dans les yeux...)
  • Finir de préparer le cours à donner en formation intensive la semaine prochaine à Lille. Pour ceux et celles en formation à l'EES lundi mardi et mercredi, on va rire, je ne vous dis que ça...
  • Préparer la présentation publique de la recherche à Douai vendredi en 8...

Heureusement, ma fée-du-logis de mère vient squatter à partir de jeudi pour mener d'une main de maître les affaires domestiques pendant que je me concentrerai sur le pendant professionnel de ce lourd programme. Et puis dans mon tour de France, j'ai rencontré l'ami de mon amie qui, médecin de son état, m'a recommandé quelques anxiolytiques pour m'aider à gérer le stress de cette 2e semaine de septembre... Entre le soutien maternel et moléculaire, on devrait s'en sortir.

Donc voilà pour la première dead line. C'est pas encore celle du départ au soleil, mais on s'en rapproche à grand pas.

Pour le coup, avec tous ces trucs à faire, je vais les perdre mes 3 kilos de gras de chips collés sur les fesses ! Ben oui, parce que bien entendu, c'est pas le régime chips-bière-tekila-bbq-mayonnaise-chips-pain au chocolat-bière-bière-bière-bbq-fromage-tekila-vin rouge-saucisson-fast food-glaces-sandwich-piknik-bière-coca au réveil-frites-bières des vacances qui a affiné ma silhouette de future sirène des caraïbes... Mais ça, c'était foutu dès que j'ai perdu les tiquets du moving !

Voili pour le bilan et le programme de ma vie palpitante. Bientôt d'autres infos encore plus croustillantes...

Et la bonne rentrée également si vous re-commencez quelque activité lucrative ces jours prochains !
A bientôt !