Déjà ? Ben oui !

Oui, parce que quand même, j'ai oublié de préciser que le Roux, bien entendu, était une fois de plus un peu fâché par la situation, rapport à l'accumulation de garageries à chaque débarquement de copines. Et on le comprend, même si on y était pas pour grand chose. Et tout bien réfléchi, c'est pas les emmerdes de voitures qui manquent. Par exemple, là, en une semaine  :

  • y'a une valve de pneu qui a merdé et le pneu s'est dégonflé, donc re-la galette de Pont Aven, donc détour par le réparateur.
  • Y'a les phares arrières qui se sont éteints, grillés tous les deux.
  • Y'a le fusible des clignotants qui a rendu l'âme.
  • Et finalement hier matin, la batterie ha muerto. Jodido che ! D'autant qu'on avait une super fête avec champ' et piscine à l'autre bout de l'île hier soir, donc ni une ni deux, on s'est improvisés mécanos de la générale, et depuis, tout roule. Jusqu'à nouvel ordre.

Et puis, historiquement, si on se repasse les meilleurs moments des aventures automobiles, on n'est pas en reste non plus...

  • Ma première voiture - qui n'avait plus de marche arrière et qu'il fallait pousser... - et l'accident à Berlin (100% responsable !). Le rapatriement en avion 1e classe avec mes 2 copains (et arriver à Lyon pile le soir du concert de D.I.) et le retour quelques mois plus tard, une fois les partiels terminés, pour terminer le voyage en passant par Maastricht, puis Paris (pour le concert des Beastie Boys et de NOFX)
  • La même voiture qui perd un boulon dans la boite de vitesse à la frontière espagnole dans un bled de montagne, un jour férié, et rester bloqués à 3 pendant 3 jours et 2 nuits entre hôtel et resto...
  • Le motard qui avait fait un mysti-flip au-dessus de la voiture de la Sof alors qu'on partait à l'assaut de la capitale, et le pare-choc que j'ai un peu amoché en décrétant que bien sûr que je peux conduire bourrée (hum hum).
  • Et bien sûr, dans un autre registre, la Sof semant les flics sur une route de campagne un matin, après avoir grillé un feu, pour aller suivre des cours à la fac.

[*alors là, grande marrade ! Je ne pensais jamais retrouver cette vieille chanson pourrie que j'avais enregistré pour Lutsi sur une compil' des tubes boliviens 2002 (?). Internet, gloire et beauté... Bon, quand je vois le clip, je me dis que je crains un peu en fait, c'est peut-être pour ça que je ne poste pas SI souvent... Ici, on appelle cette chanson "la chanson de la sieste de papi", rapport aux siestes du dimanche devant le départ du grand prix.]

Bref, la voiture, c'est n'importe quoi, dis-je alors que je viens d'offrir Need for Speed Undercover au Roux pour son anniversaire. Crissez, pneus. Hurlez, sirènes. Avec ça, on ne va jamais regarder la 2e saison de Dexter ! Bon, parce que c'est ça aussi qui m'a mis dedans question assiduité du blog : Dexter ! Ahhhhhhhhhhhhhh. Grande découverte des 10 derniers jours et bonheur-bonheur. J'adore, ahhhhhhhhh. I'm so in love...

Bon alors sinon, je me prépare vaguement pour l'oral de fermière. Je me parle toute seule, je me présente, je nomme de façon très spontanée mes qualités et mes défauts, mes motivations, mon parcours. Bref, je fais ce qu'il faut. Plus ou moins. Mais j'avoue que j'ai un peu perdu la foi dans cette idée de reconversion quand popol-emploi m'a indiqué qu'à partir du 6 juin je n'avais plus droit aux indemnités (donc pas de possibilité de financement de la formation) et que simultanément, j'ai rencontré des gens enthousiastes, sympas, ouverts et prêts à m'ouvrir les portes de leurs projets de recherche (donc revenir à ce que je faisais précédemment). Bon, forcément, quand on parle recherche publique, ça sent souvent des dessous de bras, donc au début on m'a proposé de bosser sans être rémunérée puisqu'il n'y avait plus de budget (mais qu'il y avait du boulot à faire). J'étais saoulée, d'autant plus que je lis actuellement "Les intellos précaires" de Rambach et Rambach, et qu'on est en plein dedans. Mais le sujet étant intéressant et les gens aussi, et vu que objectivement, je n'ai rien à faire de la journée - à part glander sur fesse de bouc, qui ne figure pas dans mon CV - j'ai dit OK. Et finalement, ça s'est concrétisé en petit contrat de 2 mois ! Youhouuuuu. De là, reste à construire des réseaux pour mettre en place d'autres projets de recherche et décrocher des financements. Donc une chouette dynamique qui se met en place, mais énormément d'incertitude quant aux mois à venir après l'été. Mais youhouuuuu, super happy parce que la recherche, c'est chouette. [argh, coupez-moi la tête, j'en ai marre de changer d'avis tout le temps !!!]

En attendant, ma conseillère popol-emploi m'a indiqué que Mr Popol lui-même recrutait, et que "la Guyane est une terre d'opportunité" ! Ni une, ni deux, me voilà postulant en ligne pour devenir conseillère en insertion professionnelle (le comble quoi...). On pouvait choisir 3 départements de prédilection et les ordonner. Bien chauffée par ma conseillère, j'ai cliqué sur la Guyane-terre-d'opportunité en second. Avec ma veine, je vais me retrouver à tenir le bureau popol-emploi sur pilotis, à 100 bornes en amont du fleuve Popoyanok, à inscrire les indigènes guayakil débarquant en pirogue pour qu'ils puissent toucher leur RSA le temps que je leur dégotte un contrat d'apprentissage en plomberie. Bon, ceci dit, ça me ferait bien marrer. Je ferais des photos, y'a intérêt à avoir l'ADSL là-bas...

Ah oui, j'ai aussi fait un dossier en ligne pour le rectorat. Genre, pour remplacer des profs absents en lycée ou ailleurs. Alors que ce soit clair, je n'ai pas du tout les diplômes attendus. Mais ce qui est marrant sur ce site, c'est que c'est porte-ouverte. On a un peu l'impression d'être au supermarché de l'éducation, on peut choisir les matières qu'on veut enseigner, où, quand, etc. Donc allez, je me suis auto-décrétée apte à enseigner les sciences économiques et sociales (quand même !), la philosophie (euh... j'ai eu 5/20 au bac, mais ça, je ne leur dirait pas. "L'imprévu était-il imprévisible ?", ça ne m'avait pas trop inspiré à l'époque, mais je me vengerai), et l'histoire-géo. Faut pas être rat, hein !

Et un truc marrant que j'ai oublié de vous raconter. Le concours de fermière, je l'ai passé y'a 16 ans... En fait, ça m'est totalement sorti de la tête entre 1993 et 2008. Poussée par mes parents qui voulaient que je sois infirmière (et flippaient de me voir m'inscrire en sociologie et faire gréviste à la fac puis chômeuse en fin de droits), j'ai passé le concours de la Croix rouge les yeux fermés, sans  vraiment me préparer ni savoir ce qu'était une infirmière. L'écrit s'était bien passé. Vint l'oral :

  • Un proverbe africain dit : "Quand un vieux meurt, c'est une bibliothèque qui brûle", commentez.

Et là, ça me saoulait cette histoire de parler des vieux, je trouvais ça naze comme proverbe. Mais bon. Alors je leur ai parlé de l'époque où j'ai vécu dans une maison de retraite, et que j'aimais bien prendre l'ascenseur avec les vieux, qu'ils étaient sympas, et euh, ben voilà. Bon, j'ai eu 4/20 et j'ai donc été m'inscrire à la fac sans plus jamais y penser. S'ils me refilent le même sujet à l'oral vendredi prochain, je vais vraiment rigoler. Je ne leur parlerai peut-être pas des vieux de l'ascenseur quand même... ni de cette première tentative avortée.

Mais s'ils m'acceptent à l'école, je fais quoi ?