Ahhhh,

faut que je vous raconte quand même !!!

C'est pas tous les jours que je prends la route à 6h du mat' pour aller passer un oral à 7h, hein.
Bon, alors voilà, ils nous ont enfermé dans une salle, tous 30 que nous étions, et nous ont appelé 5 par 5. On avait tous le même sujet alors pas moyen de s'échapper de la salle, sauf pour faire pipi quand même. J'avais de l'eau et des biscuits et des bonbons au gingembre de la bonne fortune, et les bouquins de préparation au concours, et surtout le pote que je me suis fait sur internet et à l'écrit qui passait ce matin-là aussi, donc on s'est mutuellement entrainé en attendant, chuchotant des questions pièges digne du plus pervers des jurys.
Bref, j'ai bien fait d'être aussi prévoyante et équipée, car je suis passée dans le dernier groupe, vers 11h. Argh.

Alors hop, hop, un sujet sur la drogue, les filles qui consomment de plus en plus autant que les garçons, vers la parité dans la défonce, "qu'en savez-vous, qu'en pensez-vous ?". Bon alors, honestly, ce que j'en savais personnellement, valait mieux pas que je leur en parle, parce que ça aurait fait bis repetita avec l'oral de juin 1993, alors que, quand même, j'ai mûri dans ma tête en 16 ans. Un peu.
Donc j'ai fait mon petit exposé joli, tatati, tatata. Là ils ont quand même insisté avec "mais VOUS, vous en pensez quoi, VOUS ?", ce que je trouvais profondément con comme question, puisque je n'en pensais rien et je n'allais pas leur dire un truc bateau du genre "la drogue c'est mal !", "ah les jeunes, quelle tristesse !, "vive la parité", ou autre.
Bref, après on a enchainé sur ma vie, mon oeuvre. Mes motivations, papoti papota.

Je me suis trouvée convaincante, à donf, mais j'ai été honnête aussi sur certains trucs, donc si ça les dérange, c'est cuit. J'ai même ultra assuré sur la question sur mon projet professionnel "Comment vous projetez-vous à 5 ans, 10 ans, 15 ans..." grâce à mon poto quelques minutes avant qui m'avait posé la même question piège et du coup j'avais eu le temps d'élaborer une réponse du feu de Dieu. Bahhhh, maintenant, advienne que pourra.

Enfin, cette épine du pied ôtée, me voilà plongée à nouveau dans les affres de l'indécisionite aigüe. Il va falloir prendre des décisions, et les bonnes. Donc je tourneboule tout ça dans ma tête jour et nuit, et c'est un peu l'angoisse.

Que faire, que faire, que faire ?

Faire l'école ici ? Faire l'école en métropole ? Comment s'organiser quand on commence les cours à 7h du mat', qu'on finit potentiellement les stages à 22h, que l'île est un embouteillage géant, que le couple est une relation à durée déterminée dont la date d'expiration coincide avec la rentrée scolaire...

Bref, des questionnements.
Bientôt des solutions.

Bzzzz, Bzzzzz