Mesdames et messieurs, bienvenue à bord du vol papoti papota...

Ben oui quand même, je prends l'avion demain, enfin, tout à l'heure. Comme il se doit, ces derniers jours ont été emplis d'apéros, bouffes, fiesta avec piscine et champagne, trempettes en mer, et faisage de valise. A l'heure qu'il est (tard !), je déborde de missions diverses et variées :

  • peser des trucs de 20 kgs max et emballer des bouteilles de rhum/piquer le rhum arrangé dans la cuisine alors que le Roux dort comme un sourd.
  • copier des trucs d'un ordi à un autre pour ne rien oublier (et flipper devant l'annonce des temps restants...)
  • faire des piles de choses à prendre dans la cabine/dans la soute/à jeter.
  • mettre à jour mon profil fesse de bouc/commander des bouquins en ligne pour avoir du courrier vite fait/écrire à mon banquier/faire des parties de spider solitaire (genre les trucs pas urgent du tout mais que je fais quand même maintenant !)
  • Electrocuter les derniers moustiques qui me harcèlent les doigts de pieds. Ah ah, salopiauds, chkrach !

Et demain, à l'aube, à l'heure où ne blanchit pas la campagne, débarquent les deux pingoins camarades de l'enfant, habillés avec leur uniforme scolaire pour que je les emmène une heure plus tard à l'école. Puis de valise en valise en amis à revoir encore une dernière fois, nous partirons à l'aéroport ! Là, le chassé-croisé  de bison futé fait atterrir une copine deux heures avant notre décollage. La bouteille de planteur est déjà au frais pour fêter ces brèves retrouvailles. 

Mais au-delà de tous ces préparatifs somme toute attendus, on pourra se souvenir de cette semaine comme de celle où j'ai eu le bras long !!! Le flash back...

  • Début juillet : "on n'a plus de place en CP", m'annonce la directrice de l'école à côté de chez mes parents.
  • "Oh oh, ça sent le roussi", ai-je alors pensé. Je contacte d'autres écoles, tout est fermé, c'est les vacances.
  • "Il n'y a pas de carte scolaire dans le centre de Tours" me dit joyeusement la dame de la mairie, "rappelez les écoles fin août, vous trouverez bien une place quelque part". "Oh oh, la mierda en perspectiva", ai-je alors pensé, rapport au cherchage d'appart.
  • Finalement on trouve un appart où on prévoit de vivre nus (the swedish spirit grâce au lambris et au chauffage collectif) et on vise l'école du quartier, à 300 m.
  • J'écris 2 mails à cette école pour demander l'inscription du pingouin. Sans réponses.

Ce début de semaine a donc été consacré à cette noble tâche : trouver une place en CP pour ce foutu morpion ! Mais c'était sans connaitre le fonctionnement diabolique de l'école publique et obligatoire...

Quand l'école de quartier est fermée jusqu'au mardi (pour une rentrée le jeudi) et qu'après 1 jour et demi de poireautage et d'appels téléphoniques sans réponse la directrice annonce, le mercredi en milieu de matinée, ne plus avoir de place, difficile de se retourner. Après des dizaines de coup de fils ou d'emails aux écoles (sans réponse), à la mairie (qui me conseillait de prendre le bus si je devais scolariser mon enfant loin de la maison...), c'est la piste de l'inspection académique qui a payé : Laisser un message sur une boite vocale le mercredi soir / se faire rappeler le jeudi matin à 9 h pour expliquer plus en profondeur la situation / recevoir 30 mn plus tard un appel de la directrice de l'école la plus proche qui a retrouvé une place dans l'une de ses classes. Jeudi 11H, pingouin inscrit à 300 m de la maison. Mission accomplie !

That is, avoir le bras long, to have the long arm. Yihaaaaa.

Et leur suppression de carte scolaire, qu'ils aillent se la mettre au fion. Parce qu'il était hors de question qu'ayant une école à portée de pieds, gérant seule cet animal et n'étant pas motorisée, je me retrouve à le scolariser à perpèt'.

Sur le récit de cette glorieuse étape de ma vie face à l'adversité bureaucratique, je vais me pieuter. La chache me harcèle pour notre dernière nuit ensemble. Elle veut me grimper sur le ventre pour ronronner et dormir, hi hi. Ronfle, ronfle.

"A un autre soleil", comme on dit ici. Enfin, sauf si c'est la tornade et/ou qu'on se crashe dans un genre de catastrophe aérienne transatlantique (et oui, le triangle des Bermudes, toujours lui).

Crac, plouf, la boite noire, la boite noire !!!