...that is the question !

Après cet épique voyage, parenthèse enchantée s'il en est, le retour à la réalité à été un peu rude.

Un mélange de décalage horaire pénible, d'heures trop longues passées dans les avions et, bien sûr, de fatigue multi-sectorielle accumulée. Mais j'avais un programme de folie, réglé comme une horloge suisse, alors j'ai mis mes baskets, chouette, c'est sympa tu verras, viens... C'est alors que j'ai réalisé que la faille spatio-temporelle de la lose ouverte lors du loupage d'avion n'avait pas été bien colmatée, et qu'il allait falloir y remédier au plus vite.

  • Le bagage perdu... Quand Air France m'a demandé un téléphone pour me joindre, j'ai trouvé malin de donner mon portable. Je suis arrivée chez moi, et mes clés étaient dans ma valise. Et quand le soir, mon portable est mort de fatigue, j'ai réalisé que mon chargeur était dans ma valise. Le bagage être livré dans les jours suivants, et laisser un mot dans la boite aux lettres en cas d'absence, et la clé de la boite aux lettres était dans la valise. Mais ouf, entre double de clés chez mes parents et passage de relais avec ma mère pour choper le livreur, on a géré avec brio et récupéré la valise dans laquelle ne manquait pas la moindre culotte sale !
  • Y'a eu le taf, où je devais commencer le 8 novembre, ou le 15, et puis finalement le 25 ou le 30. Cette repousse imprévue n'arrangeait pas mes calculs, rapport au chômage et au financement de la formation de fermière. Mais finalement, j'ai commencé le 27 et j'ai pseudo-compensé par quelques inventaires les jours précédents.
  • Et bien sûr, il y a eu popole-emploi-le-retour, contacté à propos d'une attestation employeur envoyée et depuis disparue. L'angoisse. Alors, que ça se sache, les popoles-emplois-united, ex ass-dick et ex-anpe, s'appellent tous pôles emplois, ont des logos pôle emplois, sont surchargés comme des pôles emplois, mais ne sont pas des pôles emplois. D'où les courriers égarés, qui mettent - ouf ! - un mois à refaire surface. Dans le délai, vous avez le temps d'appeler 10 personnes différentes sur le serveur téléphonique (vu que vous n'avez pas de conseiller de référence), qui auront 10 versions différentes de la situation, et qui finiront par dire "un financement pour l'école d'agriculture ? euh... y'avait bien l'AFF, qui a été supprimé l'an dernier et remplacé par l'[AVDEV], qui va prendre fin au 31 décembre et sera remplacé par autre chose... Par quoi ? ben on verra. Quoi c'est le mois prochain ? Et alors, y'a pas le feu au lac." A peu de choses près.
  • La spirale de la lose s'est également manifestée, insidieusement, par les résultats de l'écrit du concours et la convocation à l'oral. Et oui, même si j'étais invitée à participer à l'oral, et que oui, j'avais 19 en tests pyrotechniques, j'étais ultra humiliée parce que j'avais 14 en culture générale, alors que j'avais fanfaronné sociologiquement parlant et que j'ai été ultra brillante. 14 ? Moi ? La honte. J'ai donc été à l'oral, où j'ai été objectivement minable sur le sujet à traiter, mais subjectivement exceptionnelle dans mes motivations... 
  • Et puis cerise sur le gâteau, je me suis fait larguée, par SMS, la voie royale ! J'étais drôlement vexée, surtout par la méthode, mais ça coïncidait avec d'autres symptômes de ma crise d'adolescence, j'avais 20 ans, il allait falloir que je m'y fasse.

Donc, to lose or not to lose ? c'était un peu la question centrale du mois de novembre. Pour trancher sans conteste, la balance a nettement penché d'un côté au début du mois de décembre. Il faudra que je vous raconte.

En attendant et en fast-forward, le scoop du matin, tout nouveau, tout chaud : je suis acceptée à l'école !!! Classée 6e !!! hi hi hi !!!

J'ai l'impression d'être une grosse montgolfière qui se pose doucement après avoir longtemps dérivé. Quelle belle image.

Flop flop !