Parce que c'est pas tous les jours qu'on va sur un blog "de couture" (ma vie fantasmée...) pour entendre parler de cul, je vous sers un post en deux temps. Un échauffement gastronomique suivi d'une paire d'anecdotes croustillantes illustrant les effets pervers d'un dessert à la cannelle...

Le tiramisu au spéculoos et à la cannelle, hautement aphrodisiaque !

 (sous réserve d'être consommé en bonne compagnie)

Partez d'une recette classique de tiramisu :

  • Une boite de mascarpone
  • 3 œufs
  • 25-30 gr de sucre
  • Une gousse de vanille

Faites blanchir le jaune et le sucre, ajouter la vanille grattée dans la gousse [gousses stockées dans un petit pot rempli de rhum et d'une cuillère de sucre pour ne pas qu'elles s'assèchent], puis, doucement le mascarpone. Miam la bonne crème.

  • Un café fort + extrait de café
  • Deux trois bouchons de rhum vieux
  • Du sirop de canne pour adoucir

Mélanger pour faire une trempade.

  • Des spéculoos Lotus, 150 gr soit 1/2 paquet.

Écrasez grossièrement les spéculoos pour garder des morceaux. En disposer dans des petits pots ou verres individuels. Arroser d'une cuillère et demie de trempade, histoire que ce soit humide mais encore un peu sec aussi.
Mettez une bonne cuillère de crème au mascarpone, puis re-spéculoos et trempade, puis re-crème, puis re-spéculoos, etc. jusqu'à ce que mort s'ensuive.A vous de voir si vous préférez des couches épaisses ou fines, moi je vise deux-trois couches max, assez denses...

Terminez par une couche de crème. Couvrez pour protéger du dessèchement, au frigo 24 h.

Sortez-les 10 minutes avant, recouvrez vaguement quelques spéculoos écrasés s'il en reste, râpez du cacao en barre dessus en faisant des copeaux, ou du chocolat le plus amer possible.

Là, vous réalisez que vous avez oublié de mettre de la cannelle dedans et vous vous dites que c'est foiré pour la bandaison, mais que nenni, en tant que femme fatale vous êtes prévoyante et avez acheté des dessous sexy sur la Redoute en même temps qu'un survêtement pour le petit dernier. Vous êtes sauvées, vous l'aurez votre coup de trique.

Voilà pour l'interlude culinaire. Pour ma part j'ai quand même mis de la cannelle dans la trempade histoire de mettre toutes les chances de mon côté et finalement, je ne sais à quoi attribuer mon succès, à cet artifice ou à ma guêpière en dentelle rouge...

D'ailleurs tant qu'à vous raconter des détails de ma vie privée, faut que je vous en raconte une bien bonne...

Dans la famille "Papa c'est quoi cette bouteille de lait ?", je demande la mère.

Un samedi matin il y a quelques semaines, le marcassin de mi corazon nous rejoint dans la chambre pour un câlin. Il crapahute et cabriole tout autour du lit pendant qu'on s'éveille difficilement, quand soudain il brandit un truc en latex gris, un genre de cockring assez long, d'étui pénien en forme de toile d'araignée (paye ta description ethnographique !), qui avait échoué au pied du matelas au cours de la nuit. "Et c'est quoi çaaaaa ?". Au bord du fou rire, faisant des gros yeux au motard qui me les rend bien, j'improvise sur un ton très détaché "ah, c'est un truc pour mettre sur les bouteilles, pour mieux les attraper et qu'elles ne glissent pas, c'est pratique". Et hop, je lui prends des mains, zappé. Puis je passe la journée à ma la péter tellement j'assure, que même je devrais faire des match d'impro tellement je suis forte en théâtre. Le motard trouve que j'en fais trop.

Puis, tout naturellement arrive le dimanche matin. Bis repetita, à trois au lit, lui très vif et nous très endormis. "Et c'est quoi çaaaaaa ?" Cette fois, il tient à la main un vibro bleu trouvé sous mon oreiller, lequel n'a heureusement pas une forme très réaliste... Là ma répartie légendaire de la veille a été un peu mise à mal et je n'ai pas tenté l'explication en mode "page de la Redoute avec la fille qui se masse la joue d'un air angélique". Non, j'ai juste balbutié "Oh, mais c'est rien enfin" en lui prenant des mains. Je l'ai vite glissé sous la couette et on a fait diversion avec une histoire de pains au chocolat à aller acheter de toute urgence. Je ne comprends toujours pas qu'il ait lâché l'affaire aussi facilement... Enfin depuis, je ne peux plus vraiment la ramener, mais qu'est-ce que je me marre à chaque fois que j'y repense.

Oui, ranger un peu mieux mes affaires ? oui, oui...