GEDC2340

J'ai complètement déconné. Peut-être même que j'ai mourru un peu pendant ces ..... jours/semaines/mois d'absence.

On ne va pas en faire un flan, on va juste embrayer comme si c'était juste la faute à pas de chance.

Sachez tout de même que :

  • Je m'étais promis de ne revenir qu'avec une couturade...
  • et donc j'avais prévu de me laisser surprendre par la vie en cousant pour les vacances de Pâques...
  • c'est là où miraculeusement j'ai reçu par la Poste un coupon cadeau de Loor (qui a changé d'adresse, oh yeah)...
  • au même moment, où s'affichait un petit mot de Dolce casa disant "Joyeuses Pâques" sur mon dernier post daté de mi-janvier ! La culpabilité qui me rongeait déjà m'y a fait lire un sobre rappel à l'ordre !
  • Depuis, j'ai également reçu un mot de mouton et soph' qui même avec une nouvelle bestiole dans leurs vies trouvent le temps de s'inquiéter pour les autres...

Des signes, des signes à foison. Il était temps. J'ai donc coupé, mesuré cousu de travers, décousu, recousu... mais j'ai pas eu le temps de finir avant de partir en vacances au Maroc avec mes copines d'école. Là j'ai pris 3 kilos alors la robe était tout étriquée à mon retour. Bilan : je perds 500 gr et je la termine... et bien sûr je vous la montre, et je serai relancée dans le cycle de la win, je le sens.

GEDC1868

Il faut quand même que je vous avoue que ma vie est un enfer. Je suis en stage dans un service maudit. Les infirmières - probablement autodidactes ? - détestent les étudiants. Souvent elles m'ignorent, parfois elles me parlent, mais juste pour souligner mes erreurs (une fois que je les ai faites, pas avant pour que j'apprenne...). Je souffre le martyr de passer des journées entières sans rire, c'est épuisant et dévastateur. Ma fibre optimiste en prend un coup et j'en viens à questionner les fondements même de mon moi ontologique, c'est pour dire le calvaire. Heureusement, les patients sont sympas. Malades, mais sympas. Bref, j'y ai fait 5 semaines, j'ai fait un break à Pâques, et là il m'en reste encore 5 à tirer. Donc, 1, je perds du temps en stage.

Ensuite economical crisis oblige, je bosse un WE sur deux en tant qu'aide-soignante à domicile. C'est chouette, mais ça prend du temps. En échange, ça rend des sous et c'est valorisant. Bon à prendre. Mais, 2, je perds du temps à bosser.

Et puis on fera l'impasse sur les révisions que je ne fais pas (encore), mais qui envahissent mon espace mental. Donc, 3, je perds du temps à me dire qu'il faudrait que je révise.

1 + 2 + 3 =  la lose pour mener quoi que ce soit à bien. La preuve en poils : je trouve même pas le temps de me faire les jambes ou le maillot. C'est une mise en jachère officieuse, et je n'y repense que le soir au moment de me mettre au lit. Donc trop tard...

GEDC2224

GEDC2021

Mais comme je disais plus haut, on est parties avec des copines de la promo vers Tanger. Vacances entre copines, avec le marcassin et une rouquinette. Evidemment c'était de la grande rigolade. Surtout la fois dans le bus...

On était donc de retour de Chefchaouen, direction Tanger, dans un bus. Quand soudain le marcassin, assis à côté d'une copine (qu'il tentait d'appeler "maman", malgré ce qu'a dit la pédopsy, qu'on a qu'un papa et qu'une maman et qu'il faut nommer clairement les gens, tout ça. Ca avait senti fort l'analyse freudienne ce jour-là, mais je redévelopperai ça dans un prochain post, un peu d'ordre nom d'une pipe !), se tortille en se tenant le ventre et dit qu'il veut aller aux toilettes :

  • Tu veux faire pipi ?
  • Non. Caca.
  • Ahhhh... Euh, tu peux attendre qu'on arrive à Tanger ? on doit plus être loin...
  • Non !

Ah ah. Et oui, ah ah.

C'est là que j'ai regardé tout autour de moi pour m'imprégner de la situation dans son contexte. Ni une, ni deux, je me suis retournée vers ma copine de banquette, et je lui ai dit : "file moi un sac plastique, on va lui faire faire caca dans l'escalier !". 

Bon, alors, avec le recul, je sais qu'à froid, ça parait un peu incongru comme réaction. Mais le bus était plein, on était assises juste devant l'escalier, et ça me paraissait bien commode... Et pas qu'à moi puisque la copine, ben direct elle a vidé un de ses sacs plastique et me l'a tendu. Mais il était tout petit... Et là je l'ai regardé et je lui ai dit "mais je peux pas lui faire faire caca dans un sac si petit !".

Là y'a eu comme un blanc d'un millième de secondes et tout est rentré dans l'ordre, les copines m'ont dit d'aller demander au chauffeur de s'arrêter, ce que j'ai fait, ce qu'il a fait. Et j'ai couru avec le marcassin derrière un petit muret sous les fenêtres de tous nos amis du bus qui ne savaient pas à quoi ils avaient échappé. Pendant que l'enfant vidait ses tripes, je me demandais si de l'autre côté du muret souillé n'était pas un genre de monument religieux qui pourrait nous couvrir de honte pour plusieurs générations. Bref, on est vite retournés au bus en clamant un joyeux "choukran mucho", très à la mode dans le Nord du Maroc. Bon après, il a, à nouveau, fallu s'arrêter en urgence dans un café, et puis je me suis souvenue que déjà avant de prendre le bus, le marcassin avait couru aux WC... Bref, "l'attaque de papi", comme on dit dans la famille, rapport à une anecdote très marrante concernant mes parents en Bolivie.

GEDC2063GEDC2064GEDC2070

GEDC2068

On soulignera une indéniable créativité face aux situations d'urgence et la capacité de les résoudre collectivement. C'est plutôt encourageant et je m'en vais de ce pas le cocher dans mon portfolio (private joke pour les étudiants-fermiers, c'est le classeur à la con qui nous suit toute la formation où tous les savoirs professionnels sont découpés et rangés en une multitude de petites cases qu'il faudra cocher un jour ou l'autre sous peine de ne jamais être fermière... mais, serait-ce si grave ?).

Bref, je suis de retour et je m'accroche !!! 

GEDC2356

Love à tous et toutes !!!