Je sais, j'ai presque honte tellement c'est pourri comme titre. Ca aurait aussi pu s'appeler : "je n'ai pas fini ma robe, mais je reviens quand même raconter un truc narcissique". Moins concis, mais tellement plus explicite.

Comme vous avez pu voir dans le dernier post, j'ai blondi. Vu que tout le monde se fout de mes déboires à l'hôpital mais se presse pour demander des explications capillaires, j'en déduis que vous êtes tout de même des poules superficielles, mais on en est toutes là, alors c'est parti. Explication : c'est tout simplement le soleil du sud de la Loire. Tout a commencé en février, y'avait eu une éclaircie...

Avant_apr_s_blondeAlors on remarque que la blondeur, tout de suite donne le teint hâlé. C'est positif... En revanche (et quelle revanche !), on remarque aussi immédiatement que c'était pas une réussite. Je ressemblais à un gros poussin au duvet pas bien homogène. C'était pas facile à assumer vu qu'à l'époque on était en cours et qu'il a fallu que je représente Eminem dans un amphi de 180 personnes qui ne connaissait pas Johnny_Rotten qui eût été plus approprié. Mais bon, il était trop tard pour faire marche arrière alors quelques jours plus tard j'ai recramé le poil en triplant le temps de pause, et je suis donc arrivée à un blond intermédiaire et homogène. Puis, rebelotte un mois et demi plus tard, rapport aux racines qui avaient trop poussées, pour obtenir, finally, ce blond vénito-californien qui me sied à merveille.

GEDC2507Forcément, c'est mon blog, alors je me la pète avec une photo où je suis une bonasse avec mon khôl de bichette, ma marque de bronzage sur le nez et ma surexposition. Forcément, c'était au retour du Maroc. Mais, dans un souci d'honnêteté, je dois vous avouer que je ne suis pas toujours aussi lumineuse. Des fois, même, je suis moche, terne, et avec l'oeil bouffi. Mais ces jours-là, je fais moins d'auto-portraits.

Il faut tout de même préciser, si ce n'est déjà fait, que ma carrière avortée, c'est coiffeuse.

Ahhhh, les années 1990... Combien de fois ai-je compulsé les yeux dans le vague le guide de l'Onisep sur les métiers du cheveu en regrettant d'avoir le bac. A l'époque, j'étais déjà à la fac et je n'avais pas compris qu'on s'en fout des diplômes. J'avais aussi de hautes ambitions intellectuelles et politiques que je croyais incompatibles avec une formation de coiffeuse. Je pense que là-dessus, je n'avais pas tort. Et non, je ne ferais pas le rapprochement sordide entre coiffeuses et fermières pour ce qui est de l'engagement intellectuel et politique. Non. Mais j'en suis revenue. Un peu. Pas totalement...

Donc j'ai blondi. Fin de l'explication.

Avant de vous quitter, deux illustration familiales sur le thème du jour : Ce qui n'apparait pas clairement sur la première photo, c'est que le motard a une crête tondue de mes blanches mains, qui a repoussée, et vient d'être retaillée ce week end. Si on ajoute le fait qu'il a payé le resto, et que moi-même je me suis fais un virement de mon compte épargne à mon compte courant, peut-on qualifier ma pratique d'exercice illégal de la profession de coiffeur (Loi n°46-1173 du 23 mai 1946) ? Oui, ça existe, ça me rend presque triste cette législation. Je milite pour la liberté de couper les cheveux de ses congénères, non mais !

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Quant au marcassin, il tient le bon bout. Il avait promis l'été dernier de se laisser pousser les cheveux jusqu'à la fin du CE1. On s'en approche, du moins s'il ne redouble pas. Hé hé. Et pour la suite... il a décidé de se faire une crête lui aussi ! Moi, je milite pour une belle grosse mèche blonde, german-style, mais étrangement, je crains de ne pas être le modèle masculin qu'il recherche, auquel il pourrait s'identifier, psychanalytiquement parlant quoi... Dammit !

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Bref, on n'a pas fini de rire et c'est tant mieux.