30 avr. 2009
Que Paris est beau quand chantent les oiseaux...
Amis du jour, bonjour !
A chaque fois je me dis que je vais raconter plus de trucs inintéressants plus régulièrement, et finalement je ne le fais pas. Pourtant ça me fait bien marrer. Et puis vous êtes toujours là pour me donner de bons conseils poupoulesques, professionnels ou conjugaux. Je suis ingrate. D'autant que maintenant, et grâce à votre bienveillance, je peux répondre aux commentaires depuis mon email sans même avoir à guetter sur le bloug, ce qui me simplifie la vie communicationnelle [mais fait chuter mes stats de fréquentation, avouons]. Mais bon, what the heck mes petits canards...
So, I decided to sew a bag ! Yes indeed I did !
Voici donc une formidable toile cirée, pas tellement toile mais très cirée. Un peu légère.
Je l'ai donc doublé entièrement d'une toile de jean épaisse [imported from the marché aux tissus de Douai, froideur-land s'il en est. Donc tissu peu utilisable ici...] qui servait jusqu'alors de rideau dans la chambre, jetée au-dessus de la tringle et vaguement accrochée par des pinces à linge. Vu qu'elle était tombée il y a quelques jours, j'en ai conclu que son heure était venue, c'était sa vocation, son calling, son Beruf, comme aurait dit Max Weber en d'autres occasions et à tout autre propos.
L'avantage, c'est que pour un sac, il ne faut pas trop de tissu, alors une fois le prélevement effectué, le roux a raccroché le rideau, tout en pliant habilement pour masquer le rectangle manquant. Ah, joie de la décoration intérieur. Home sweet home, quand tu nous tiens...
J'ai donc travaillé en total free style [yo rap !], sans patron ni idée précise sur l'ordre à respecter. Ma seule exigence était de pouvoir y glisser des documents format A4, et en portrait de préférence. Et d'avoir une petite poche intérieure pour glisser un livre de poche. [Non pas que je sois une grande lectrice, mais on ne sait jamais de quoi l'avenir sera pavé, et pour cause...]
Je ne détaille pas les étapes bucoliques et les moments où il a fallu que je glisse sous le pied de la la MAC 2 épaisseurs de toile cirée, 3 épaisseurs de toile en jean et 2 biais. Sans parler du passage des coins... Miraculeusement, il n'y a pas eu trop de dommages.
Allez, des photos, et pleins de petits détails colorés. Des surpiqûres orange et vertes, des biais en vichy orange, rose et marron. Des lanières qui s'arrêtent en petite touffe de poil blanc...
Aussitôt fini, aussitôt offert. Sac porte-bonheur pour une amie partie hier à Paris avec son mari qui doit s'y faire hospitaliser. Absents pour une à cinq semaines, loin de leurs quatre enfants.
Sac à dossier médical, sac à photos de petites têtes blondes, sac à plan de métro et horaires des cinés, sac plein de courage, de couleur et d'énergie.
Et voili voilou !
19 févr. 2009
Grève + soleil = Kallou-nomade !!!
Camarados de la huelga general !
A la grande devinette : Que faire pendant la grève générale ? Voici une première réponse aujourd'hui (une deuxième prochainement...) :
- La réponse la plus attendue serait : "l'amour sur les barricades".
- La réponse la plus réaliste sera : "Un kallou-nomade, un autre, once again".
Et je ne suis pas la dernière à m'en plaindre. Mais c'est un autre sujet...
Il faut dire que depuis mon premier kallou-nomade j'ai décroché el pompono, et reçois des visites régulières d'adeptes de kallou-nomades en provenance de chez kallou. Pour relancer la popularité de ce blog, j'ai donc décidé de profiter de la naissance d'un enfant, là-bas-loin-là-bas-loin, de coudre trois ou quatre chiffonnades et d'aller poster un lien vers cet article dans le blog de Kallou.
So totally wicked stratagème.
Tissus et madras et africains, simplement en coton doublé (pas de molleton cette fois).
La vendeuse de tissus, surprise, nous a confié qu'ici ils habillent les bébés de couleurs pastelles, ça les calme. Tant pis, hein...
Quelques secondes à Fort de France : quand on a lancé le fameux "Pécresse, si tu savais, ta réforme où on se la met..." repris en cœur avec entrain par les étudiants en colère (et pour cause, plus personne ne portait de couleurs pastelles !) qui ne connaissaient semble-t-il pas ce guilleret refrain.
Une innovation [kikizitesque + le roux] pour la révolution martiniquaise !
Et pour terminer, la Chanson du dimanche, avec un petit morceau d'actualité...
A très bientôt !!!
30 juin 2008
El souapo-portemoneto !
Et hop !
ouf, une photo pour donner des indices avant de filer à la Poste envoyer ça à Miss Tartempionne, mais oui, je suis dans les temps, c'était fin juin la ligne morte.
C'est mon premier swap, alors je suis drôlement contente. En plus, un porte-monnaie, quoi de plus utile (ou inutile) ! Bon, tout le monde à la maison a dit bravo, même le fiston qui m'a demandé de lui faire le même (garanti de la méga classe !)
Bon, des vrais photos quand elle l'aura reçu...
Et merci pour vos messages de solidarité face à notre difficile situation de futurs exilés sous les tropiques, oui, c'est dur, mais on serre les dents. Le bloug me suit, bien entendu ! Raison de plus pour raconter des couillonnades...
D'ailleurs, quant aux kilos à perdre, je me suis dit, aujourd'hui c'est lundi - donc jour officiel de départ des régimes - mais j'ai un peu losé depuis ce matin. Bref, ça reste à l'état de projet, mais ça va venir...
A bientôt !
13 juin 2008
Kallou-nomade et moi
Ouh, ouh, ça fait un moment que j'ai rien raconté [Lutsi, quant à elle, se dépatouille avec son nouveau logis, genre l'excuse pour ne rien nous raconter du tout, alors que justement, nouveau logis = des tas d'aventures, mais bon, chacun sa vie et bouche cousue...]. Bref, je disais, je ne raconte pas grand chose, et pourtant, il s'en passe des choses, ceci expliquant cela, et tutti quanti.
Déjà, parlons de ce qui nous réunit, nous, adeptes de l'AK-47 de la ménagère : the couturade, as ever.
Pour la naissance d'une bestiole rencontrée au lendemain de sa sortie de ventre - c'est pas elle sur la photo, aucune inquiétude à avoir... - je me suis lancée dans la confection d'un chouette kallou-nomade.
Donc, comme le préconise l'adage, il faut rendre à Kallou ce qui est à kallou, et même si je ne vais pas littéralement lui rendre le patron, faut pas déconner non plus, je lui rend hommage, tiens, en disant, "Merci Kallou pour ta générosité et cette noble contribution à l'épanouissement des bébés et des couseuses".
Donc j'ai pris le patron en grande taille. Le plus petit est adapté de la naissance à 4-5 mois je crois, et vu que j'ambitionne que mes œuvres couturesques accèdent un tant soit peu à la postérité, je vise le long terme : la taille 5-9 mois. Et hiver oblige, j'ai fait du rembourrage moelleux. La vérité, c'est aussi que j'avais envie de faire du rembourrage moelleux, donc j'ai choisi la grande taille, mais on s'en fout des relations de causalité. On fait pas un cours sur Durkheim, que je sache !
My first ouatine : grand moment de bonheur. C'est très amusant à coudre, ça fait illusion d'optique avec la machine, c'est tout fluffy et hop ça s'aplatit et ça coud. Donc je vous donne tout de suite le secret : il faut coudre directement en coinçant la ouatine entre deux tissus. [... oui, c'est tout. Quoi c'est pas un secret ?... rabat-joie, va !]
Pour la ceinture, je ne savais pas trop à quelle endroit l'accrocher, et je n'osais pas me fier à la morphologie du lapin crétin masqué, donc j'ai fait un peu au pif.
Ensuite, biais par ci, biais par
là, accrochage de scratch (qu'il aurait fallu coudre avant pour ne pas
avoir de coutures apparentes de l'autre côté, mais oh ! eh ! on peut
pas tout faire dans l'ordre non plus...).
Et voilà une bête qu'elle a
l'air drôlement heureuse !
Donc voili.
Aaaaah, ça donne envie de faire des bébés ça, non ?
Enfin, on laisse ce plaisir aux autres pour le moment...
Alors ça c'était pour le home-hobby.
Nouvelles du front centriste : Malgré la tentation, vos conseils avisés - et la bonne adresse de Gwen que je garde sous le coude, parce que contrairement à ce que révèlent nos vies virtuelles, c'est pas loin de chez moi - je me suis auto-débarrassée de quelques mèches dans la nuque pour faire genre "j'ai un carré court", je me suis collée une pinpince colorée sur le front, and we'll call it a haircut ! Là-dessus, un coup de mousse 'expresso shot' qui part aux lavages, et me voilà pseudo revenue à un état présentable. [sauf que pour que la couleur parte pas, j'ose plus me laver les cheveux, donc je ressemble à une vieille folle coiffée en pétard avec un fichu orange sur la tête... C'est pas gagné.]
Le lendemain, le petit marcassin qui avait assisté à cette transformation spectaculaire, après m'avoir docilement demandé, s'est emparé des ciseaux, direction la salle de bain, pour se couper deux-trois mèches. J'ai dit OK mec, mais fais gaffe de pas mettre les cheveux dans le lavabo. Quand je l'ai retrouvé dans la salle de bain, il s'était fait une bonne coupe digne de Benny B, quand les mecs se mettaient des coups de rasoir sur le côté du crane. Son ambition frustrée, en vrai, c'était de se couper les cheveux "comme papi" - qui en raison d'une calvitie avancée se tond à 3 mm... - "pour être beau pour la fête de l'école !". Bien sûr qu'il est carrément beau avec son patch à 2 mm en escalier d'un côté du front... Moi, avec ma vocation frustrée [une de mes multiples...] de coiffeuse, j'ai vraiment rigolé et j'ai dit bravo mano.
Quant au profesional-hobby, on se souvient de mes déboires dans la jungle des recrutements, du coup de poignard de mes camarades social-traitres et autres couardises qui font que plus personne ne me parle depuis. Ne pas se faire recruter ni classer dans sa propre université entrainant un inévitable statut de pestiféré. Et ils ont raison, c'est sûrement contagieux !
Bref. Afin d'arrêter de jouer la vieille aigrie et pour partir tête haute avec un sourire narquois, j'ai démissionné de mon labo et envoyant une lettre bien sentie [justement, pas le truc spontané où ça relève de la loterie du vendredi 13 pour réussir à sortir le bon mot au bon moment, mais le truc mûri et pesé qui tombe pile poil ! ] à l'ensemble des responsables divers et variés - qui n'ont pas, là non plus, jugé nécessaire de me contacter. Me voilà donc bientôt libre comme l'air [ fin août quoi. Parce que je veux bien démissionner d'institutions de représentation à la con mais j'ai besoin de gnouf, donc du contrat crappy sur lequel je suis engagée encore pour 2 mois - mais, la verdad, j'y fais pas grand chose...].
Donc hop, la page est en passe d'être tournée, et le monde entier s'éveille à mes yeux ébahis [toujours grâce à Afflelou !]. Des 'oh oh' en perspective. Des autres bonnes nouvelles aussi, mais j'en garde pour une prochaine fois, vu que je suis encore dans une phase in between (un peu comme sur un vélo décat' ?...).
A bientôt !
03 avr. 2008
Ma 12 à Rio !
Hééééé, imaginez-vous cela...
Une amie qui fête son anniversaire et rien à lui offrir (bon, on était bien arrivés avec une paire de bières et des chips, mais parfois, ça ne suffit pas !). Une amie qui part au Brésil dimanche.
Ces deux amies étant la même personne, le climat brésilien s'y prêtant (selon toute prévision météo), l'envie de lui faire plaisir aussi : J'ai agité mes doigts, et en 5h, top chrono, je lui ai fabriqué un string en crochet !!! Elle était ravie, c'était la fête dans le jardin :
...
...
..??
[Bon, OK, j'avoue, c'est pas vrai. Je tente juste de booster la popularité du bloug à moindre frais. C'est depuis que j'ai vu que les termes "raie des fesses qui gratte" et "scato" avaient permis à des gens de découvrir ce blog via gogole, j'exploite le filon...]
Donc, rétablissons la vérité :
L'amie, l'anniversaire, le Brésil et les 5 heures top chrono sont des faits avérés.
Ensuite, je me suis laissée inspirée par Bernic, elle-même inspirée par moi, et par le Brésil, tout se recoupe !
Et j'ai concocté une 12 (je renvoie à JCA pour les novices), qui aura l'honneur d'aller prendre l'air moite des favelas de Rio ! Chanceuse, cette 12 !
...et bientôt, en exclusivité, les photos :
la 12 sous le Cristo, la 12
sur la plage, la 12 faisant de la capoeira, la 12 mangeant de la
feijoada, la 12 picolant des caipirinhas, la 12 réchappée de la fusillade entre gangs, et autres
aventures brésiliennes.
A très bientôt !
12 mars 2008
De la division sexuelle du vêtement joli !
Camaradas, l'heure est grave. La lose de la couturade s'est infiltrée sournoisement dans mon esprit créatif, et mes doigts de fée ont réalisé de belles horreurs, d'où ma réticence à venir m'en vanter par ici. Oui, j'avoue, je me suis laissée submerger par la vague chanceuse du débutant, et un épisode d'euphorie consommatrice à [aïki] a fini de me convaincre de mon mauvais goût indécrottable...
Mais revenons quelques jours en arrière. [A l'époque enchantée où le maire de notre mini-bourgade était encore du bon côté de la barrière, si je peux me permettre ce détail contextuel qui pèse sensiblement sur mon humeur mais aussi sur la météo, si j'en crois la tempête qui agite les peupliers. Remember, la fin des beaux jours suite à l'élection présidentielle au printemps dernier et l'été vaseux qui s'en est suivi. Je préconise par conséquent des études systématiques visant à établir la corrélation entre politique et météo.]
...Donc, déplacement en famille à Aïki, mangeage de boulettes en règle, et hurlement et hululement dans le rayon textile. Je reviens avec une pleine brassée de tissu, tous plus multicolores les uns que les autres. Et forte de l'exemple de Claire j'avise le plus petit d'entre nous, il choisit deux tissus, et me voilà lancée dans un petit t-shirt à manches raglan, bien entendu.
Ahhh, comme je me fais plaisir, comme je jubile, comme je chantonne. Insouciante, va...
Dans ma lancée, je réalise même quelques petites décos en plus. Face au problème du tissu pas élastique du tout, j'improvise un col ouvert que je rafistole tant bien que mal avec des surpiqûres, et voilà le résultat...
Et là je pense : un habit de clown ????!!!!
C'était pas prévu du tout !
Et là, je suis fâchée [fached, en V.O.].
Car imaginons une seconde, le même vêtement, un peu plus évasé en bas, et porté par une petite fille à couettes : "que c'est joli ! que c'est coloré !". Arghhh.
Camaradas, l'heure est grave, luttons contre la division sexuelle des vêtements et des couleurs dès le plus jeune âge !
Enfin, en l'occurrence, il s'agit plutôt d'une représentation maternelle, car dans la pratique, l'enfant est content de son T-shirt et ne s'encombre pas de ces recommandations normatives (en même temps, il serait prêt à s'habiller tous les jours en pirate...)
Bon, je vous laisse chantonner une petite chansonnette de circonstance (si le lien à marché - EDIT : non, ça ne marche pas... je me penche là-dessus rapidement... Re-EDIT : cette fois ça marche !).
A bientôt pour la suite de mes tentatives pourritas !
28 févr. 2008
Le very official sac à goûter !
Incredible, c'est le cas de le dire !
Déjà, un truc fini dans la journée, c'est chouettos : des nouvelles visites, des vieilles connaissances qui repassent, bref, j'en ressors ragaillardie et pétillante de légèreté et d'entrain, écartant du revers de la main ce ciel chargé de nuages sombres, épuisants et tenaces...
Sur ce, il est rentré et a dit :
- "moi je veux coudre".
- Qu'à cela ne tienne mon brave, vêtement ou sac ?
- Sac !
Il a choisi son tissu et son biais [ahhhhhh, du biais !!!! et transformé en lanière cette fois... biais... biais.... biais....] et a appuyé sur la pédale avec son pied taille 28 pendant que je faisais glisser l'ouvrage.
Bon, après, il a lâché l'affaire et a joué avec son camion poubelle et un vieux bocal de farine de manioc acheté il y a... 4 ans [véridique...] et pas vraiment mangé, pas trop, finalement. Quand y'en a eu à plusieurs endroits stratégiques de la cuisine, j'ai imposé l'activité balayette, et on a tout jeté à la poubelle. Je me disais bien qu'un jour, on lui trouverait une utilité à cette farine, disette ou autre.
Bref, et j'ai finalisé la bête là, à l'instant, donc je vous présente the very official sac à goûter [edit de 4h du mat', après lecture du commentaire : the very official sac à goûter, plus couramment appelé, le VOSG ! brrrrrrr, ça fait un peu flipper quand même...]
Très amusant à faire, très rapide, et facile et tout et tout.
Sur ce, chers convives, je vous quitte et m'en retourne à d'autres activités, après une mise en bouche liquide et colorée...
Bonne soirée !
















