30 oct. 2009
Ma jupe Clara Rojas
La lucha sigue...
Parce qu'avec tout le mal qu'ont dit ses compagnons d'infortune de la coincée d'Ingrid, je préfère mettre à l'honneur Clara qui a eu le bon goût de se taper un guérillero dans la forêt et d'accoucher par césarienne sans anesthésie, ce qui nous renvoie à la question centrale rappelée très justement par la Sof en souvenir de ces belles années : "est-ce que tu parles sous la torture ?".
Donc me voilà parée. Une jupe camouflage en tissu pare-balle, bien entendu.
Modèle Burda du Tendance mode Automne-hiver 2009, c'est la première fois que j'achète ce magazine et c'est pas mal du tout, patron très bien dessiné et qui colle parfaitement (genre la meuf qui découvre Burda en fait...). Je l'ai fait en 42 en pensant que j'étais épaisse de la hanche, mais en fait pas vraiment, donc faudra que je reprenne sur les côtés. Enfin pour cette semaine, pour aller choper du mafioso, ça devrait le faire.
Je précise quand même la grande innnovation technique : pose de fermeture éclair ! Reste à fignoler les passants de ceinture, remettre un tortillon orange en bas de ceinture, et à moi le maquis companeros ! hasta siempre, la lucha sigue, el pueblo unido, nunca mas, ni un paso atras, pueblo vota pueblo no oligarquia, première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d'immigrés !
Je ne m'étends pas des masses car mon sac n'est pas fait, je ne sais pas à quelle heure j'ai un train pour Paname en fin d'aprèm, j'aimerais revoir encore quelques détails sous Drupal avant de partir. Mais, prévoyante, j'ai préparé 2 litres de planteur pour l'apéro de ce soir, j'ai été cherché une veste mignonette au pressing et j'ai rencard avec Air france demain matin à 10h45. Yihaaaaaa.
Des bises à tous, et ne vous pressez pas pour venir me chercher si je suis prise en otage, j'ai du temps à perdre.
Zouuuu !
Edit d'importance : Aujourd'hui le marcassin de mi corazon a 6 ans ! et une place en centre aéré les mercredi à partir de la rentrée !!! youhouuuuuu !!!
22 mai 2009
Absorber le retard, en vrac 1/2
Tout va bien !
Inutile de déclencher le plan [orsec / hors sec ?] ou l'alerte enfant kidnappé. Je n'ai pas attrapé le virus du cochon malade ni autre d'ailleurs. Merci pour vos petits mots concernés, c'était gentil. J'ai juste déconnecté quelques temps, genre j'avais des trucs à faire, comme par exemple et au hasard : visite d'une super copine de chez copine, déluge torrentiel, cousage de sac, coiffeuse. Bon, au moment-même où j'écris ces mots, un énorme cafard volant s'est empêtré dans le bordel qui trône sur le bureau. C'est donc avec une frénésie toute singulière que je rédige ce post.
Donc ma super pote de chez pote est venue 10 jours et on a ricané à qui mieux-mieux. Et mieux-mieux beaucoup. En plus le roux avait décidé cette semaine-là d'aller voir ses vieilles mère-grands au bout des rouleaux (oui, chacune le sien quand même), ce qui a donné à cette visite un goût de premières vacances sans les parents (mais avec le permis et une voiture et la maturité de la trentaine... hein ?) ce qui en dit long sur les désajustements dans mon couple. Mais c'est une autre histoire. Enfin bon, il est parti en nous rappelant, au cas où, que l'enfant devait quand même aller à l'école cette semaine donc se coucher à des heures décentes, etc. Genre on n'est pas très fiables ! oh ! Mais....
C'était sans compter sur le déluge !!!! Bon, alors si vous avez raté ça aux infos, vous n'étiez pas les seuls, car moi j'étais à l'école le mardi matin de la fin du monde martiniquais et quand on m'a annoncé que l'école était fermée pour la journée, j'étais un peu saoulée de m'être levée pour rien et j'ai dit "ben quoi ? y'a grève ???", ce à quoi on m'a répondu, "mais non madame, il y a des inondations". Ah. Bon alors je suis rentrée avec le marcassin sous le bras (façon de parler... 23 kgs quand même !) et on a cherché sur internet et en effet, il se trouvait que c'était l'alerte orange, restez tous chez vous, papoti-papota, et les inondations, les glissements de terrain et autres voitures flottantes. Ah. Au fur et à mesure de la journée, on a vu des photos, et c'était impressionnant. Sauf que chez nous, il faisait moche (comme toute la semaine précédente), il pleuvait à verse, mais pas d'inondations. Bon, avec tout ça, tout était fermé à nouveau, un peu comme pendant la grève générale. Donc...
On a fait une journée couture !
On s'est cousu des sacs, et oui rien que ça, d'après le tuto de Kristin Laflamme.
On a zappé la partie compliqué du patchwork, mais on a des jolis sacs réversibles. Le patron est marrant à faire, éventuellement la forme est à modifier, mais j'adore le plan on coud des trucs et à un moment on retourne et tout tombe au bon endroit, c'est assez magique et rapide. J'ai persisté dans l'association toile de jean-toile cirée (et le rideau en est mort, malheureusement, alors le roux était un peu fâché quand il est rentré et qu'on se pavanait avec nos loisirs créatifs de bobonne sous l'orage, et maintenant il me menace chaque jour de ne plus m'accepter à la maison si je ne rentre pas avec un rideau en bonne et due forme...), et la copine a pris un chouette tissu violet très foncé tout froissé avec le tissu lumineux à pois (bon goût la copine !).
Voili-voilou.
Là il pleuvait toujours, alors on a décidé d'aller chez la coiffeuse qui a son salon juste sous la maison, ce qui est pratique en période diluvienne. Et le marcassin, à qui j'avais coupé les cheveux fin août dernier et qui avait juré les grands dieux qu'il ne se couperait pas les cheveux avant le 1er janvier 2010 (sa petite lubie perso... Il doit tenir ça de mon père qui se fixe des objectifs genre : "à partir d'aujourd'hui et pour un an, je n'achèterai plus de CD". "Je deviens végétarien jusqu'à nouvel ordre" - ça dure depuis plus de 10 ans celle-là -, "je ne mange plus de riz non plus ni de pain", etc. Les petits défis perso, la solution pour donner un sens à sa vie de la maternelle à la retraite...), le marcassin aux cheveux longs donc, a hurlé de joie pour nous accompagner. Donc je dis à la coiffeuse de lui couper mais en gardant des longueurs puisque son idée de base c'était d'avoir les cheveux longs. Ce que j'imaginais naïvement, c'était surtout dégager la nuque pour qu'il puisse respirer du col. Et la coiffeuse, en professionnelle de la mode des 80's me dit : "on va couper le dessus parce que c'est un petit garçon quand même (ah bon ? c'est pas un marcassin ???), raccourcir aux oreilles, et laisser long derrière, pour qu'il puise se faire sa queue de cheval cet été". Et là ma journée (et les suivantes) s'est illuminée (malgré la pluie qui continuait à tomber en trombe et à résonner sur le toit de tôle). La coupe de footballeur des années 80's, la nuque longue. J'ai consulté l'enfant du regard, il avait l'air OK, et j'ai jubilé.
J-1 : la bouclette [versus] J à J+n: "Viens jouer au foot dans ma roulotte"
Si l'on ajoute qu'il est né le jour de l'anniversaire de Maradona (non, pas Madonna), ça ne peut que lui tracer la voie d'une belle carrière (de quoi au juste ?). J'adore, j'adore. Mais là aussi, le roux est revenu et était un peu estomaqué, arguant que lui-même (et nous par extension ?) était bien trop éloigné, dans l'espace social, du look footballeur pour qu'il consente à apprécier la coupe nuque longue. C'était bien une réflexion de sociologue, ai-je pensé, moi qui...
... ai réussi l'écrit du concours de fermière et me prépare plus ou moins pour l'oral dans une 15aine de jours !
Yip yip yip !
Retour très vite pour la suite de nos aventures rocambolesques où vous découvrirez de nouveaux protagonistes : le jeune en scooter sans-casque-et-sans-scooter et le gendarme romantique ; des esprits torturés (la faute à Psychologie magazine !) et des re-reconversions professionnelles (la faute à.... pas de chance ?).
Cordialement vôtre.
11 avr. 2009
Pop couture ! 10 raccourci...
Rappel au fan-club qui s'ignore : Abonnez-vous à "Pique-mi" ---------> [email]+CLIC !
[mais non je suis pas en panne d'amies et de reconnaissance... enfin, pas tous les jours]
Ça alors !
C'est le 10 du livre 1 pour les JCA. Initialement une robe, raccourcie en top. Je suis uuuuultra contente du résultat !!!!
Donc des modifs :
- J'ai rétréci l'avant de 2 cm en largeur. Je m'étais promis de respecter le patron, pour voir, mais j'ai craqué.
- Au lieu de fronces toutes simples, j'ai fait des plis (creux ?) que j'ai aplatis et cousus sur 9 cm. Ça évite l'effet montgolfière, mais il s'agit pas de prendre des seins... (en même temps, c'est pas prévu !) - et c'est uuuuultra beau !
- J'ai fait en taille 11 et un peu élargi en bas (récupérant ainsi les 2 cm ôtés au préalable...)
Pas mis de bouton dans le dos, on verra plus tard, mais la parmenture (de folie) se tient bien donc c'est joli aussi comme ça ! Du biais rose clair, et toutes les coutures en vert pomme clair.
Idée pour un prochain essai (en robe !!!) : Rajouter 2 cm de hauteur au niveau de la couture des épaules : les pinces de poitrine sont en effet un peu hautes (ahhh, japonaises aux seins haut-placés !) et le top n'aurait pas perdu à être un petit plus échancré (chaleur tropicale oblige).
Une interrogation technique aux connaisseuses du modèle : La couture du devant bleu et de la partie à pois m'a semblé drôlement compliquée (coudre deux morceaux de face en arrondi !), mais il y a peut-être un stratagème tout simple à connaître, n'hésitez pas à me mettre au jus !
Voili-voilou.
[Oui, c'est un grille-pain de la mort qui tue sur la terrasse. Pour les petits-déj avec des tartines marquées de la tête de mort piratesque. La bonne humeur garantie, sans l'ami ricoré. Démonstration prochainement pour poursuivre ma participation au concours de Laurence sur "cuisine et couillonnade"]
Les cupcakes salés, lardons-olives, miam. Et la lettre du marcassin au lapin de Pâques, timbre à l'appui.
A bientôt !!!
02 avr. 2009
Nnnnnn... Nnnnnn.... Nnnnnn !
Ah ah ah !
La voilà cette fameuse robette !
L'intergalactical lapinou m'a offert le Stylish dress book #1 (alias livre 64 chez les JCA) il y a quelques temps, parce que c'est un amour de lapin et qu'il est bon de s'entourer de gens formidables. J'étais drôlement contente, d'autant que c'était une énigme avec des devinettes marrantes et que je ne m'y attendais pas. Drôlement contente aussi puisque c'est un livre qui m'avait pas mal tapé dans l'œil l'an dernier lors de son arrivée fracassante dans la communauté des couseuses japonofiles, et que celle qui n'avait pas cousu une "N" apparaissait comme la dernière des ringardes, d'où les trafics de patrons et les concours improvisés de modèles... Une folie je vous dis.
Alors par quoi j'ai commencé ? Ben une "N" pardi !
J'avoue que je n'étais pas fan du modèle à la base, mais il a l'avantage d'être très simple. Et au final, j'adhère. 

Modifs :
- Bretelles cousues au dos de la robe au lieu de les nouer à la nuque.
- Elastique à l'arrière.
- Bien entendu, - 5 cm au dos, et - 4 cm devant.
Au final, je suis happy as a hippo. Elle est trèèèès courte (et transparente...) donc c'est perfecto à la plage, et sinon, en tunique. Ah, qu'est-ce que je vais avoir la classe au bureau quand je vais commencer mon futur faux taf qui ne donne pas signe de vie... Grrrr, grrrr.
[J'ai mis ma tête de Woopi Goldberg. Je ne sais pas vraiment pourquoi, cherchez pas, c'est nul, ça rime à rien. mais bon, c'est fait, alors hein...C'était juste pour illustrer la courteté de la robe.
Tissu africain trouvé à Fort-de-France, au moins 3 euros le mètre... quel investissement ! Hi hi.
Bon, sinon, j'ai quand même fini par aller au grand concours "Reine des fermières tropicales, édition 2009".
On était mille en lice, c'était chouette, dans un lycée avec une vue fantastique sur la mer. On a écrit des trentaines de lignes sur les maladies nosocomiales, sur le dodo sans médicaments (un petit rhum peut-être ?), sur les djeunes qui picolent comme des trous (oh !), la réforme à tata Bachelot et the best... en special guest pour votre plus grand plaisir.... l'hypnose médicale ! Oh yeaaaaaah ! [J'ai fait une petite blague pourrita sur la sorcellerie et les spectacles de prestidigitation. Espérons que le correcteur ait le même sens de l'humour que moi...]
Donc 30x5 = 150 lignes x 1000 = 150 000 lignes à corriger, à évaluer, à classer, pour ne garder que la crème des aspirants-fermiers.
Là-dessus, on a aussi fait des tests pyrotechniques pour démontrer qu'en plus de savoir aligner 5x30 lignes (dont 30 gagnées de haute lutte... l'hypnose...!), on n'était pas trop mous du bulbe. Des maths, des trucs de logique, d'observation, des textes de géopolitique à remettre dans le bon ordre (!), des dominos, etc. Bon, là, ils avaient dû limiter les frais en récupérant des exos dans un pays du tiers-monde et en traduisant la consigne au traducteur automatique - ou avec un traducteur analphabète sous-payé - parce que c'était carrément incompréhensible (un peu comme une consigne d'utilisation de micro-onde premier prix). Ou alors, c'était fait in purpose, pour noyer le poisson, et le chaland avec. En tout cas, objectif écrémage atteint : j'ai lâché l'affaire sur ces questions-là.
Donc, oral or not oral ? la suite dans un prochain épisode...
08 janv. 2009
Interlude couture, ah ah ah !
Une robe, une robe !
*
Quoi ? de la couture dans un blog de couture ? Mais elle est complètement foldingue celle-là !
Oui, oui, je vous entends ricaner dans vos moon-boots scintillantes que genre ça y est, je me décide enfin à avoir des activités constructives au lieu de m'apitoyer sur mon sort de pauvre hère an-assedisée et entourée d'animaux sauvages et/ou sournois.
Ne niez pas, je vous connais.
Néanmoins, force est de constater que oui, j'ai cousu, et japonais de surcroit.
Donc c'est la première fois que je fais un modèle de ce livre (le 104 de chez JCA). J'aimais beaucoup le rendu sur la jap', et bon, ben, sur moi c'est pas pareil quoi...
Est-ce dû au choix des tissus ? L'association bizarre ne me déplait pas, mais peut-être faudrait-il un tissu très fluide ? J'ai l'impression que c'est toujours la même rengaine...
Lo negativo :
- Devant, ça a tendance à faire gros estomac gonflé (non je n'ai pas mangé plein de truffes !), même si j'ai réussi à aplatir un peu.
- Mais le pire, c'est derrière ! Il n'y avait pas de photos du modèle de dos, et je ne me suis pas douté en voyant le patron. Je déteste ce type de coupe qui me fait un dos massif et pas joli ! Bon, en général, je ne me vois pas de dos, donc ce n'est pas très grave.
- J'aime bien le décolleté plongeant, c'est mon côté femme fatale des caraïbes. Mais c'est quand même limite ! Ça va qu'on habite à côté de la plage... Faudrait que je trouve un chouette collier...
- Mais surtout, j'adooooooooore le petit volant en bas. Ça a un côté un peu magique à réaliser, un peu 'robe de fée'. Je crois que je vais me lancer dans une jupe toute en volants (ahhhh, l'ambition démesurée de la première semaine de l'année...)
Alors pour les détails techniques qui ont leur importance :
- Une fermeture éclair était prévue dans le dos, je ne l'ai pas mise. Vu l'ampleur de l'encolure, pas de risque de rester coincée dedans. Le risque étant cette fois circonscrit à la "ceinture" verte, je n'ai cousu les côtés qu'au dernier moment. J'aurais, au besoin, planqué une fermeture éclair dans la couture latérale.
- Ne sous-estimons pas la petitesse du buste japonais !!!! Après avoir réalisé une merveille de parementure sur toute l'encolure, j'ai réalisé que la "ceinture" verte m'arrivait au milieu des seins (et non, je n'ai pas les seins qui tombent !) Tout ça, c'était bien entendu un coup de l'Empire du milieu, ou de leurs voisins, enfin, vous voyez ce que je veux dire.
Il a donc fallu que j'opère au niveau des épaules pour insérer un empiècement de bien 4 cm, histoire que la "ceinture" (toujours verte, mais bon, on va arrêter de mettre des guillemets, car on sait toutes, au fond de nous-mêmes, qu'il ne s'agit pas d'une ceinture. Hein qu'on le sait ?) redescende sous les seins.
- Biais réalisés avec le tissu, pour la première fois. Pffff, quelle galère. Mais contente du résultat. Surtout que tant pour le biais que pour la parementure, j'ai résisté à l'envie de les faire dans le tissu vert à pois. Mais j'aurais peut-être dû...
- J'ai également rétréci la largeur du buste des deux côtés, au pif, dans les dernières coutures finales. J'ai juste cousu plus étroit et coupé le reste. Et toc !
- Le petit volant du bas a été préparé en fil élastique, puis cousu sur le bas de robe, puis j'ai enlevé le fil élastique.
Bilan : Je l'aime bien, mais je m'attendais à mieux. J'aurais bien, par exemple, aimé avoir la tête de la japonaise sur le bouquin. Enfin, des trucs annexes quoi. En tout cas elle est super agréable à porter, un genre de sac, mais plein de détails féminins !
Donc me voilà revigorée pour me lancer dans d'autres froufrouteries.
Uh uh uh !!!! 2009 will be mine !!!!
* La chanson est tirée de la BOF de This is England. Film hautement recommandé par la rédaction et par Bérénice...
24 nov. 2008
Tunique fleurie (et moche !)
La couture, la couture !
Bon ben voilà, hein, j'ai cousu un truc moche.
C'est pas la première fois alors je ne m'inquiète plus, mais quand même, j'ai peiné à le finir tellement j'étais pas bien motivée.
Les embrouilles et les débrouilles :
- J'ai fait les deux mêmes manchons, au lieu de faire un droite et un gauche, donc c'est un peu bizarre (même si dans la vraie vie ça ne se voit pas trop car on reste rarement immobile et symétrique trop longtemps). D'ailleurs je ne sais jamais comment reconnaitre l'un et l'autre (quand je pense à les couper distinctement), ça doit être un effet pervers de la non-japonophonie parce que j'ai bien noté des petits trucs écrits sur les patrons...
- J'ai réduit la largeur du rectangle du bas au pif
- J'ai choisi un tissu fleuri qui devait être joli mais, bon....
Alors, oui, je sais, c'est un des patrons les plus classiques de la japono-couturade (le 5 du 5 pour les JCA) alors qu'on m'attendait au tournant avec mes nouveaux livres Tokyoïtes. Mais voilà, j'ai voulu remettre le pied à l'étrier sur un truc facile avant de tenter un modèle plus élaboré, et j'avais envie d'un truc qui couvre un peu les épaules because the sun, here comes the sun, tou toulou lou, ah baby, it's allright, ta lalala lalala...
Alors oui, ça remplit sa fonction à merveille. La preuve, je ne l'ai pas quitté en deux jours (bon, parce qu'elle à beau être moche, je m'en fous un peu, ça va pas m'empêcher de la mettre non plus...), avec mise à l'épreuve ultime : fête d'anniversaire de gamins le samedi et randonnée le dimanche, et il est toujours aussi pimpant (avec son épingle de sûreté entre les seins, sexy en diable). Enfin, il n'a pas non plus fait très beau - d'où les photos seulement aujourd'hui.
Allez hop, des illustrations :
Et comme dit l'intrus planqué dans la photo ci-dessus : je triche en mettant ma blouse de bobonne sous une jolie fleur pour la rendre jolie. Eh oui ! Vivent les bobonnes fleuries.
Et prochaine fois, de la new couturade, for sure.
Notons qu'on est lundi, qu'il est 15h42, et que mon conseiller Ass-dick ne m'a pas appelé comme promis. Je vais finir par craquer un peu avec cette histoire à rallonge...
Allez, pour se détendre, une petite bête trouvée dans le jardin...
Compè pingouin (ex-marcassin) nous a assuré que ça ne piquait pas, et nous comme on fait confiance aux enfants de 5 ans, on a caressé la bête. Hi hi hi. Bon par contre, il parait que ça prolifère et que ça mange tout...
EDIT du rouquin : ça ne mange pas tout, ça mange juste les feuilles de frangipanier. (Là où pousse la frangipane, ah ah.)
A bientôt camarades...
02 juin 2008
Fil élastique, le secret
Camaradas du froufrou au fil élastique, ce message vous est directement adressé.
Court, sobre, télégraphique, il vous renvoie au tuto smock réalisé par Miss tartempionne.
Résumé mathématiquement en cette équation à 0 inconnu :
(fil élastique enroulé bien tendu dans canette) + Tac tac tac = Froufrou magique
Et hop !
PS edit : bien repasser le tissu froufrouté pour 'fixer' momentanément le froufrou et pouvoir en faire quelque chose (genre le coudre sur un col ou une manche ou autre - pb inexistant dans les smocks - sinon ça part en spirale toute entortillée !)
01 juin 2008
Top à l'envers et papotages divers
Eh, eh,
Ma rage, ma haine, ma rancœur, mon aigreur, et finalement ma libération et mon soulagement de - bientôt - arrêter de fréquenter ces cons qui pètent plus haut que leurs culs à donné ça :
Comme quoi, ça a du bon de se faire claquer le beignet en comm' de spé (comme on dit dans la pègre universitaire). C'est plutôt sobre, chic et féminin : froufroutage oblige.
Les modifs :
J'ai posé un biais sur le "v", car j'en avais mis sur
les tours de bras et ça faisait moche sans. Je ne sais pas faire les
biais planqués discrets, faudrait peut-être que je m'y essaie.
Les trucs :
J'ai fait les froufous de l'encolure avec du fil
élastique, pour la première fois. C'est un peu magique et ça donne
envie de faire des smocks (genre, la fachonne-victime summer'08 qui
s'ignore encore...).
Le truc relou :
En fait, on voyait sur la photo du bouquin mais
j'avais préféré fermer les yeux : ça baille un peu dans le dos entre
les deux nœuds. C'est sûrement pas très grave, peut-être même pas trop
moche, et de toutes façon, c'est dans le dos, donc nevermind.
Donc c'est japonais, of course, d'un livre peu vu. J'avais craqué sur ce modèle et il était normal que j'inaugure le bouquin avec. Quand j'ai acheté ce tissu - et beaucoup d'autres - sur Purl soho (info spéciale Claire, hi hi), ça m'a semblé coller avec ce patron.
La suite, c'est comme dans tout blog de couture qui se la pète, quand j'ai tenté de faire comme la jeune et pimpante japonaise avec mon pot de lierre :
Je vous épargne ma déambulation hagarde dans toute la maison avec le lierre sec et poussiéreux. Les photos à n'en plus finir, avec mon postérieur en gros plan. Et la juste réflexion que si j'étais un peu plus girly dans l'âme, il n'aurait pas été insensé de m'engager aux côtés potelés du grain de sel qui fait de la rétention d'eau pour remodeler tout cela. Mais, partisane du moindre effort, j'attendrai patiemment que soit confirmé un éventuel séjour sur une plage des Caraïbes avant de me mettre en branle, caloriquement parlant (d'autant que, dois-je le rappeler, j'entretiens ma forme légendaire par des séances bihebdomadaires de gym et de step avec les bobonnes du village et que depuis mon impasse professionnelle, je n'hésiterais pas à renouer avec les sports de combat pratiqués antérieurement pour distribuer des bourre-pifs à qui de droit...).
Voili voilou pour la couturade (et annexes).
Pour le reste, j'ai des nouvelles lunettes mortelles.
Finalement, écaille-corne, c'est parfait ! Merci Alain ! Bravo pour ce SAV garantie du feu de Dieu, dans ce monde de brutes, d'égoïstes, de resquilleurs et autres f... de p.... (oh !)
Maintenant, reste à prendre en main la décrépitude capillaire. D'autant que j'ai gardé ça pour moi jusqu'à présent, mais autant jouer cartes sur table : j'ai naturellement la coupe de cheveux de François Bayrou, avec de la bouclette folle sur le dessus du crâne. Dans l'intimité, 'François', c'est devenu mon nouveau surnom. Sexy sexy, surtout qu'on n'est pas trop centristes à la maison, alors ça émoustille pas grand monde - juste, ça ricane. Je tente de faire évoluer cette malencontreuse appellation en 'Francesco' histoire de faire latino, salsa king, torero, pizzaïolo, genre le sang chaud qui coule dans mes veines ouvertes... en vain !
Et tant qu'en être aux confidences, je vous dis que le pire, c'est que question couleur, François et moi aussi on se ressemble. Autant pendant des années, j'ai revendiqué le cheveux blanc comme signe de la classe, de la maturité, de la sagesse ; autant depuis que je prends des photos de moi à tirelarigot et sous toutes les coutures pour frimer avec mes fringues home-made, je mesure l'étendue des dégâts et suis abasourdie par cette drôle de touffe sans queue ni tête ni couleur homogène ni chatoyante...
Notons que pendant des années, j'ai fait bien plus jeune que mon âge (y'à même la fois où en voyage loin de la civilisation avec une copine de 6 mois mon aînée, on l'a prise pour ma mère et moi pour sa fille... Moi ça m'avait bien fait rire, et j'ai redoublé de couillonnade pour marquer le coup...). Alors avoir du cheveux blanc, ça me posait là (où ?). Mais maintenant que, subrepticement, j'ai fait un saut temporel qui m'a remis en phase avec mon acte de naissance, je me dis que pour être une vraie trentenaire, il faudrait que je camoufle tout ça pour faire 5 ans de moins. On marche sur la tête (de Bayrou...).
Enfin, je philosophe mais je n'ai toujours pas agit sur le front centriste et capillaire. Ça ne saurait tarder. Vos conseils colorés et avisés résonnent nuit et jour dans mon crâne vide... A suivre...
PS : Une bise à Cricri si elle arrive jusque là, hi hi hi. :)
09 mai 2008
Top dos nu ! Et ouais !
Pendant que Lutsi vibre au rythme des plaques tectoniques [allez, récupère au plus vite une connection internet et envoie nous la recette du chou à la sauce cacahuète !!! Ça urge, d'autant que t'as même pas une table sous laquelle t'abriter si ça recommence...], et qu'un autre se pavane dans la mer des Caraïbes pour un soi-disant entretien d'embauche, emportant palmes et tuba, et oubliant malencontreusement son costard [Zouk !], je me suis cousu un petit top dos nu des jours ensoleillés !
Une bien étrange idée me direz-vous, et vous aurez bien raison, parce que les trucs dos nu, c'est vraiment pas mon truc (les raisons classiques, hein : pas assez de sein et l'impression que je ne survivrai pas sans soutif, dos moche, etc.). Mais bon, vu que je suis consciente qu'il s'agit de préjugés sordides et infondés, j'ai cousu un top dos nu. Et ouais. Et en plus, il fait un temps de rêve !
Le 15 du livre 1 pour les JCA, avec une pose de star, la classe quoi...
Je ne me souviens pas de l'avoir vu avant, il est très chouette à faire !
D'habitude, je prends du 13, et là j'ai tenté le 11. C'était bien vu.
Il n'y a aucune ouverture aménagée pour le mettre, ni fermeture éclair ni bouton. Il est donc finalement un peu flottant, du coup très agréable à porter. En plus, il est bien emboitant au niveau de la poitrine, ce qui fait que, bien qu'il ne fasse pas du tout office de soutif (vais-je survivre ?), les nibards n'ont aucune chance de se faire la malle sur le côté (mon honneur est sauf). C'est rassurant...
J'ai fait la doublure de la partie haute en tissu orange [aïki] assez épais. Je pense que le modèle mériterait d'être refait dans un tissu très très fin, pour un effet voilage sexy [oh oh].
Adaptations maison :
- Rétrécissement des largeurs avant et arrière de bien 4 cm pour limiter l'effet parachute et fronces.
- Surplus de largeur rangé à l'arrière dans un pli creux central - qui fait un drôle d'effet finalement...
- Pose de biais sous les seins et en bas
- Ouvertures latérales sur 8 cm en bas
EDIT du vendredi matin après une heure passée dans la rue avec entre 8 et 9 h ! Quand il fait beau, c'est pour de vrai !!!
- Le dos descend bas, puisqu'il faut quand même l'enfiler et qu'il n'est pas ultra cintré.
Idée :
mettre une patte élastiquée derrière ce qui permettrait de coincer un
dos de soutif en maintenant le top plus haut ? à essayer. Ou opter pour
un bout de scotch sous les seins ! hé !
- Comme bcp de
japoniaiseries, la partie basse est censée être gavée de fronces (d'où
le fameux complexe du parachutiste ou de la femme enceinte). Rétrécir les largeurs,
ça veut dire qu'en reportant mon patron sur tissu, j'ai ôté 4 cm de
largeur sur le pan avant et 4 cm sur le pan arrière (enfin, 2 cm à
chaque fois quand le tissu est plié en double = 4 cm x 2... ouhhh,
sortez les calculettes !!!).
Mais du coup, j'ai peut-être un peu abusé, alors c'était juste aux hanches, alors j'ai fait des ouvertures sur le côté en bas. Idée :
peut-être changer la forme de la partie basse en resserrant en haut
pour zapper les fronces, et en gardant la largeur de base en bas...
Sur cette photo, on voit l'effet poche dans le dos. En même temps, on s'en fout, c'est dans le dos... de face il est très bien !!!
C'est vrai que le tissu épais joue pour la bonne tenue. L'idée du voile léger ça suppose des seins magiques qui assurent vraiment en toute circonstance... Mais depuis que j'ai mon dos nu qui pète la classe, je suis ultra décomplexée, youhou ! Je m'en vais sur la place publique brûler tous mes soutifs et me présenter à l'élection de Miss asperge (suspens, hé hé...) !!!
Vive le mois de mai et toutes sur les barricades avec le top japonais !!!
Et voilà ! Bonne nuit !
24 avr. 2008
The chicos 13, with class
Mesdames, messieurs, c'est avec une humilité certaine que je vous présente ce jour la 13 ! [clap clap clap, bravi bravo !]
La voilà donc, cette robe 13, chic et austère ! J'ai bien fait de ne pas rester sur le modèle islamiste (austère aussi, ceci dit, mais pas très très chicos - enfin, pour moi !).
Le tissu est un drôle de tissu, je ne sais pas en quoi il est, mais il ne se froisse pas ! C'est magique, et très dur pour marquer des plis pour coudre quand même, ça glisse dans tous les sens. En plus, le tissus est noir, mais quand on y regarde de très près, il y
a des fils gris clair ou blanc bien rangés régulièrement, horizontal-
et verticalement (ce qui donne une couleur finale anthracite). Et forcément, quand on coud, on regarde de très très près,
ne serait-ce que pour retrouver la petite trace de craie et on finit
hypnotisée, tout simplement. Dur quand même. Bref, ça doit être un faux tissu en polyester ou quoi, qui fait un peu tissu de costard. La classe, quand même, mais normal, n'oublions pas, je suis une working girl avant tout !
Alors des photos autoproduites hier soir dans le salon (on mettra le flou sur le compte d'un équilibre précaire) : 



Alors, oui, on a l'impression que c'est la même photo. Mais, notez la mise en beauté exclusive et les effets de sublimation de la robe austère :
- décontractée, avec un sac coloré nonchalamment porté à l'épaule !
- le lion farceur, qui regarde sous la robe...
- les pantoufles assorties, parce que finalement il faisait froid sur le carrelage...
- ... d'autant plus qu'avec le pied tordu (eh eh eh), rien ne vaut une douce chaleur (et la crème qui sent bon le camphre et autres essences du tigre !)
Voili pour le volet couture.
Pour le volet santé, je tiens à signaler que ça s'arrange. Je boitille de ci de là, je me décoince peu à peu le dos, mais je survivrai, et c'est l'essentiel finalement. Enfin, je vais louper une ou deux semaines de gym dans la salle des fêtes du village, et ça, c'est un peu con quand même, parce que c'est toujours rigolo (et que ça me ferait pas de mal aux mollets à l'heure de les sortir au soleil...) !
Bonne nuit les petits !











































