28 avr. 2008
Baguettes (suite)
Bon, j’ai menti.
Les baguettes, c’est pas ça qui manque à Tokyo.
Voici même le mode d’emploi qui va avec.
Non, mais en fait, y’a vraiment pas de quoi se plaindre: sans vouloir faire de la pub, on a Kayser, Viron et même Paul.
La preuve:

Oui, That's Paul's Boutique... (and you know where they are)
14 avr. 2008
Des baguettes à Tokyo
J’aime vraiment vivre à Tokyo. L’énumération des plaisirs que j’y trouve chaque jour constituerait une liste sans fin, des récits à rallonge, je ne saurais même pas par où commencer. Cela nécessiterait d’écrire un roman ou un blog entier, des billets tous les jours (et certaines le font bien mieux que moi, ça ne fait aucun doute).
Mais une fois que vous aurez été faire un tour chez Gwen (oui, c’est bien le même endroit, c’est que ça vaut le coup d’y retourner !), je vais vous dévoiler ici l’envers (l’enfer ?) du décor. le problème, le gros problème de vivre par ici…
C’est le manque de baguettes.
C’est vrai qu’en France aussi, il y a des boulangeries à tous les coins de rue mais ce n’est pas forcément une garantie de bon pain. Ici, des magasins appelés « Vie de France » ou « Saint-Germain » vendent des genres de viennoiseries (des sandwichs aux spaghettis aussi), mais de pain, nenni (je veux dire du pain, pas un truc sucré et mou la plupart du temps ou dur comme de la pierre, garanti pur rassis)
Il y a bien une pâtisserie qui s’appelle « Maximum Zizi » ...
(ça aussi Kiki, ça va booster nos visites !!!) mais je m’égare, ce dont il est question aujourd’hui, c’est du pain et surtout de la baguette.
Et voilà, ça fait plusieurs jours que je le sais. C’est ça dont j’ai envie : une bonne baguette, fraîche et croustillante, à la mie dense. Alors, j’ai un peu menti parce que, oui on peut en trouver… souvent à l’autre bout de la ville, et donc ça demande une organisation terrible. Ca fait plus d’une semaine que j’essaye de planifier mes déplacements pour tomber au bon moment (le bon jour, la bonne heure), au bon endroit et réussir enfin à manger du bon pain.
En vain.
Mais là, miracle, un rendez-vous qui s’annule la veille au soir… C’est parfait. Ni une ni deux, je prépare la poolish… (ah ah !) et au réveil j’inaugure la journée et la semaine, avec la baguette maison.
Si la baguette ne vient pas à toi, va vers la baguette. Ce sera le dicton du jour. Ne jamais abandonner.
Après vous pouvez faire un petit « sandwich à la salade de chou sauce cacahouète » et c’est le bonheur.
Et il reste même un petit morceau en dessert, avec le café…
Ah oui, la recette:
Pour 2 petites baguettes
- 250 g de farine
- 160 g d'eau
- 1 cc de sel
- 1 cc de levure déshydratée
Le veille préparer la (vraie) poolish :
Mélanger l’eau, la levure et 150 g de farine.
Laisser reposer toute la nuit couvert d’un linge humide.
Le lendemain matin, ajouter le reste de la farine et le sel, et pétrir avec vos petits bras musclés (ou qui vont le devenir) ou utiliser la MAP (ahhhh la MAP, on ne voit que ça sur les blogs, MAP par ci, MAP par là, bon mais comment on faisait hein, avant, sans la MAAAAP !!!) bon, je ne possède pas ce nouveau gadget… mais je ne suis pas jalouse, non non, pas du tout…
Laisser lever la pâte environ 1h, elle doit doubler de volume, puis lui donner un bon coup de poing pour la faire retomber.
La diviser en deux et façonner en forme de baguettes sur une plaque de four.
Ici une vidéo qui explique très bien la technique
Laisser à nouveau lever 1h15 sous un torchon.
Faire des incisions en biais (des grignes comme disent les pros, moi pour ma première fournée, je n'ose pas) et cuire 20mn au four préchauffé avec un petit récipient d'eau à 240°C. Baisser à 220° au bout de 10mn.
Laisser refroidir sur une grille. Dévorer. Recommencer tous les jours.
30 mars 2008
Petit voyage et tradition, hanami, les amis et le cheesecake
C’est un peu long comme titre d’accord, mais ça résume tout. D’ailleurs ce n’est même plus la peine de lire la suite. Passez directement au billet suivant.
Eh, ben non, ne partez pas, c’est une blague, lisez au moins la recette ça vaut le coup.
C’est donc un cheesecake, mais pas n’importe quel cheesecake. Déjà, un cheesecake, à la base c’est délicieux, tous les japonais vous le diront (oui, ajouter une bonne louche de généralités à la recette). Donc, les japonais, spécialistes des cheesecake (chiizu keki dans le texte), sont très forts dans le domaine. Mais là, on atteint des sommets avec le satsuma imo cheesecake. Ne pas se laisser impressionner, la satsuma imo, c’est une vulgaire patate douce. Et même si elle est polie et de bon goût, ça reste une patate.
Je promettais il y a peu une recette de cheesecake léger léger. Bon, il faut bien l’admettre, ce c’est pas celui-là ! Il est plutôt dense. Vous voilà prévenus…
Il est crémeux, doux et fondant…
Alors, passons aux choses sérieuses…
Satsuma imo cheesecake
Pour un moule de 15 cm de diamètre (à fond amovible c’est beaucoup plus pratique)
Pour la base :
50 g de biscuits secs
15 g de beurre fondu
Pour la partie satsuma-cheese :
130 g de patate douce cuite (bouillie à l’eau et refroidie)
50 ml de lait
2 œufs
160 g de cream cheese (à température ambiante ou passé rapidement au micro-onde pour le ramollir un peu)
50 g de sucre
15 ml de jus de citron
les zestes du citron râpés (facultatif)
Dans un robot, réduire les biscuits en poudre puis ajouter le beurre fondu et remixer.
Mettre cette poudre dans le fond du moule beurré et bien tasser avec un fond de verre par exemple.
Mettre au frigidaire 20mn, le temps de préparer la suite.
Dans le robot, mettre la patate en morceaux avec le lait et mixer pour faire une purée.
Ajouter les œufs puis le cream cheese, le sucre, le citron et les zestes.
Bien mixer.
Verser la préparation sur la base et enfournez à 180°C pour 30 à 40 mn.
Laisser refroidir et conserver au frigidaire.
Quand c’est cuit, ça donne ça :
(avec quelques théières en guest star et une fourchette qui nous fait signe au loin... la vie passionnante dans la cuisine...)
Mais il faut attendre toute la nuit pour le lendemain matin l’apporter au pique-nique de hanami.
C’est quand on va voir les cerisiers en fleurs. Et même s’il y a beaucoup de monde et même s’il fait un peu froid, on y va quand même parce que c’est joli. C'est ce que tout le monde dit. Et puis c’est la tradition (d’où le titre… oui, oui, tout se tient).
Alors voilà c’est pour vous mettre dans l’ambiance :
Et là quand vous êtes enfin installés sur la bâche en plastique, quelques verres déjà vidés, des pattes de poulpes grignotées, l’heure est enfin venue de le goûter.
C’est ça, tendez un peu la main en avant... Très bien. Souriez à vos nouveaux amis… voilà, vous y êtes :
Et parce que finalement on n’a pas bien vu à quoi il ressemble vraiment à l’intérieur, une dernière tranche pour la route :
25 mars 2008
précisions de la rédaction - et petite chanson de printemps
Pour confirmer les commentaires du précédent billet, il faut en effet rappeler que la "couturière débutante" et la "cuisinière éclectique" ne sont pas une seule et même personne... même si il y aurait peut-être quelques gènes en commun. C'est ce qu'on dit en tout cas.
Bref, deux personnes et donc quatre mains, mais c'est qu'on en a besoin pour nous occuper de tout ça. Surtout que souvent on les laisse un peu dans nos poches les mains (enfin, là c'est Lutsi qui écrit, et qui en connait un rayon sur le tournage de pouces et les mains dilettantes...)
Bon, c'est vrai qu'on a bien vu que la couturière sait cuisiner... (et donc brouiller les pistes !) Mais reste à prouver que la cuisinière ait des dons pour les bâtis, les fronces et autres emmanchures... Et là, c'est pas gagné. Je vous passe mes essais (mon essai, ça m'a vite calmée) de pantalon improvisé dans un vieux drap, usé et donc tout mou, aux magnifiques couleurs pastels -délavé ?- imprimé de délicates petites fleurs... Une grande réussite... (même l'idée de le recycler en pyjama a été abandonnée immédiatement).
Enfin, voilà qui a donc remis les pendules à l'heure (reste à savoir laquelle...).
Et pour prouver ce que nous avancions précédemment (fuseaux décalés, autre bout du monde...) une petite chanson d'une autre planète: "mossugu haru desu ne"... "c'est bientôt le printemps"... (oui, c'est limite plus de saison, et pourtant on sait à quel point, la saison ça compte par ici).
23 mars 2008
kabochi-mocha
Petite pause dans la cuisine pour reprendre des forces en vue de la lutte (finale ?) qu'il reste à mener.
Et pour ne pas perdre de temps -et se consacrer à la préparation des munitions- voici une recette on ne peut plus simple.
C'est vrai qu'à cette époque-là, il avait été plus ou moins (plutôt plus, je sais) question de pâtisseries délicieuses. Je m'étais un peu avancée. De mon four en ce moment ne sortent pas encore de douceur citronnées, mais le parfum du kabocha -potiron japonais- embaume et enchante tout mon dimanche comme le meilleur des desserts.

En fait, je triche encore car je me demande si l'on peut vraiment parler de recette quand il s'agit simplement :
- d'ouvrir la porte du four
- d'y jeter un kabocha. Même pas la peine de l'éplucher. Bon, vous pouvez le laver quand même
- de tourner le bouton sur 230°C
- et de revenir 1h30 plus tard pour y trouver ça:
Si kabocha il n'y a pas alors un potimarron fera l'affaire, mais puisque ce n'est pas la saison, ça complique encore un peu les choses. Et c'est dommage parce que c'est vraiment bon. Il suffit de découper un couvercle sur le dessus et de creuser dans la chair orange et fondante.
Assaisonner comme on veut.
Pour moi c'était une petite sauce à base de miso et de pâte de sésame. Un peu d'eau à ajouter jusqu'à la consistance désirée.
Et avec ça des mochis au riz complet. Oui, vous savez, ces carrés blancs qui gonflent et se déforment en grillant...
A bientôt pour d'autres expériences dans la cuisine de Lutsi !
09 mars 2008
Effet d'annonce et autres promesses...
J'ai honte, j'ai honte...
Je n'osais même plus venir faire un tour par ici, de peur de voir des tas de messages de toi, des réalisations, des photos amusantes, des blagues et des réflexions qui visent juste... J'avais peur de me sentir à la traîne encore une fois, une lâcheuse, tout ça.
Mais, curieuse quand même, et puis parce qu'il faut bien prendre le taureau par les cornes et se secouer -ou se faire secouer- de temps en temps pour se remettre les idées en place et les pieds sur terre, je viens de jeter un oeil...
et... rien n'a changé ! OUF...
Bon, ça ne veut pas dire que je dois continuer à ne rien pondre, parce que ça doit être que toi, tu es en train de coudre la tenue-qui-tue, un pantalon très compliqué à poche en raglan (!), voire une panoplie de hamster (très difficile !) pour ton chat.
Ça, ça prend un peu de temps forcément, alors que moi je me tourne les pouces en cuisine.
Attention, ce n'est pas que je ne mange pas, mais c'est finalement pas facile cette histoire: penser à faire une jolie photo, écrire un truc pas trop plat autour de la recette... mais surtout, utiliser des ingrédients pas complètement extra-terrestres si je veux que tu puisses y goûter aussi. Et vu que mon quotidien, c'est : natto, kabocha, soupe de miso et goya... je suis mal partie.
Mais, je ne désespère pas, et je compte bien poster un de ces jours une merveille de tarte au citron ou un cheese-cake léger léger...
Voilà, c'était juste pour te mettre l'eau à la bouche ma chère Kiki. (A moi aussi !) Bon, j'ai intérêt à m'y mettre cette fois !
25 févr. 2008
Compote d’hiver pendant qu’il est encore temps
Les cerisiers sont encore nus, mais voici les premières fleurs de prunier.
Le docteur a rappelé : « Ne pas manger froid »
Moi j’ai lu : « Surtout pas d’agrumes et puis les bananes c’est trop yin »
Bon, bon. Alors, que faire avec les fruits qui, justement, attendent dans ma cuisine… ignorant tout des bonnes résolutions qui m’animent : suivre enfin ces conseils, et toutes les autres recommandations que je sais être justes.
Mais, la cuisine, c’est magique, c’est jouer à transformer. Et dans ce cas précis, il suffit de donner un peu de Feu et par là-même, on invente une recette délicieuse. Alors, si c’est pas un vrai tour de magie, ça !
Compote d’hiver
3 bananes
3 oranges
70 g de poudre d’amandes
un demi grain de sel
Couper les bananes et les oranges en morceaux.
Pour les oranges, ne pas hésiter à mettre la peau blanche avec (donc, n’enlever que le zeste). Coupée en petits morceaux, elle donnera une texture intéressante au résultat final.
J’avais lu quelque part, il y a longtemps, que manger cette peau blanche des agrumes, c’était bon pour la tonicité des petits vaisseaux sanguins…
(bon, pour les bananes, c’est plutôt mieux de ne pas laisser la peau)
Faire cuire le tout à feu doux en remuant. Ça va faire une purée.
Ajouter la poudre d’amandes et continuer à cuire un peu jusqu’à ce que ce soit bien crémeux.
Laisser refroidir. Ça va figer un peu.
C’est bon tiède aussi (et ça fera plaisir au docteur).
20 févr. 2008
Dans le coin de lutsi...
Ça y'est déjà quelques trains de retard, miss kikizita est partie en tête et en trombe... moi, j'ai dû m'empêtrer les pieds dans les fuseaux et trébucher dès la ligne de départ...
Bon, et puis pour le premier billet, oui, je triche un peu, c'est même pas moi qui l'ai fait...
Enfin...
Il parait que c'est l'année de la souris - quoi, on est déjà presqu'en mars et c'est trop tard pour ce genre de formalités ?
Non, mais c'est surtout que c'était censé faire partie du colis d'anniv - très très jetlaggé lui aussi... et je les avais oubliées.
Alors, c'est juste quelques bonbons. Pour commencer.
A bientôt !


















