20 avr. 2008
Dimanche en famille... Aïe aïe aïe !
Il n'était pas que question de couture aujourd'hui ! (eh oui, deux posts en une journée, c'est la fête, la fête...)
Un résumé de ce dimanche en famille en deux actes :
- Acte 1, le gâteau qui fait rire : (mais oui, nous aussi on est des grands romantiques !)
Très inspirés par la recette de Tambouille, nous, les zèbres, avons réalisé le gâteau homonyme :
La grimace... inévitable.
La cuisson... gonflée.
Selon le zèbrito grimaçant, ce gâteau s'impose de droit
pour les futurs goûters d'anniversaire (y compris celui - relativement
obscur et méconnu - des 4 ans 1/2...). Genre le gâteau zèbre, c'est le king of the gâteau.
Quitte
à désenchanter le monde de ce petit animal, je lui ai fait remarquer
que la saveur n'était pas à la hauteur de la rigolade de la
fabrication. Il a acquiescé. Je crois qu'on est sur la voie d'un
compromis à l'amiable pour le prochain essai.
- Acte 2, le hamac piégé :
L'après-midi venu, bien blottie sous la couverture, avec en bande-son les cui-cui des oiseaux et les coa-coa des oies voisines [oui, les bandes sons punkouille pourrav', je vous les réserve. Eh eh eh], au soleil, j'ai lu... C'était bon.
C'était Le livre des nuits, de Sylvie Germain. Prenant, saisissant, remuant.
Bon, après , ça a dégénéré. Le petit marcassin et le grand sanglier se sont emparés du hamac. Je les balançais vivement quand la corde de gauche (qui avait passé tout l'hiver à moisir sur l'arbre) a craqué. Ils ont donc terminé écrasés par terre, l'un amortissant l'autre, dans le bon sens, heureusement. Pas de mal, mais bonne rigolade.
Là où ça se corse, c'est que dans notre élan on a continué à jouer avec le hamac. Quels plaisantins. Et alors que je secouais le petit marcassin grimaçant - qui pèse son poids de glands - j'ai senti une douleur fulgurante dans le dos. Mais, peu importe, dans le feu de l'action, on a enchaîné sur une partie de volley-raquettes-foot.
Et là, au climax de l'après-midi sportive, alors que j'allais faire la passe finale (on devait faire 10 passes avant de sauter dans le bain), je me suis fièrement tordu la cheville. Hurlement, tortillage, hurlement, ricanade.
Gestion de la douleur par l'intériorisation, un tableau tout en finesse (sans illustration...): rougeaude et suante, riant nerveusement, affalée sur une chaise, crispée sur la table, en soufflant fort, et toute ce travail de réalignement des chakras réalisé avec le petit marcassin gentil me serrant dans ses bras.
Et donc, à l'heure où je vous écris ces quelques mots, les amishos, je suis assise sur ma handi-chaise de fortune - ma chaise de bureau bien heureusement pourvue de roulettes -, mon pied gauche me lance et semble tout chaud.
Alors, oui, je dramatise, non, ce n'est rien de grave, et après une bonne nuit de sommeil il n'y paraitra plus (prophétie auto-réalisatrice ? difficile à croire...). Mais pour le moment, je boite piteusement en me tenant le dos comme une femme enceinte dans un 3e trimestre avancé. Et dans une maison copieusement garnie d'escaliers, c'est dur.
Bonne fin de dimanche à vous !!!
La burka ! la burka !
Et voilà où nous mène la couture...
Dans ma folie créatrice de ces derniers jours, marquée par le mauvais
goût et la bonne volonté, je me suis lancée dans la réalisation d'une
burka ! Eh oui, les voies de la couture sont impénétrables. [Enfin,
ceci dit, rien de très étonnant quand on note l'infini décalage entre
les aspirations et les résultats - cf la veste de chasseur-cueilleur,
le t-shirt de clown et autres réalisations antérieures, si besoin.]
La riante maisonnée s'était étonnée : c'est quoi ce tissu ? mais tu fais quoiiii ? Et moi de répondre sobrement que c'en était fini des couleurs chatoyantes et autres modèles excentriques, et que la rigueur s'imposait, dans la forme et dans le fond.
Alors j'avais choisi ce modèle chicos, la 13 du livre 1, tellement bien mise en valeur par d'autres, nombreuses et talentueuses (je renvoie à l'antre JCesque)...
Bien décidée à faire une économie multiple de temps, d'argent et d'acquisition de connaissance, j'ai décidée de zapper la pose de fermeture éclair, encouragée en cela par quelques couseuses expérimentées qui s'empressèrent de répondre à mes interrogations par une affirmation que l'on peut résumer ainsi :
"Nevermind the fermeture éclair, here is the petite ouverture bien suffisante"
Assertion fort engageante, mais que l'on peut redéfinir ex-post ainsi :
"Nevermind the 13 chicos, here is the burka !"
[Les punks égarés sur ce blog ou ex-punk reconverties en mères de famille couturières reconnaîtront la référence, expliquant l'illustration musicale de ce post.]
...
Ceci dit, rendons honneur à miss Tartempionne qui, quelques heures plus tard, alors que je me pavanais dans le salon en dansant à qui mieux-mieux avec mon seyant modèle de burka japonaise, s'étant souvenue qu'elle avait élargi l'encolure - d'où le passage de tête facilité - m'en a vite informé par email.
J'ai donc moi-même corrigé cet impair, et possède donc désormais une charmante robe chicos #13...
Photos dans un avenir proche.
Eh eh eh.
17 avr. 2008
Autopsie-time
Quoi ??? encore cette drôle de veste ! Quelle arnaque ce blog !!!
Crachez votre venin les crotales - ah ah, on ne s'en lasse pas de ces petits trucs planqués partout -, c'est un special-post special-dedikass à toi, Krusti, grande admiratrice de ma veste de chasseur-cueilleur.
[J'aurai d'ailleurs bien mis un extrait de cette fameuse compil' "In crust we trust", mais bien étrangement, elle n'est pas sur Deezer. Heureusement pour tout le monde ceci dit. Alors, let's focus : autopsie-time !]
Donc des petits détails intérieurs : au niveau de la parmenture. Une fois posée, ça à l'air simple et même bien fait ! Mais comme dit précédemment, long à faire. Pour les plis creux, des heures d'essayages, de plis cousus en bâti, décousus, épinglés, recousus, et j'en passe, pour arriver à la bonne longueur (de col-parmenture)...
Là, ce sont les drôles de manchons. Plus faciles à faire que la parmenture, car c'est droit. Donc il suffit de faire la parmenture sur 3 côtés, de plier-repasser le côté restant pour bien marquer le pli à coudre, de glisser les manches dans le côté ouvert, et de coudre. En plus, j'ai gardé toute la longueur de la manche dans le manchon (genre 5 cm), histoire de garder l'effet texturé (alors que dans le col, la veste s'arrête à 1 cm à l'intérieur).
Voili voilou, les amis de la nature, vous connaissez toutes les subtilités de ma veste de chasseur_cueilleur ! [Ah ah, notez que ce jour là, il faisait bien chaud et on en avait pas eu besoin. Mais, quand la brise sera venue...]
Allez, schüss !
15 avr. 2008
Veste polysémique ( ? - mais si !)
Rien à voir, mais pour le plaisir (écoutez l'album entier - et le reste aussi -):
Donc, bonjour !
La 27 du livre 5 ! Pour les initiées, bien sûr ! pour les autres, une veste triangulaire, peut-être de femme enceinte - nous
appellerons cela le syndrome de la japono-couturade.
Alors, verdict : mort à la fronce ! y'en a marre de ces vêtements qui nous font passer pour les sœurs des frères Montgolfier ! J'annonce solennellement que ma prochaine réalisation sera fronce-free et pli-creux-free.
Parce que c'est certes bien confortable, mais il est temps de mettre en valeur ces courbes si spécifiques à notre anatomie hivernale, j'ai nommé : les bourrelets disgracieux issus des deux raclettes de la semaine passée. Arrêtons la politique de l'autruche, cousons près du corps, des combinaisons en latex et autres vêtements fétichistes (sans illustration, non mais oh, on raccole soft...).
Bon, je dérive. Revenons à cette 27 !
Les difficultés / the difficulties/ las difficultades / as difficultacaoes (hum hum) :
- Parmenture : J'avais eu de nombreux conseils sur la façon de faire la parmenture, et en effet, c'était un vrai moment de bonheur. Sauf que quand la parmenture sus-citée, ronde de surcroit, doit coincer un morceau de tissu, au niveau du col, ça devient plus problématique. Solution : réaliser la parmenture complète, repasser pour bien marquer le pli, découdre la partie basse, insérer le tissus à coincer dedans, recoudre. Y'a sûrement plus simple !
- Les fronces-plis creux : j'ai transformé les fronces en plis creux. C'est chouette et marrant à faire, mais trop de largeur dans le tissu et donc de gros plis qui auraient mérité d'être affinés. D'autant que le col-parmenture est très étroit, court, et qu'il faut froncer à outrance pour s'y retrouver. Conseil : penser à faire le col-parmenture plus long.
- Avec tout ça, je me suis retrouvée avec une veste un peu style soutane pas très sexy. D'où les deux poches plaquées, pas forcément une bonne idée, mais qui casse le look religieuse-chasseur...
Oups, d'ailleurs me voilà dans le jardin...
A l'attaque !!! BONSAÏ !!!
Et en bonus, cette fois, de circonstance, c'est pour vous donner le goût (je ne m'en lasse pas...) :
Allez, schüss los amishos, et à bientôt !
14 avr. 2008
Des baguettes à Tokyo
J’aime vraiment vivre à Tokyo. L’énumération des plaisirs que j’y trouve chaque jour constituerait une liste sans fin, des récits à rallonge, je ne saurais même pas par où commencer. Cela nécessiterait d’écrire un roman ou un blog entier, des billets tous les jours (et certaines le font bien mieux que moi, ça ne fait aucun doute).
Mais une fois que vous aurez été faire un tour chez Gwen (oui, c’est bien le même endroit, c’est que ça vaut le coup d’y retourner !), je vais vous dévoiler ici l’envers (l’enfer ?) du décor. le problème, le gros problème de vivre par ici…
C’est le manque de baguettes.
C’est vrai qu’en France aussi, il y a des boulangeries à tous les coins de rue mais ce n’est pas forcément une garantie de bon pain. Ici, des magasins appelés « Vie de France » ou « Saint-Germain » vendent des genres de viennoiseries (des sandwichs aux spaghettis aussi), mais de pain, nenni (je veux dire du pain, pas un truc sucré et mou la plupart du temps ou dur comme de la pierre, garanti pur rassis)
Il y a bien une pâtisserie qui s’appelle « Maximum Zizi » ...
(ça aussi Kiki, ça va booster nos visites !!!) mais je m’égare, ce dont il est question aujourd’hui, c’est du pain et surtout de la baguette.
Et voilà, ça fait plusieurs jours que je le sais. C’est ça dont j’ai envie : une bonne baguette, fraîche et croustillante, à la mie dense. Alors, j’ai un peu menti parce que, oui on peut en trouver… souvent à l’autre bout de la ville, et donc ça demande une organisation terrible. Ca fait plus d’une semaine que j’essaye de planifier mes déplacements pour tomber au bon moment (le bon jour, la bonne heure), au bon endroit et réussir enfin à manger du bon pain.
En vain.
Mais là, miracle, un rendez-vous qui s’annule la veille au soir… C’est parfait. Ni une ni deux, je prépare la poolish… (ah ah !) et au réveil j’inaugure la journée et la semaine, avec la baguette maison.
Si la baguette ne vient pas à toi, va vers la baguette. Ce sera le dicton du jour. Ne jamais abandonner.
Après vous pouvez faire un petit « sandwich à la salade de chou sauce cacahouète » et c’est le bonheur.
Et il reste même un petit morceau en dessert, avec le café…
Ah oui, la recette:
Pour 2 petites baguettes
- 250 g de farine
- 160 g d'eau
- 1 cc de sel
- 1 cc de levure déshydratée
Le veille préparer la (vraie) poolish :
Mélanger l’eau, la levure et 150 g de farine.
Laisser reposer toute la nuit couvert d’un linge humide.
Le lendemain matin, ajouter le reste de la farine et le sel, et pétrir avec vos petits bras musclés (ou qui vont le devenir) ou utiliser la MAP (ahhhh la MAP, on ne voit que ça sur les blogs, MAP par ci, MAP par là, bon mais comment on faisait hein, avant, sans la MAAAAP !!!) bon, je ne possède pas ce nouveau gadget… mais je ne suis pas jalouse, non non, pas du tout…
Laisser lever la pâte environ 1h, elle doit doubler de volume, puis lui donner un bon coup de poing pour la faire retomber.
La diviser en deux et façonner en forme de baguettes sur une plaque de four.
Ici une vidéo qui explique très bien la technique
Laisser à nouveau lever 1h15 sous un torchon.
Faire des incisions en biais (des grignes comme disent les pros, moi pour ma première fournée, je n'ose pas) et cuire 20mn au four préchauffé avec un petit récipient d'eau à 240°C. Baisser à 220° au bout de 10mn.
Laisser refroidir sur une grille. Dévorer. Recommencer tous les jours.
03 avr. 2008
Ma 12 à Rio !
Hééééé, imaginez-vous cela...
Une amie qui fête son anniversaire et rien à lui offrir (bon, on était bien arrivés avec une paire de bières et des chips, mais parfois, ça ne suffit pas !). Une amie qui part au Brésil dimanche.
Ces deux amies étant la même personne, le climat brésilien s'y prêtant (selon toute prévision météo), l'envie de lui faire plaisir aussi : J'ai agité mes doigts, et en 5h, top chrono, je lui ai fabriqué un string en crochet !!! Elle était ravie, c'était la fête dans le jardin :
...
...
..??
[Bon, OK, j'avoue, c'est pas vrai. Je tente juste de booster la popularité du bloug à moindre frais. C'est depuis que j'ai vu que les termes "raie des fesses qui gratte" et "scato" avaient permis à des gens de découvrir ce blog via gogole, j'exploite le filon...]
Donc, rétablissons la vérité :
L'amie, l'anniversaire, le Brésil et les 5 heures top chrono sont des faits avérés.
Ensuite, je me suis laissée inspirée par Bernic, elle-même inspirée par moi, et par le Brésil, tout se recoupe !
Et j'ai concocté une 12 (je renvoie à JCA pour les novices), qui aura l'honneur d'aller prendre l'air moite des favelas de Rio ! Chanceuse, cette 12 !
...et bientôt, en exclusivité, les photos :
la 12 sous le Cristo, la 12
sur la plage, la 12 faisant de la capoeira, la 12 mangeant de la
feijoada, la 12 picolant des caipirinhas, la 12 réchappée de la fusillade entre gangs, et autres
aventures brésiliennes.
A très bientôt !
30 mars 2008
Petit voyage et tradition, hanami, les amis et le cheesecake
C’est un peu long comme titre d’accord, mais ça résume tout. D’ailleurs ce n’est même plus la peine de lire la suite. Passez directement au billet suivant.
Eh, ben non, ne partez pas, c’est une blague, lisez au moins la recette ça vaut le coup.
C’est donc un cheesecake, mais pas n’importe quel cheesecake. Déjà, un cheesecake, à la base c’est délicieux, tous les japonais vous le diront (oui, ajouter une bonne louche de généralités à la recette). Donc, les japonais, spécialistes des cheesecake (chiizu keki dans le texte), sont très forts dans le domaine. Mais là, on atteint des sommets avec le satsuma imo cheesecake. Ne pas se laisser impressionner, la satsuma imo, c’est une vulgaire patate douce. Et même si elle est polie et de bon goût, ça reste une patate.
Je promettais il y a peu une recette de cheesecake léger léger. Bon, il faut bien l’admettre, ce c’est pas celui-là ! Il est plutôt dense. Vous voilà prévenus…
Il est crémeux, doux et fondant…
Alors, passons aux choses sérieuses…
Satsuma imo cheesecake
Pour un moule de 15 cm de diamètre (à fond amovible c’est beaucoup plus pratique)
Pour la base :
50 g de biscuits secs
15 g de beurre fondu
Pour la partie satsuma-cheese :
130 g de patate douce cuite (bouillie à l’eau et refroidie)
50 ml de lait
2 œufs
160 g de cream cheese (à température ambiante ou passé rapidement au micro-onde pour le ramollir un peu)
50 g de sucre
15 ml de jus de citron
les zestes du citron râpés (facultatif)
Dans un robot, réduire les biscuits en poudre puis ajouter le beurre fondu et remixer.
Mettre cette poudre dans le fond du moule beurré et bien tasser avec un fond de verre par exemple.
Mettre au frigidaire 20mn, le temps de préparer la suite.
Dans le robot, mettre la patate en morceaux avec le lait et mixer pour faire une purée.
Ajouter les œufs puis le cream cheese, le sucre, le citron et les zestes.
Bien mixer.
Verser la préparation sur la base et enfournez à 180°C pour 30 à 40 mn.
Laisser refroidir et conserver au frigidaire.
Quand c’est cuit, ça donne ça :
(avec quelques théières en guest star et une fourchette qui nous fait signe au loin... la vie passionnante dans la cuisine...)
Mais il faut attendre toute la nuit pour le lendemain matin l’apporter au pique-nique de hanami.
C’est quand on va voir les cerisiers en fleurs. Et même s’il y a beaucoup de monde et même s’il fait un peu froid, on y va quand même parce que c’est joli. C'est ce que tout le monde dit. Et puis c’est la tradition (d’où le titre… oui, oui, tout se tient).
Alors voilà c’est pour vous mettre dans l’ambiance :
Et là quand vous êtes enfin installés sur la bâche en plastique, quelques verres déjà vidés, des pattes de poulpes grignotées, l’heure est enfin venue de le goûter.
C’est ça, tendez un peu la main en avant... Très bien. Souriez à vos nouveaux amis… voilà, vous y êtes :
Et parce que finalement on n’a pas bien vu à quoi il ressemble vraiment à l’intérieur, une dernière tranche pour la route :
26 mars 2008
Mise au point et chansonnette !
Et je ne peux m'empêcher de mettre cette vidéo, en continuation de la tienne Lutsi : Las chicas ma-ña-ne-ras !
Etonnantes ressemblances, non ?
Bon, il faut qu'on décide de codes de couleur pour bien distinguer nos messages. Tu pourrais écrire les tiens tout en gris foncé ? Vale ?
A très vite...
25 mars 2008
précisions de la rédaction - et petite chanson de printemps
Pour confirmer les commentaires du précédent billet, il faut en effet rappeler que la "couturière débutante" et la "cuisinière éclectique" ne sont pas une seule et même personne... même si il y aurait peut-être quelques gènes en commun. C'est ce qu'on dit en tout cas.
Bref, deux personnes et donc quatre mains, mais c'est qu'on en a besoin pour nous occuper de tout ça. Surtout que souvent on les laisse un peu dans nos poches les mains (enfin, là c'est Lutsi qui écrit, et qui en connait un rayon sur le tournage de pouces et les mains dilettantes...)
Bon, c'est vrai qu'on a bien vu que la couturière sait cuisiner... (et donc brouiller les pistes !) Mais reste à prouver que la cuisinière ait des dons pour les bâtis, les fronces et autres emmanchures... Et là, c'est pas gagné. Je vous passe mes essais (mon essai, ça m'a vite calmée) de pantalon improvisé dans un vieux drap, usé et donc tout mou, aux magnifiques couleurs pastels -délavé ?- imprimé de délicates petites fleurs... Une grande réussite... (même l'idée de le recycler en pyjama a été abandonnée immédiatement).
Enfin, voilà qui a donc remis les pendules à l'heure (reste à savoir laquelle...).
Et pour prouver ce que nous avancions précédemment (fuseaux décalés, autre bout du monde...) une petite chanson d'une autre planète: "mossugu haru desu ne"... "c'est bientôt le printemps"... (oui, c'est limite plus de saison, et pourtant on sait à quel point, la saison ça compte par ici).
23 mars 2008
kabochi-mocha
Petite pause dans la cuisine pour reprendre des forces en vue de la lutte (finale ?) qu'il reste à mener.
Et pour ne pas perdre de temps -et se consacrer à la préparation des munitions- voici une recette on ne peut plus simple.
C'est vrai qu'à cette époque-là, il avait été plus ou moins (plutôt plus, je sais) question de pâtisseries délicieuses. Je m'étais un peu avancée. De mon four en ce moment ne sortent pas encore de douceur citronnées, mais le parfum du kabocha -potiron japonais- embaume et enchante tout mon dimanche comme le meilleur des desserts.

En fait, je triche encore car je me demande si l'on peut vraiment parler de recette quand il s'agit simplement :
- d'ouvrir la porte du four
- d'y jeter un kabocha. Même pas la peine de l'éplucher. Bon, vous pouvez le laver quand même
- de tourner le bouton sur 230°C
- et de revenir 1h30 plus tard pour y trouver ça:
Si kabocha il n'y a pas alors un potimarron fera l'affaire, mais puisque ce n'est pas la saison, ça complique encore un peu les choses. Et c'est dommage parce que c'est vraiment bon. Il suffit de découper un couvercle sur le dessus et de creuser dans la chair orange et fondante.
Assaisonner comme on veut.
Pour moi c'était une petite sauce à base de miso et de pâte de sésame. Un peu d'eau à ajouter jusqu'à la consistance désirée.
Et avec ça des mochis au riz complet. Oui, vous savez, ces carrés blancs qui gonflent et se déforment en grillant...
A bientôt pour d'autres expériences dans la cuisine de Lutsi !






























