20 juin 2008
Et la World Devinette Queen est...
... ah ah ! SUSPENS !
Alors, "pourquoi je me déciderai finalement à perdre 3 kilos ?"
Les indices :
- J'avais dit que je ne rejoindrais pas Tichat dans son épopée du popotin, que "j'attendrai patiemment que soit confirmé un éventuel séjour sur une plage des Caraïbes avant de me mettre en branle, caloriquement parlant"
- Suite à ma vidéo pourrie de la fête des asperges en plein Festival de Cannes, j'avais admis que "finalement, la palme, c'est pas pour cette année - quoi que, tout dépend de la palme... Arghhhh quel suspens, une fois de plus, ce blog à cliff-hangers à répétition est vraiment trop machiavélique, oh oh... il faudra à nouveau revenir dans quelques temps voir de quoi il retourne... ."
- Et la reprise des Pixies par Placebo chantonne "I was swimming in the carribean, la la laaaa..."
Il y a donc en effet une histoire de séjour aux Caraïbes...
- Et le détail qui tue, qui fait la différence : "et pendant qu'un autre se pavane dans la mer des Caraïbes pour un soi-disant entretien d'embauche"
Et oui, la World Devinette Queen, c'est le Mouton sauvage, qui a gagné le droit de se payer un billet d'avion pour venir nous rendre visite à la Martinique à partir de septembre prochain !!!!!!
On déménage !!!!
(enfin, façon de parler, parce que pour le moment, l'option c'est plutôt de se débarrasser du maximum d'affaires... et les couettes en plumes ? et mes super bottes en cuir ? les bonnets péruviens ? - inutile de dire qu'on passe notre temps à regarder nos affaires d'un œil suspicieux et qu'on fréquente assidument ebay, bon coin et autres...)
Bravo et merci pour vos participations créatives et marrantes, liant asperge, régime, couturades, lunette et autres préoccupations de ce blog ! Miss asperge, c'est fini pour nous... (on en trouvera bien une autre à suivre l'an prochain)
A bientôt les doudou !
19 juin 2008
Et si je me (vous) lançais un défi ?
Découvrez Placebo!
Fut un temps où je ne fonctionnais que par défi.
J'y entrainais volontiers mes camarades qui partageaient les mêmes périodes de lose : "Se taper un mec avant fin mars", défi mémorable, relevé à la dernière minute, ouf. Faut voir qu'à l'époque, c'était plutôt morne touffe, et c'est le genre de torpeur dans laquelle on s'installe sur le long terme si on ne se réunit pas entre célibataires (filles) en hurlant "défi couillonne" entre deux tequilas, histoire de se reprendre en main - collectivement - dans un délai d'un mois maximum. Enfin, en l'occurrence, c'est moi qui avais gagné. Bon, sinon, on avait aussi des défis académiques : Glisser des citations ou images marrantes dans les mémoires de fin d'années [je dis ça pour Bernic qui s'y colle en ce moment, pour qu'elle termine en beauté ! - par exemple en maîtrise d'ethnologie, j'avais glissé en format A4 entre la conclusion et la bibliographie, une reproduction du schéma de la "trappe anti tank" dessinée par Che Guevara dans son manuel pratique sur la guerre de guérilla. Très pratique cette trappe, très ingénieux. La même année, une camarade qui étudiait la division du travail entre hommes et femmes au fin fond du nulle part tropical avait glissé en annexe quelques pages de blagues sexistes. On avait dit "chapeo". Et une autre avait mis une citation du Hitchhiker's Guide to the Galaxy, de Douglas Adams, en épigraphe de son étude sur les filles-mères de Portland...]. Ces défis nous entrainèrent progressivement dans de longues études farfelues, à l'autre bout du monde. Et là, en tchat, on s'écrivait "défi couillonne !!!" en picolant du rhum chacune devant nos ordinateurs, chacune dans notre fuseau horaire. De biens beaux dégâts teintés de bon goût et de jolis diplômes. Il y eut donc des défis capillaires, des défis alimentaires, des défis hors la loi, même des défis straight-edge ("on n'a pas besoin de boire pour bien se marrer en soirée" - de courte durée, ceci dit). Mais avouons, à l'époque, tout se résumait alors en trois mots : picole - études - (bad/no) sex.
Bref, de l'eau, et pas des moindres, a coulé sous les ponts. Maintenant, je vis retirée de l'influence néfaste de mes camarades de couillonnade, éclatées tout autour du globe mais avec un foyer indécrottable dans notre chère capitale. J'ai une maison à la campagne, j'ai un enfant (marcassin, certes, mais enfant quand même), un compagnon stable - finalement -, je fais partie de l'asso des parents d'élèves, du Conseil d'école, de l'asso de gym du village et que sais-je encore. Une vie de bobonne, sans surprise ni palpitations insoutenables au quotidien. Comble de la bobonne-attitude, je fais des loisirs créatifs, si tant est que la couture en fasse partie. Ce n'est peut-être rien pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup, comme disait l'autre pianiste à bouclettes.
Bon, alors pourquoi je vous raconte ça ? Parce que, le défi, le défi !
... Mais non, pas la "T"
(y'a pas que la couture dans la vie...)
...Le défi, genre, plutôt, "perdre 3 kilos avant mi-septembre histoire d'avoir un corps de rêve"
Je sais, c'est naze. Déjà parce que je manque singulièrement d'ambition (3 kilos), deuzio, parce que ça n'a rien de très original de vouloir perdre des kilos.
Donc : ou c'est que ça devient n'importe quoi ce blog, ou c'est que c'est là qu'y a la devinette ! Eh oui, BINGO ! c'est la devinette, elle est là !
Donc : pourquoi ferais-je une chose pareille ?
Pour les lectrices assidues de ce blog, vous retrouverez des indices là, là et là. De même, la chanson que vous écoutez en ce moment si vous êtes disciplinée ou fan de mes goûts musicaux. A vous Cognacq Jay.
La suite au prochain épisode, of course...
24 mai 2008
Kind of on my way out of the gouffre
MERCI les fifilles pour vos mots gentils et vos conseils de vieilles alcoolos qui en ont vu d'autres.
Pour me reprendre en main, j'ai suivi tous vos conseils, dans l'ordre [cf les commentaires du message sus-cité - par Caligum, Hélène, Tichat, Aline et Claire]:
J'ai lâché l'affaire avec la bière (j'aimais pourtant bien cette image pitoyable de moi au lit, mercredi soir, terminant ma dernière bière dans le noir avant de roupiller), et je suis passée à la vitesse supérieure : rhum (dignement, dans ma tisane de mémère, genre vieux grog des familles, malgré le printemps tiède...).
Malgré mon mal de crâne (et le chat qui m'a miaulé sournoisement dans l'oreille à 5h du matin) je n'ai pas quitté mon téléphone une seconde, pour attendre l'appel de la fac d'en face, qui étrangement, tarde à me contacter (notons qu'ils faisaient aussi partie de ceux qui m'ont claqué la porte au nez y'a deux jours, jouant le rôle d'extérieurs pour assurer "l'objectivité de la commission"...). Je suis donc allée les voir, et avec la secrétaire on a bien craché sur ce système pourri et l'institution, et la conjoncture. On n'a nommé personne, ce qui laissait à chacune le libre choix de son bouc-émissaire, et c'était pas le choix qui manquait pour alimenter ma haine. On s'est quittées sur des encouragements mutuels, genre vieilles combattantes de l'impossible.
Après je suis passée voir ma vendeuse de tissu préférée pour lui montrer ma 13-chicos ,que je ne quitte plus depuis l'audition maudite, histoire d'incorporer cette nouvelle réalité et de l'inscrire dans la longue durée. J'hésite entre un diagnostique de masochisme avéré : prise de plaisir à porter l'objet témoin du délit; ou diagnostique sportif : faut vite remonter à cheval sans quoi j'oserai plus jamais mettre ma 13-chicos en lui attribuant l'entière responsabilité de mes échecs, ad vitam aeternam. Ce qui serait injuste, étant donné qu'elle est trop belle ! C'est d'ailleurs ce qu'a dit ma formidable vendeuse qui m'a lancé le défi de faire un pantacourt et qui m'a également conseillé d'utiliser l'imprimante du bureau pour récupérer les patrons burda gratos. Et c'est pas tombée dans l'oreille d'une sourde, alors forcément, j'ai glissé qu'en plus c'est tout ce qu'ils méritaient ces fils de pute !!! Là aussi, sourires en coin et connivence de couturières contre ces salauds de patrons (bon, c'était pas vraiment ça, mais j'allais pas lui expliquer toute ma vie non plus, alors on est restées sur un sous-entendu de classe - enfin, très large le concept de classe, hein, parce qu'entre elle à son compte et moi dans les limbes d'une quelconque catégorie socio-professionnelle, ça manquait objectivement de cohérence, si l'on s'en remet au classement des CSP de l'INSEE... ah ah ah).
Puis, last but not least, je me suis rapprochée de ma MAC, j'ai chantonné en dansant dans la cuisine et en mettant des miettes de pain au chocolat aux amande partout. J'ai commencé un petit top japonais, pour aller avec mon futur pantacourt. A suivre.
Donc merci les poules pour cet ordre du jour qui m'a permis de mener à bien mes missions de la journée, dans les effluves de canne à sucre fermentée et en entamant un nouvel ouvrage qui, à n'en point douter, me portera vers des jours meilleurs.
Ah, sinon, j'ai également fait un détour chez Afflelou, car, lors de ma prospection de monture qui m'avait entrainée chez l'opticien gérontonphile j'avais découvert qu'existe une 'garantie casse' pendant 3 ans sur les montures, et mes montures cassées depuis septembre périment dans une semaine ! Et hop, pas de problème, pas de question, le tout réglé en 3 mn, avec une vendeuse qui ne m'a reproché ni mon âge ni mon manque de publication ! Elle ne m'a même pas reproché d'avoir pété mes lunettes. Elle m'a même téléphoné une paire d'heures plus tard pour me dire que ma couleur de monture n'existait plus et que j'avais le choix entre noir ou écaille-corne. Et moi qui suis incapable de prendre une décision dans la vie, j'ai naturellement opté pour l'écaille-corne (???), comme un seul homme, sans même comprendre à quoi ça pouvait ressembler ni même les essayer. Bon, inutile de préciser que depuis, un pastis à la main, je me dis que j'ai sûrement fait une connerie et que noir ça aurait été bien mieux, mais peu importe ! C'est gratos, c'est l'aventure, ça fait partie de mon nouveau moi !!! Je me teindrais bien les cheveux aussi dans ma lancée, mais j'attends mes nouvelles lunettes, voir ce que ça dit...
Je suis sur la voie de la sortie du gouffre, la lumière au fond du tunnel, ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh......
21 mai 2008
Noirceur, grrrrrrrr, et arghhhh
Aujourd'hui, j'ai mis ma super robe chicos-13, avec un pantalon noir et un joli collier coloré. Je me sentais en confiance et, bien loin de croire que tout était gagné, je pensais que j'étais quand même à la hauteur.
J'ai été à une audition de recrutement dans ma propre université. Ils ne m'ont même pas classée dans les 5 candidats éligibles parmi les 10 auditionnés, ont préféré des candidats parisiens sortis de Normale Sup avec l'agrégation et tellement de publications formidables.
Je bois des bières et des bières et des bières pour assimiler le fait que j'ai passé des années à bosser avec eux, à bosser pour me former à ce milieu qui me dit clairement que MERDE. Et j'ai beau en boire des bières, j'ai de plus en plus la haine (il faut que je lâche l'ordinateur avant de me mettre à leur écrire des emails à eux, dans leur commission de spécialistes à la con - quoi que... si je me lâche, j'aurais des avancées à vous conter sur le front de la libération des émotions spontanées ! enfin du positif !)
Bref, rien de très joyeux ni de couturesque là-dedans.
Je m'y remets très vite (à la couture), et j'essaie d'en tirer le positif (de ce verdict tranchant).
Bonne soirée !
15 mai 2008
The day of the asparagus
La miss Asperge ? Plus qu'un mythe, une réalité !!!!
(spécial dédikassss à Loloche et Ilda)
Dimanche passé, c'était la fête au village ! (et pas des moindres)
Ah ça oui, vous êtes chanceuses : Je vous épargne le tube musical des soirées de beauf. (Mais si, "la fête au village", mais vous pouvez chantonner quand même maintenant que je vous y ai fait penser, hé hé). Non, non, point de musique, mais ce n'est que pour mieux vous inciter à regarder cette petite vidéo de ma composition, première du genre.
A moi les tapis rouges et la côte d'Azur!*
Donc, une illustration maison de l'inégalable fête de l'asperge et son élection de la miss du même nom. Et oui, véridique.
Deux photos pour vous mettre en bouche, et c'est parti !
(*: bon, finalement, la palme, c'est pas pour cette année - quoi que, tout dépend de la palme... Arghhhh quel suspens, une fois de plus, ce blog à cliff-hangers à répétition est vraiment trop machiavélique, oh oh... il faudra à nouveau revenir dans quelques temps voir de quoi il retourne... . Donc, je disais, pas la palme car y'a une merdouille dans l'image. Assez 'pop art' comme effet, mais du coup, ça ne rend pas honneur à mes talents de monteuse hors pair - ni aux élus municipaux qui ne sont pas tous obèses - on ne peut pas tout leur reprocher non plus ! Mais voilà, je n'ai pas les compétences pour régler le problème technique et il faut abso-lu-ment que je partage mes activités dominicales avec vous avant que ça sente vraiment l'asperge en décomposition.)
Bon, ça dure 3 petites minutes pour les courageuses...
PS : Qu'ai-je donc fait il y a deux jours pour mériter autant de visites de Suisses ? Mystère...
04 mai 2008
Images
Images (décentes) d'un week end (raisonnable)...
Samedi après midi entre piqueuses du Nord :
brochette de broches migratoires,
parties pour un autre foyer.
Rencontres, enthousiasme, têtes marrantes
et tout ça au soleil.
Des haricots et des petits pois qui poussent à une vitesse folle, à l'abri des bêtes voraces.
Il est temps de relire Roald Dahl, le haricot magique, la grosse pêche ou le grand ascenseur de verre, ou autre.
Et un réveil de sieste difficile pour un marcassin profondément parti loin, loin, loin...
A bientôt !
30 avr. 2008
Non à la violence éducative !
Mon official message du jour, c'est ça : Le 30 avril, c'est la...
Journée de la non-violence éducative
Journée mondiale contre la fessée
Bref, on l'appelle comme on veut cette journée de sensibilisation.
A l'origine, je crois, La Maison de l'enfant :
Une association créée entre autres par Catherine Dumonteil Kremer qui écrit des livres didactiques sur l'éducation non violente, une association qui a une web-liste 'Parents conscients' très intéressante pour penser les enjeux de l'éducation dans le respect de chacun. Y intervient régulièrement Olivier Maurel, auteur de "La fessée".
Une autre association sur le thème de la non violence éducative, Ni claques ni fessées.
Bien évidemment, c'est pas qu'aujourd'hui qu'il faut arrêter de cogner et d'humilier les petits, pour reprendre demain ! Cette journée c'est un prétexte pour diffuser l'information et les sources d'information. Profitons-en, y'a de quoi faire !
Allez, et puis tant qu'on y est, j'en profite pour recommander au monde entier la lecture du livre 'Au cœur des émotions de l'enfant' d'Isabelle Filliozat.
Et demain, je recommence avec le droit des travailleurs [ah ah]...
Yo rap !
Lutsi, voilà où je suis depuis ton dernier post : à écouter Paul's boutique en boucle... et le reste aussi !
Je me régale, et j'ai du mal à choisir... alors, des petits extraits trooooop bonnnnns ! So What'cha want
Allez, un autre, Sabotage...
Et puis, No sleep till Brooklyn, avec un son pourri mais une vidéo extra de 86, mais impossible de télécharger...
http://fr.youtube.com/watch?v=RI2IyHXJo5M
Fouillez dans les cartons, ressortez les vieux Cds et les cassettes de compil', et enseignez l'anglais à vos enfants en chantant dans votre salon, tels seront mes conseils de ce jour !
(ah, j'en ai d'autres aussi, mais ça fera l'objet d'un post à part ! Quel suspens...)
26 avr. 2008
Why aïe ?
Petite brève médicale à J+6 de la poly-couillonnade :
Je me suis finalement rendue chez le médecin ce matin parce que si le pied semblait sur la voie de la guérison, figurez-vous que je souffre d'un torticoli-dorsal depuis hier soir ! L'horreur. Ce gros muscle qui travers tout le dos, et particulièrement du côté gauche, j'aurai jamais cru qu'il était si utile. Il sert tout le temps, et même quand je m'en sers pas, j'ai mal, incredible !
Ahhh, le corps est bien fait, ils ont raison les créationnistes, ça n'a pas pu se produire comme ça, par hasard, une mécanique si bien rodée ! Comme quoi, un petit accident domestique et on redéfinit les fondements de croyances qu'on pensait inébranlables. A croire que ça rend philosophe la douleur (du coup, faudrait pas que ça dure trop longtemps, non pas que j'ai des convictions auxquelles je tiens particulièrement, mais bon j'ai besoin d'un minimum de stabilité, comme tout un chacun...).
Je suis censée avoir droit à 3 massages par jour, par des mains douces et bien attentionnées, pour m'appliquer cette petite crème qui sent tellement bon le camphre et autres huiles essentielles... Vu l'oubli ostentatoire que je note de la part du détenteur des mains sus-décrites, je crois qu'il va falloir que je bataille pour imposer cette urgence médicale dans le foyer. Mais ça va être bon... hé hé.
Et puis sinon, cacheton, cacheton, cacheton. Mais bon, rien qui n'empêche de prendre l'apéro au soleil ! Ouf !
Enfin, je me demande si tout ce cirque n'est pas un peu psycho-somatique aussi (ou un genre de punition divine pour les horreurs racontées récemment ? ce serait gonflé quand même)... Je m'en vais penser au sens de mon existence, et je reviens.
Bon week end !
24 avr. 2008
Géronto-trucmuche à la noix !
Il faut que je vous raconte...
Vous vous souvenez que je vous avez confié mes problèmes d'absence de répartie, et j'avais juré les grands Dieux qu'on ne m'y reprendrais pas et que j'entamais un travail en profondeur sur mon Surmoi sur-socialisé afin de laisser éclater ma spontanéité et mes formidables traits d'esprit au grand jour. Tout un programme, ambitieux, certes, mais dans la France d'aujourd'hui, ça paie, je le répète.
Alors, je vous ai épargné le jour où j'ai écrit un email à mon maire sur un coup de tête à quelques jours des élections pour lui dire ma stupéfaction face à sa campagne électorale pourrita et qu'il a débarqué 15 mn après à la maison nous expliquer le pourquoi du comment - sauf que moi j'étais encore dans le train du retour de la ville et que celui qui était tranquillou à la maison n'était pas au courant de ma missive incendiaire. Je les ai retrouvé en train de se boire un petit café dans le salon en papotant politique locale. Bref, un bon quiproquo très vaudevillesque, manquait plus que l'amant dans le placard, et je vous assure, c'était pas le maire (quoi qu'il est mieux en vrai que sur les affiches - mais ça sert à rien que je m'étende là-dessus, on vit dans un bled et vous le connaissez pas). bref on avait ri, et du coup, on s'est fait des amis dans le village, suite à ça, parce que dans l'union de la gauche, on n'est pas rancuniers !
Ensuite, je vous ai épargné la réunion de travail où ça a pété et que j'ai balancé ses 4 vérités à une morue qui se prend pour ma chef, et elle l'est un peu, il faut admettre, mais c'est pas une raison pour prendre les gens pour des cons ! oh eh !
Et là aussi, je m'étais dit, ça fait du bien de dire les choses quand on les ressent.
Alors aujourd'hui, je vais vous raconter ma visite chez Grand Optical.
Oui, j'ai envie de changer de montures de lunettes. Donc j'entre dans la boutique suréclairée, spacieuse, pleines de montures (normal quoi). Et je vois des affiches de la promo du moment :
60 ans = - 60 % !
53 ans = - 53% !
Et là, étrangement, ils ont arrêté de faire des affiches. Par exemple, y'avait pas "23 ans = -23% ! 15 ans ? -15% ! Allez gamin, t'es pas un gros poisson, casse-toi de notre boutique...".
Parce que vous avez compris le concept : ton âge = ta réduction !
Wahou, le truc estomaquant quoi.
Mon sang n'a fait qu'un tour et j'ai commencé à essayer fébrilement des montures, en sentant qu'il allait pas falloir me chauffer longtemps... Et ça n'a pas trainé :
- La vendeuse (souriante) : Bjr, je peux vous aider ?
- Kikizita (souriante) : Bjr, oh, j'essaie des montures. Mais pour les acheter, j'attendrais d'avoir 60 ans, c'est plus avantageux !
- Lv (polie) : ah ah (pincée), vous avez vu notre promotion ?! je vais vous expliquer...
- Kzt (sèche): pas la peine, j'ai compris. D'ailleurs je trouve ça assez choquant de faire une campagne de promotion favorisant les personnes âgées.
- Lv (professionnelle): ah, mais c'est que vous savez, à partir d'un certain âge, les verres coûtent très très cher...
- Kzt (précise): sauf que la réduction elle est sur la monture, pas sur les verres !
- Lv (déterminée): oui mais comme je vous disais, leurs verres coûtent bien plus chers...
- Kzt (professionnelle): et les personnes que vous ciblez, c'est ceux qui ont le plus de probabilité d'avoir un boulot stable, d'être bien payés, d'avoir une mutuelle. Les plus de 50 ans c'est eux qui détiennent le capital aujourd'hui.
- Lv (désemparée): oh mais...
- Kzt (partie en vrille !): et en plus, les plus de 60 ans, c'est eux qui ont fait élire Sarkozy au gouvernement, alors pour moi, votre réduction elle rejoint toute une politique qui favorisent ceux qui sont le plus en place, et c'est insultant pour les autres et en l'occurrence pour les jeunes !
- Lv (point final): Enfin, là, c'est vous qui voyez ça comme ça !
Fin de la rencontre, vente non conclue ! Là, elle s'est vite éloignée et s'est dirigée sur un autre client, plus âgé, pour limiter les risques de prise de tête.
Alors ??? Not bad hein !!!
Alors, oui, j'ai déconné avec l'élection de Sarko par les plus de 60 ans. C'est statistiquement vrai, mais ça n'avait pas trop de rapport à ce moment-là, mais faut voir que j'étais bien remonté alors c'est sorti tout seul !
Alors, oui, j'ai aussi abusé parce que "pauvre vendeuse, elle n'y est pour rien, elle n'est pas responsable de la politique de promotion de la boutique, et que moi / ma cousine/ ma soeur / mon mec / il est vendeur en magasin et que c'est super dur comme boulot, et qu'en plus si faut se coltiner des clients qui prennent la tête, et qu'en plus elle a qu'un BEP force de vente et qu'elle avait même pas réalisé qu'ils faisaient de la discrimination, et qu'en fait t'as raison Kikizita, viens, on va déposer une plainte à la Halde !"
Ah ben, voilà, je savais que j'arriverais à vous convaincre. Ah ah.
Donc, a minima, on classera la déprime de la vendeuse dans la catégorie des dommages collatéraux de cette guerre de guérilla contre le vent sarkozyste dominant - et a fortiori, on peut souhaiter que ça lui ai donné un nouveau regard (ah ah) sur son boulot et ses clients.
Hi hi hi ! Moi, je ricane.
En cadeau bonux, je vous offre une vidéo de 7 seconds, live, "Young until I die". Pas des clients de Grand Optical ça...
Enjoy, et à bientôt !





