Pique-mi et mange-moi...

Les aventures rocambolesques d'une couturière débutante et d'une cuisinière éclectique (euh... enfin, surtout la première).

23 oct. 2009

Maman part en voyage d'affaire...

Medellín, Medellín de mi corazon !!!

Bravo Nini Naphtaline !!! Et bravo pour vos propositions, vous m'avez bien fait marrer.

A moi la coco à gogo, le trafic d'arme, Pablo Escobar, les séjours prolongés dans la jungle, les rançons en millions de dollars, la bouffe marrante... Je suis à donf, ultra excitée, super contente. Surtout que je n'ai jamais été à Medellín mais je garde un sacré souvenir de notre passage en Colombie avec la Sof, en pleine finale de la coupe du monde 98... Photos vintage non-censurées à l'appui...

Photo0830Photo0831 ...l'excitation généralisée, le 14 juillet à l'ambassade à Bogotá et Sof s'emparant du micro "Monsieur l'ambassadeur, plus de champagne, et des Ferreros roche d'or !", le concert punk dans une maison squattée et le type bourré qui sort un flingue et tire vers la foule, tout le monde qui se planque et Mathieu qui ferme la porte au nez de Sof, la ricanade à Santa Marta et le camping sauvage et naturiste sur la plage, les files de bus arrêtés la nuit en pleine campagne des heures durant sans qu'on sache vraiment pourquoi, et nos interminables discussions stratégiques sur la guerre de guérilla...

On avait ri, c'est peu de le dire. On était bien fatiguées aussi après...

Bon, là, ça va pas être la même, j'ai mûri (ah ?). Mais bordel, Medellllllííííííííííííín !!!!! L'éternelle primevère !!!!! Pabloooooooooo !!!!! Ah oui, vu que je suis un peu tête en l'air, j'avais complètement zappé que Pablo il s'était fait descendre en 1993. Moi j'étais convaincue qu'il était en taule aux États-Unis, mais je rêvais secrètement qu'il soit aussi à Medellín histoire qu'on puisse aller se prendre une tasse de thé en papotant. Bon, c'est foiré, joder !

Donc c'est surtout que ça va être un peu plus sérieux parce que c'est un voyage professionnel, oh oh. Y'a un congrès sur "l'intégration régionale et la cohésion sociale" où je dois présenter, en español caramba !!!, le fonctionnement d'un site internet et d'un forum monté sous Drupal. Bref, pas trop de prise de tête, sauf qu'à l'heure qu'il est, moi-même je débute avec Drupal, mais j'aurai toujours une semaine d'avance sur eux, hé hé. Donc coolos, en plus y'aura des tas de conférences délires par des chercheurs venus de plein de coins du monde : sur la sécurité urbaine, les milices privées et la politique de la ville, les migrations transfrontalières de prostitué(e)s transsexuel(le)s (euh, y'a pas plus provoc' comme sujet ?), la gestion des ressources stratégiques dans un pays un peu chaotique et dans d'autres, et tout, et tout, et tout... Forcément, j'ai commencé à guetter ce qu'il en sera du programme extra-académique, concerts punks dans maisons squattées (non, yé né pas changééééé), musée Botero, tatoueurs (encore une bien bonne idée...) et autres couillonnades. Donc comme acte de clôture à ma carrière pourrita de chercheuse, c'est plutôt pas mal !

D'autant que, turning-point de ma vie professionnelle.... Ta ta taaaaaaa : J'ai trouvé un CDD !!! (en fait, hier j'en ai même trouvé deux, et j'ai dû choisir, incredible quoi...) Alors début de semaine prochaine, j'enchaine trois inventaires. Semaine suivante, Colombie. Puis re-des-inventaires, et mi-novembre, six semaines à Nature et "trouvailles". Au rayon bien-être, c'est tout moi ça, le bien-être... C'est à 6 mn en vélo de chez moi, l'équipe a l'air très sympa, j'aime l'encens, et on va rigoler à faire des pyramides de produits pour Noël, le pied !!!

Donc normalement, entre les heures de pointage à la gare la semaine dernière, les inventaires, le CDD, je devrais arriver à mes deux mois de cotisation d'ici mi-janvier... donc chômage indemnisé... donc financement de la formation de fermière assuré !!! Ahhhhhhhhhhh !!!

Et pour finir, je vous invite chaudement à regarder le film "Mémoire des couleurs" qui ne dure que quelques minutes et présente le voyage photographique de Jaime Ocampo Rangel, superbe... Et, joli hasard... il est Colombien !

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

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21 oct. 2009

Chômage + voyage d'affaire = WTF ! (+ edit)

Ah la la, les fruits du dur labeur, tout ça (un peu plus et je vais devenir chrétienne)

Donc après avoir envoyé des CV à la cantonade et distribué des candidatures spontanées à qui en voulait et qui n'en voulait pas aussi, il y a enfin quelques éclaircies dans ce long tunnel sombre et qui sent le renfermé qu'est le chômage de longue durée et non indemnisé, d'autant que mon RSA, je l'attend encore...

Déjà, la semaine dernière, c'est en vélo et par une température extérieure frigorifique de 1°C que je me suis rendue à la gare à 5h50 pour sonder les passants jusqu'à 20 h. Une belle et longue journée emmitouflée dans l'écharpe moelleuse d'Emmath, avec trois pulls, un beau K-way orange, et des moufles boliviennes de toute beauté. J'ai remis ça le lendemain pour une session d'après-midi. En résumé, on a eu froid mais qu'est-ce qu'on a ri. Et moi qui m'y connais en rigolade, j'affirme sans hésitation (et en généralisant abusivement après 19 h de boulot) qu'on rigole plus dans les boulots non qualifiés que dans les boulots qualifiés. Là-dessus, une collègue de gare m'a refilé un plan pour aller faire des inventaires, donc si je ne trouve rien de mieux au plus vite, ce sera mon programme de la semaine prochaine, en horaires décalés, oh yeah ! A moi les hangars des zones commerciales la nuit...

Mais entre temps, des vieilles candidatures restées sans réponses se sont réveillées. Dring dring. Donc à confirmer dans les deux jours à venir : un plan sympa de vendeuse dans un genre de petit resto à emporter ou un plan sympa de vendeuse dans une grande enseigne genre 'on aime la nature et les aventures' ou un plan pèle-toi-les-miches-dehors-toute-la-journée à recruter des donateurs pour une ONG (mais le mieux payé de tous les plans !) ou un plan working girl dans un établissement bancaire pour faire des transferts de compte épargne... Et tout ça devrait se décider d'ici la fin de la semaine. Délire quoi...

Alors forcément, je suis happy like a hippo, et je m'imagine déjà bossant de nuit, vendant de l'encens, des sandwichs bio en triangle, avec un k-way en couleur criarde pour me prendre des vents par les gens toute la journée, et en tailleur et porte-jarretelles devant un écran d'ordinateur. C'est mon côté enthousiaste, je me projette un peu trop.

Mais en fait, le problème, car y'a toujours une couille dans le potage, c'est que j'ai un contretemps de taille pour la semaine du 2 au 6 novembre, ou plus précisément, du 31 octobre au 8 novembre... Ben oui, je serai absente. C'est bête hein... Forcément, je n'en parle pas aux employeurs potentiels, parce que ça fait pas très sérieux de chercher du boulot alors qu'on se casse une semaine. J'essaie de trouver, et je négocierai après... Donc, je serai "en déplacement professionnel" aux frais du Paradis fiscal de proximité. Ben oui, ma vie manquant cruellement de sexe, drogue et rock'n'roll (barrer les deux mentions inutiles), et ma passion de la moustache me rongeant, je vais voir si l'herbe (?) est plus verte (?) ailleurs.

Forcément, jeu : Où je vais ?... 4 indices énormes :

Photo4

photo2

photo9photo10

J'ajouterai pour terminer sur une note comptable que j'en suis à mon 98e post, et que j'ai quand même intérêt à assurer pour le 100e qui devrait être publié la fameuse première semaine de novembre...

Excitacion, excitacion camarados !!!!


Edit : un peu de sérieux camarades, il faut un lieu précis, ville + pays... On ne peut pas dire "Allemagne", "Espagne" et prétendre gagner le grand jeu concours du 21 octobre !!!! (d'ailleurs faut que je pense à un panier garni...)

Et sinon.... ahhhhh, je crois que j'ai trouvé du boulot !!!! A suivre (de très près !). Hi hi hi.


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13 oct. 2009

Well done etc.

Mission accomplie !

On était nombreux, enfermés dans plusieurs amphis. On a fait des tests pyrotechniques sur un rythme effréné pendant 2 heures, puis on a enchainé sur une étude de texte pendant deux heures. Je vais pas faire la modeste, je pense que j'ai cartonné sa mère. Le texte était un article du Monde sur une recherche sociologique sur les valeurs des Français et le phénomène d'individualisation. Autant dire que les consignes : présentez le texte, la problématique, les idées principales, commentez les données chiffrées n'ont pas été trop compliquées à suivre. Je me demande si je n'ai pas fait un peu de zèle quand même, ce qui me ressemblerait bien, mais bon. Bref, les résultats dans un mois et l'oral fin novembre.

Ensuite, j'ai rejoint deux compères parisiens venus pour le week-end, et on a bu des cruches de picon en se débriefant sur nos vies sexuelles pendant des heures. Enfin, là, y'en avait pour qui ça a été plutôt rapide comme débriefing, mais je ne citerai pas de noms. Hum. La soirée s'est terminée à la maison dans les volutes rhumesques et j'ai vainement tenté de convaincre mes camarades du talent de Danny Diablo. Après, tout est devenu très flou et je ne suis pas sûre d'avoir vraiment été présente.

Sinon pour m'assurer un avenir radieux, j'ai été déposer une demande de RSA hier matin. La vie est belle.

Ah, et le marcassin a découvert les joies du survêtement hier (ben ouais, il en avait pas avant...), et voulait dormir avec et ne plus le quitter. Là j'ai dit non quand même, mais ce matin, il l'a remis et avec ses chaussettes dessus, remontant jusqu'au genoux. Et là j'ai dit, arrête tout, c'est moche. Et il a dit, non, moi j'aime bien. Quand je vous dis qu'on a la classe...

Oui, des photos vite ! :-)

Et puis quand même, dernièrement, entre Jean Sarkozy, Frédéric Mitterand, Martin Hirsch, et France telecom, la France, ça pue. Et après on s'offusque de graffitis qui disent "nous détruirons votre monde morbide"...

A +

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09 oct. 2009

Avant le jour-J

Ahhhhhh !

Pas trop le temps en ce moment, la tête ailleurs.

Je multiplie les candidatures, ça ne donne pas grand chose. Ah si, je vais compter les gens à la gare la semaine prochaine pendant 1 1/2 jour, le pied quoi. Alors je recontacte mes anciens employeurs qui auraient oublié de me donner l'attestation de fin de contrat pour essayer de la faire valoir à Popole emploi qui m'oppose qu'on ne peut pas faire valoir des droits ouverts avant la fin de mon dernier contrat. Bizarre. J'essaie quand même de faire rapatrier mon dossier papier de Martinique, c'est plus compliqué qu'on ne l'imagine (enfin, façon de parler, parce que justement, avec Popole emploi, on a appris que tout transfert de dossier est compliqué...). Vive la bureaucratie. En attendant, rencard lundi à la CAF pour le RSA, yeah. Donc si quelqu'un a un CDD pour moi de n'importe quoi, je suis preneuse puisqu'il faut absolument que je trouve un contrat de 2 mois avant début février pour me faire financer la formation de fermière. Un peu stressée quoi.

Donc, re-le concours de fermière, c'est demain. A moi les révisions depuis quelques jours, mais difficile de me remettre dedans.

Et puis demain c'est aussi la date limite pour le rapport de la recherche sur laquelle j'ai bossé cet été, alors un peu l'angoisse de pas participer plus que je ne voudrais, mais là les dates coincident mal.

Sinon mes cartons martiniquais sont arrivés et les déménageurs (et non pas les bébés nageurs...) ont perdu mon lit... qu'ils ont retrouvé dans leur entrepot je sais pas où, et doivent me le ramener ils ne savent pas quand. OK...

La cohabitation avec le hockeyeur se passe bien. Il fait un peu la sangsue et je fais un peu la mère excédée, mais on va trouver un juste milieu...

Je sais, faut que je vous montre une photo de nos nouveaux look, avec slim et bottines à talons que j'ose pas mettre vu que je ne sais pas marcher avec des talons, du coup je mets le slim avec mes basquets et ça fait super hard-rock. 80's power.

Donc rien de passionnant, mais des petites nouvelles quand même. Pour le coup, je vous mets une petite vidéo de Danny Diablo vs The vendetta. Une découverte récente de laquelle je ne me passe plus. Ca fait du bien de ne plus écouter de zouk...

A très vite pour d'autres aventures !

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25 sept. 2009

Nouvelle vie, nouvelle tête, nouveau look, etc.

Elle est bien bonne celle là !

Bon, alors je vous passe les détails : on est partis, on est arrivés, on s'est bien demandés ce qu'on faisait là, on s'est laissés porter par l'enthousiasme familial, on a nettoyé notre sauna suédois, on a emménagé avec des affaires récoltées ci et là, on a chopé la crève, on a cru qu'on allait mourir de la grippe A, on a longuement hésité à l'idée d'acheter un thermomètre à 6,90 euros pour guetter la fièvre supérieure à 38,5°C ou à attendre que nos affaires arrivent un jour (là j'ai joué la radine et j'ai dit au marcassin qu'on attendrait les cartons pour avoir de la fièvre), on a fait sa rentrée en CP / s'est présentée comme représentante des parents d'élèves dans ladite école, on a choisi de faire du hockey sur glace histoire de déjouer le choc thermique / on a fait des démarches administratives à n'en plus finir, qui ne sont d'ailleurs pas finies.

Et on est toujours vivants. Comme quoi cette histoire de grippe porcine, c'est du pipeau, parce que moi je m'étais préparée mentalement à revenir dans un pays apocalyptique et post-nucléaire avec des gens pâles et angoissés qui se parlent à travers de masques blancs. Rien du tout, on nous a menti. Les habitants de Tours au contraire très chaleureux et marrants et cordial. Y'a même des tas de P-C-C (les intemporels punks clochards avec chiens), des pauvres qui font la manche et autres familles populaires blanches, trois catégories bien absentes du panorama martiniquais. Bref, rien à redire.

Donc avant-hier j'ai rencontré mes voisins. En fait en fin d'après-midi, j'ai héroïquement détecté, malgré ma truffe bouchée depuis une semaine, une odeur de gaz au 1er étage de l'immeuble. J'en informe la gardienne qui appelle qui de droit puis je vaque à mes occupations : aller jouer avec des avions en polystyrène en bas de l'immeuble et me faire des mèches blondes. J'étais donc tout à ma deuxième activité quand le hockeyeur fou poussa des hurlements en ouvrant la porte d'entrée, comme quoi des types avec une grosse bombe voulaient faire péter l'immeuble. Puisqu'on peut supposer que son patrimoine génétique paternel l'ait rendu un tant soit peu sensible aux explosifs, j'ai pris la menace au sérieux. Et me voilà sur le palier avec mes mèches sur la tignasse, pour rencontrer mes voisins :

"Bonjour, je suis Kikizita, la nouvelle voisine, je me fais des mèches"

Ce qui, d'après moi, a fait très bonne impression.
Ensuite on a démasqué les supuestos bomberos qui étaient les types de gaz de france, vu que la fuite venait de notre étage en fait, et le voisin d'en face nous a invité à boire moult apéros et manger aussi quand même du riz avec du poulet et plein de crème fraiche. Il est sympa et écoute du punk-rock, ce qui rend l'idée de voisinage tout à fait formidable. On a déjà décidé d'aller voir des tas de concerts et de boire du pastis. 

Ah, prenant ma destinée en main, j'ai aussi acheté des vêtements chez [hasch et aime], qui m'avait bien manqué aussi cette année. Et sous l'influence rigolarde du marcassin avec qui on s'est tapé des fous-rires dans la cabine, j'ai acheté un slim en velours noir côtelé avec des fermetures éclair aux chevilles. Bien sûr, je partage l'idée que les slims, ça ne va à personne, mais du coup, je vois pas pourquoi je m'en passerai, je suis pas pire qu'une autre. Et puis si ça fait des fesses moches, ça fait des chevilles jolies, et ça me rappelle mon jean neige à fermetures éclair de quand j'étais en 6e au Collège Jean Lamour (mais peut être qu'à l'époque justement, le slim ça m'allait...). Et toc ! bon, j'ai acheté aussi des tas d'autres fringues parce que quand même, il fallait que j'ai l'air propre sur moi pour chercher du travail...

Donc habillée, méchée, je me suis lancée ce matin dans la réponse aux annonces de boulot potentiels. Dans une volonté d'optimisation, j'ai rédigé deux CV, le CV classique, et le CV arrangé. Dans le premier je synthétise mes vraies expériences et compétences. Ça c'est le CV avec lequel je ne trouverais pas de travail parce que over-qualified. Et dans le deuxième, j'arrête mes études à mi-chemin, et je m'invente une expérience de secrétariat sur les projets sur lesquels j'ai réellement travaillé. Et c'est censé être le sésame vers une expérience professionnelle à durée déterminée en attendant la rentrée début février à l'école des fermières. Donc ça sent déjà le jonglage qui va partir en couille. Ce qui n'a pas manqué.
Donc me voilà rédigeant une lettre de motivation pour être vendeuse à Carrouf ("j'aime la grande distribution et la lumière artificielle..."), je l'enregistre, j'écris l'email correspondant, je joins mon CV arrangé, je me rends compte que je n'ai pas donné un nom très parlant à ma lettre de motivation, je la renomme, je la joins au mail, je l'envoie.
...10 minutes plus tard, je me rends compte que la LM que j'ai renommée et envoyée correspond à une candidature pour un boulot de responsable pédagogique en Martinique auquel j'ai postulé il y a un an en faisant abondamment valoir ma vraie expérience. Ah ah. Ricanade. Récupération de la LM-carrefour-vendeuse dans la corbeille, renommage, envoi d'un deuxième email de candidature en faisant l'air que rien "hé hé, suite à une erreur dans le premier envoi, voici donc les documents correspondant à ma candidature, les salutations cordiales, papoti...". Si ils comparent les deux LM, ils vont me prendre pour mytho-woman...

Comme quoi, chercher du boulot, c'est pas à mettre entre toutes les mains. D'après mes courriers de ce matin, j'ai donc  l'ambition de devenir vendeuse au rayon textile de Carrefour ou standardiste dans une centrale téléphonique ou agent administratif pour numériser des documents ou... responsable d'une structure sociale d'aide aux familles. Délire quoi. A suivre.

En attendant, WE dans l'ex-paradis fiscal le plus proche...

A bientôt mes petites cailles !

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04 sept. 2009

Good bye cruel world...

Mesdames et messieurs, bienvenue à bord du vol papoti papota...

Ben oui quand même, je prends l'avion demain, enfin, tout à l'heure. Comme il se doit, ces derniers jours ont été emplis d'apéros, bouffes, fiesta avec piscine et champagne, trempettes en mer, et faisage de valise. A l'heure qu'il est (tard !), je déborde de missions diverses et variées :

  • peser des trucs de 20 kgs max et emballer des bouteilles de rhum/piquer le rhum arrangé dans la cuisine alors que le Roux dort comme un sourd.
  • copier des trucs d'un ordi à un autre pour ne rien oublier (et flipper devant l'annonce des temps restants...)
  • faire des piles de choses à prendre dans la cabine/dans la soute/à jeter.
  • mettre à jour mon profil fesse de bouc/commander des bouquins en ligne pour avoir du courrier vite fait/écrire à mon banquier/faire des parties de spider solitaire (genre les trucs pas urgent du tout mais que je fais quand même maintenant !)
  • Electrocuter les derniers moustiques qui me harcèlent les doigts de pieds. Ah ah, salopiauds, chkrach !

Et demain, à l'aube, à l'heure où ne blanchit pas la campagne, débarquent les deux pingoins camarades de l'enfant, habillés avec leur uniforme scolaire pour que je les emmène une heure plus tard à l'école. Puis de valise en valise en amis à revoir encore une dernière fois, nous partirons à l'aéroport ! Là, le chassé-croisé  de bison futé fait atterrir une copine deux heures avant notre décollage. La bouteille de planteur est déjà au frais pour fêter ces brèves retrouvailles. 

Mais au-delà de tous ces préparatifs somme toute attendus, on pourra se souvenir de cette semaine comme de celle où j'ai eu le bras long !!! Le flash back...

  • Début juillet : "on n'a plus de place en CP", m'annonce la directrice de l'école à côté de chez mes parents.
  • "Oh oh, ça sent le roussi", ai-je alors pensé. Je contacte d'autres écoles, tout est fermé, c'est les vacances.
  • "Il n'y a pas de carte scolaire dans le centre de Tours" me dit joyeusement la dame de la mairie, "rappelez les écoles fin août, vous trouverez bien une place quelque part". "Oh oh, la mierda en perspectiva", ai-je alors pensé, rapport au cherchage d'appart.
  • Finalement on trouve un appart où on prévoit de vivre nus (the swedish spirit grâce au lambris et au chauffage collectif) et on vise l'école du quartier, à 300 m.
  • J'écris 2 mails à cette école pour demander l'inscription du pingouin. Sans réponses.

Ce début de semaine a donc été consacré à cette noble tâche : trouver une place en CP pour ce foutu morpion ! Mais c'était sans connaitre le fonctionnement diabolique de l'école publique et obligatoire...

Quand l'école de quartier est fermée jusqu'au mardi (pour une rentrée le jeudi) et qu'après 1 jour et demi de poireautage et d'appels téléphoniques sans réponse la directrice annonce, le mercredi en milieu de matinée, ne plus avoir de place, difficile de se retourner. Après des dizaines de coup de fils ou d'emails aux écoles (sans réponse), à la mairie (qui me conseillait de prendre le bus si je devais scolariser mon enfant loin de la maison...), c'est la piste de l'inspection académique qui a payé : Laisser un message sur une boite vocale le mercredi soir / se faire rappeler le jeudi matin à 9 h pour expliquer plus en profondeur la situation / recevoir 30 mn plus tard un appel de la directrice de l'école la plus proche qui a retrouvé une place dans l'une de ses classes. Jeudi 11H, pingouin inscrit à 300 m de la maison. Mission accomplie !

That is, avoir le bras long, to have the long arm. Yihaaaaa.

Et leur suppression de carte scolaire, qu'ils aillent se la mettre au fion. Parce qu'il était hors de question qu'ayant une école à portée de pieds, gérant seule cet animal et n'étant pas motorisée, je me retrouve à le scolariser à perpèt'.

Sur le récit de cette glorieuse étape de ma vie face à l'adversité bureaucratique, je vais me pieuter. La chache me harcèle pour notre dernière nuit ensemble. Elle veut me grimper sur le ventre pour ronronner et dormir, hi hi. Ronfle, ronfle.

"A un autre soleil", comme on dit ici. Enfin, sauf si c'est la tornade et/ou qu'on se crashe dans un genre de catastrophe aérienne transatlantique (et oui, le triangle des Bermudes, toujours lui).

Crac, plouf, la boite noire, la boite noire !!!

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29 août 2009

Août 09 / Bilan

Youhou companeros !

Ce qui est bien, c'est que vu que c'est l'été, personne ne s'est rendu compte que je manquais à l'appel et que je glandais sur l'ordi sans poster. Pourtant, quelle agitation (enfin, ça va quand même).

Donc j'ai gardé la maison d'une amie et mon pote Arnaud est venu pour une semaine.

La dernière fois que j'avais vu Arnaud, c'était pour notre virée tokyoïte il y a un an de cela, qui avait été plutôt sportive, alcoolisée et ultra-dépaysante. Cette fois-ci, Arnaud étant fatigué par sa vie de developping-baroudeur de l'Afrique sub-saharienne, on avait un objectif précis : plage ! le reste étant relégué à l'arrière-plan.

On s'est bien occupés, entre une obsession perverse à frôler la force rouge (et donc réduisant les indices solaires de jour en jour alors qu'Arnaud se caractérise quand même par sa blondeur et sa peau fine et claire - enfin, tout bien réfléchi, il se caractérise aussi autrement), la découverte des plages de rencontre (!!) et autres soirées foyalaises (de Fort de france, c'est comme ça qu'on dit).

Donc on a ri, on a glandé et un des rares soirs où on est sortis de chez nous, on a enchainé les bières + mojitos (on s'est retrouvés, à notre grande surprise, dans un bar à smoothies... what the heck... heureusement qu'ils avaient du rhum) + ti-punch + moult vodka/redbull = soirée zouk à mourir de rire, à danser comme des fous jusqu'à 4 h du mat', quand fermait la boite. C'était très drôle car Arnaud était en short de bain, et moi en vieille robe de plage, alors que tout le monde était plutôt habillé un peu au moins. Mais on a vraiment ri avec les gens, c'était super.

Ce Arnaud, il est irremplaçable. Alors que dans le Tokyo tourbillonnant il nous lisait des pages et des pages de Chomsky sur le Moyen Orient pour partager ses révélations du moment, il m'a cette fois abreuvée de la "Chinafrique", et des enjeux géopolitique du triangle Chine / France / Afrique. Quel exotisme.

Ensuite, il est reparti vers d'autres aventures, l'enfant est rentré, la propriétaire de la maison aussi, et j'ai réémigré chez le Roux, un peu chez moi aussi pour quelques jours.

Pour remercier Isa qui m'a confié sa maison et voiture pendant un mois, je lui ai cousu un petit top super chouette (et acheté du super rhum trop bon). Pour les photos, faudra peut-être patienter étant donné que mon APN a rendu l'âme et que les photos sont sur l'appareil du Roux.

Sinon j'ai réuni tous mes biens qui tenaient en 4 mètres cube, que j'ai envoyé via un déménageur et un container et un bateau et un camion à Tours ! Ils arriveront un jour, on ne sait pas quand, mystère. Mais surtout, nous avons un appartement qui nous attend !

En fait mes parents étaient de mission "trouvage de logement pour leur fille cadette chérie et son marcassin chouchou". Ils s'en donnaient à cœur joie, visitant de ci et de là. Esprit grégaire oblige, ils avaient craqué sur un appart' qui se libéraient dans LEUR immeuble, genre au 4e alors qu'ils sont au 6e. Argh. J'ai résisté vaillamment, déjouant les relances à répétition en faisant valoir le fait que trop de proximité tue la proximité, et m'imaginant des scènes cauchemardesques avec mon père insomniaque, mes retours tardifs de soirée, l'ascenseur commun, les ami(e)s de passage, etc. L'horreur. J'ai bien signalé qu'on était pas assez de milieu populaire pour vivre si près les uns des autres, et que ça risquait de me dégoûter à tout jamais de l'esprit de famille. Ils se sont tus, mais quand quelques jours après ils ont trouvé un appart qui n'était pas celui de mes rêves, mais qui était grand et à 15 mn à pied de chez eux, j'ai dit bingo ! Donc on a une adresse, délire !

Au début, j'ai dit go go go, alors que je n'avais que la description faite par ma mère, avec une sombre histoire de lambri couleur bois sur les murs du salon. Je me suis dit, ce sera moche, mais ce sera chalet suiss' spirit, on mangera de la fondue. Depuis j'ai vu les photos, et c'est plutôt lambri en bois blond type sauna,  ambiance suédoise. Alors entre la proximité d'IKEA et le fantasme de la sexualité ouverte des peuples du nord (mais si mais si, vous avez lu Millenium...), j'ai dit åh !

Reste maintenant à inscrire le marcassin à l'école du quartier. En espérant qu'il reste de la place.

Et dans une semaine, on y est ! D'ici là, plages, fiestas au bord de la piscine, amis en pagaille et achat compulsif de rhum, épices et paréos.

A bientôt !

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29 juil. 2009

Les effets pervers, la suite !

Donc oui, 69 kilos (suite du post précédent, pour ceux qui ne suivent pas)

69 !

Au moment d’écrire ce post pour la 3e fois (autant dire qu’il n’a plus rien à voir avec le message original), je me rends compte que ce chiffre n'est peut-être pas si anodin. Peut-être que le destin essaie de m'envoyer un message subliminal alors que moi je fais la pepette vexée. Parce que figurez-vous qu’à ce jour, j'ai 69 emails non lus à traiter sur ma messagerie (accumulés sur un an et conservés pour "m'en occuper plus tard"), et que 69, année érotique. Étrange hasard, isn't it ? C'est peut-être un signe finalement.

Alors oui, comme l'a souligné le Mouton, on mange en effet plus de glaces que de salades. Mais on compense en rêvant de salades, de tomates-mozzarella, de scarole craquante et fraiche, etc. Et croyez-moi, je suis salade-woman, j'adoooore les salades - et le régime de la soupe –. D'ailleurs pendant ma grossesse, j'étais foldingue de tomates, j'en croquais jour et nuit, des tomates, des tomates. Mais le problème ici, c'est justement l'absence de tomates, ou leur prix exorbitant. Mais bon, assez râlé sur la vie chère, maintenant, j'ai grossi, c’est un fait. On ne va quand même pas accuser la nourriture, on va trouver d’autres boucs émissaires !

D’autant que je ne suis pas la seule à être affectée. Ce matin, on a emmené cette vieille chache chez le Viet pour la faire opérer, et parait-il qu’elle est en surpoids et qu’elle ferait bien de perdre 600 gr cette pauvre biquette.

chouche

La chache hier soir, batifolant devant Californication…

Bon, je sais, dénoncer mes compagnons d’infortune ne va pas justifier mes… allez, 6 kilos superflus, mais la chache était maigrichonne quand on l’a recueillie… Ce qui nous amène à ma première explication : est-ce que ce ne serait pas la proximité du Roux qui fait grossir ? C’est une hypothèse solide. Développons.

Let’s go back in time, wouuuuuuuuuuf :

J’étais étrangement mince quand je suis tombée enceinte. J’avais dû faire du sport, ou avoir un petit coup au moral, ou prendre de la drogue, ou une juste combinaison de tout ça. Bref, j’ai pris peu de kilos pendant la grossesse, rapport à ma fixette sur les tomates. Ensuite j’ai perdu les eaux, j’ai récupéré le bébé et aussi mon poids « d’avant ». Après j’étais au fond du gouffre alors j’étais super mince. C’était le pied, les vêtements m’allaient comme des gants (en plus c’était l’hiver), et j’avais juste un peu le teint blafard (parce qu’au fond du gouffre, il fait sombre). Mes copines jalouses étaient même un peu inquiètes, « allez, mange ! ». De même que ma psy qui manquait de verser une petite larme quand je lui racontais mes fantasmes les plus sordides. Faut voir qu’y’avait qu’un truc qui la branchait, c’était « mon rapport à la féminité ». Au-delà de ça, elle trouvait que j’esquivais. Même la thèse, elle trouvait que c’était un faux problème, c’est pour dire comme je me sentais incomprise. Sur ce, j’ai rencontré le Roux. Je l’ai dit à la psy, « j’ai rencontré le Roux, mais il ne se passe rien », et elle a dit « il se passe quelque chose ». Ah. C’était pas bien précis, mais ma psy, c’était une taiseuse, et elle n’avait jamais prononcé autant de mots d’affilée au cours des mois précédents. J’ai pris ça pour parole d’Evangile et je me suis dit, so be it. C’est un peu comme mon directeur de recherche à la même époque, dont je dépiautais chacune des paroles en essayant d’en découvrir le sens caché, mais son seul message, répété inlassablement, était « Je suis préoccupé, je suis très préoccupé », rapport à la situation politique bolivienne, pas à mon travail (ni à ma rencontre avec le Roux). Bref, donc, le Roux, la folie des conserves de fromage de chèvre à l’huile, les petits repas, la fin des rendez-vous chez la psy, les petits kilos.

Une copine à ce moment-là avait appelé ça les kilos de l’amour. C’était beau et attirant, on avait envie de les garder ces kilos-là. Mais ils se sont accumulés plus que de raison. Et puis maintenant que je vais m’éloigner du Roux, qu’en sera-t-il des kilos de l’amour ?

Interrogation qui rejoint une deuxième hypothèse.

Étant donné que je n'ai pas l'air de faire 69 kilos, et que pour compenser les ti-punch et bbq à gogo, je fais du sport plutôt régulièrement et intensément, je déduis qu’existerait un genre de phénomène paranormal lié à la forme de la Terre, un phénomène physique par exemple, qui fait qu'on pèserait plus lourd près de l'équateur, tout simplement. Un truc du même genre que l'eau des toilettes qui coule dans l'autre sens dans l'hémisphère sud, ou que l'eau qui bout à 80°C à La Paz (et bonjour les pâtes dégueux). Ca fait réfléchir quand même.

Ces hypothèses seront infirmées ou confirmées à la date du 4 septembre, quand je remettrai un jean pour la première fois depuis septembre dernier pour retourner en métropole. Quel suspens.

Qui vivra verra !

Posté par kikizita à 21:52 - Y'a pas que la couture dans la vie ! - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 juil. 2009

Les effets pervers, ceux-là.

Aloha braves gens

Aujourd'hui, des effets pervers de la plongée sous-marine aux effets pervers du bonheur conjugal. Hein ?

Hier, palmés et entubés, le Roux et moi sommes allés explorer les fonds marins à deux pas de chez nous, à côté du port. On a esquivé les dangers liés à la présence du prédateur humain et velu dans cet environnement : Les chasseurs sous-marins aux fusils à harpons, ce qui n'est jamais rassurant en eau trouble - non pas qu'on ressemble vraiment des gros veaux marins en maillot de bain, mais une flèche perdue et couic... - et les hélices de bateaux qui bien heureusement passaient plus au large. On a aussi consciencieusement contourné quelques jolies méduses, rondes et violettes. Et on a vu de belles tortues.

tortue

On a barboté, nagé, flotté en observant la diversité de poissons cohabitant sur le même rocher, les bancs de poissons en vadrouille, on a plongé de quelques mètres pour explorer une faille ou juste pour le plaisir de s'enfoncer dans cette eau épaisse et gigantesque. Portés par les vagues, les vagues, les vagues... on est ressortis de là avec un sacré gerbe. C'est fou quand même.

Et ça personne n'en parle. Dans les films d'horreur où ils sont perdus en mer avec les requins qui menacent (cf. Open water), y'a jamais de scène où les protagonistes ont des hauts-le-cœur et lâchent un vomito dans l'immensité bleue ? Ou alors c'est la faute au requin, pas à la houle. Ce n'est pas rendre hommage à l'influence gerbatoire de l'océan sur le pauvre nageur-flotteur-plongeur. C'est peut-être une question de priorités. C'est peut-être simplement ce qu'on appelle le "mal de mer" !? Et ben voilà, ça, les gens ils font des croisières en bateau avec Bolloré, et ils vomissent les pauvres chéris. Mais ils sont pas seuls ! Les plongeurs, ils raquent aussi, mais personne n'en parle. Et pourtant, Dieu sait que c'est intéressant.

Ceci dit, on n'a pas dégobillé non plus. Mais on avait la gerbe, brrrrrrr. Alors une fois dehors, on s'est pris un gros goûter à base de chips et de biscuits au chocolat histoire de surtout pas vomir à jeun.

Perche alimentaire qui m'amène tout naturellement au 2e volet de ce post.

J'occupe donc ma maison des collines avec vue sur la mer et baignoire dans la chambre. Je sais pas vous, mais moi quand j'occupe la maison de quelqu'un, je suis toujours excitée de m'imaginer comment vivent les gens d'après ce que je vois. Non pas que je fouille dans tous les placards ou que je mette la lingerie de la maitresse de maison - un peu à la JF partagerait appartement ! oh oh oh - mais c'est amusant de voir à quelle heure ils règlent leur réveil, où ils rangent le sel etc.  D'ailleurs, sans rentrer dans son intimité, je peux vous dire que mon hôte range ses biscuits, ses pâtes et sa farine dans son frigo. Au début j'ai ri (oui, j'ai le rire facile), et après, j'ai fait, vu l'invasion éclair de fourmis et autres insectes  si une miette est abandonnée. Occuper une maison inconnue est une aventure formidable ! Où sont les interrupteurs ? Pourquoi les éboueurs passent à 3h30 du matin (véridique !!! J'ai cru qu'on était dans l'Invasion des profanateurs de sépultures quand ils passent la nuit ramasser les dépouilles ou je ne sais plus quoi faire) ? Y'a pas de bouilloire ! Y'a un blender ! Y'a la télé (j'ai découvert Secret story ! ... euh ... ) ! Y'a un lave-vaisselle !.... Y'a un pèse-personne. Ah.

Donc dans ma folie exploratoire, j'ai découvert que je faisais 69 kilos.

La dernière fois que j'ai fait 69 kilos, c'est quand j'étais à 8 mois de grossesse.

Je ne vous cache pas que j'étais un peu déconfite. Le Roux se marre en appelant ça mon "poids de grossesse", un copain m'a dit que c'est la Martinique et qu'on grossit tous à force de picoler, et une copine m'a dit que quand même, ça datait de 6 ans cette référence, et que c'est normal avec les années...

Mais quand même.

[Et là ça fait 2 fois que la connexion internet piratée me plante au moment de sauver la deuxième partie de mon message, donc je dis, that's enough. Suite à un autre moment, si possible... Mais en même temps, il va bien falloir pour l'équilibre de ce post]

Grrrrrrr.


Posté par kikizita à 20:26 - Y'a pas que la couture dans la vie ! - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 juil. 2009

D'awardage et de réalisme magique (mais surtout réaliste)

 J’ai été awardée ! Oh oh !

La douce abeille a miel a décrété que j’écrivais des trucs trop chouettos et donc, toc, une médaille. Forcément, ça m’a mis la pression alors je vous ai concocté un petit message intelligent, pour une fois, et je repousse mes aventures avec le pèse-personne pour le prochain post (uh uh, le teaser comme on dit quand on fait des cours de Pilates).

award

En attendant, à moi d’awarder 6 camarades. Alors j'ai choisi des blogs actifs que je visite beaucoup actuellement...

Petit bruit, parce qu'elle est marrante et sympa; Nini, classique, mais inévitable; Môa, parce qu’elle a une énergie débordante qu'on espère toujours contagieuse; Nepenthes là aussi, l'énergie, la force et l'humour; Soph et Mouton car elles sont tout simplement coolos ; et dans une autre catégorie, Maud car j'adore ses prises de tête polymorphes !


Figurez-vous que je suis quelqu'un de plutôt coordonnée.

hugh_laurieIl y a une paire de semaine, alors que je m’enfilais l’intégrale de Dexter en moins de temps qu’il ne faut pour se lasser du charme de Michael C. Hall, je lisais Tout est sous contrôle de Hugh Laurie. Hugh Laurie… mais oui, ce bon vieux Dr House. D'où la vieille entourloupe de  l'éditeur  qui nous vend le polar comme celui de Dr House, avec des accroches farfelues et tirées par les cheveux du genre « on retrouve l’humour caustique et le cynisme de Dr House dans ce roman écrit par son génialissime interprète » (de mémoire, hein). Une confusion des genres, qui me laisse perplexe, l’un est acteur, éventuellement romancier, l’autre est un personnage de fiction. Bref. Donc je dis, I'm coodinated, car tout se mélangeait dans ma tête entre Dexter qui tuait des tas de gens et bossait à la Police de Floride, et le roman de Laurie où y’avait aussi des policiers, des tentatives d’assassinats et puis quand même l’ombre de Dr House vu qu’on nous l’avait vendu comme ça, hein.
Bon après, je ne sais plus trop puisque justement, arrivée à la moitié du bouquin, j’ai réalisé que j’étais bien incapable de raconter de quoi il s’agissait ni comment s’appellaient les personnages (Dr House ? Dexter ?), et que bon, je faisais que de relire les mêmes pages pour essayer de me souvenir, donc j'ai lâché l’affaire en attendant un moment plus propice. Ceci dit, on note tout de même le lien entre roman / quotidien.(parce que bon, c'est le thème du post hein...)
autobiog
Et c’est là que j’ai récidivé dans la coordinacão. Alors que je suis dans une nouvelle étape de ma vie, dans ma maison des collines avec vue plongeante sur la mer, je lis Jamaica Kincaid alors que je m’enfile à longueur de journée des récits de vie  (de la vraie vie réelle) flirtant avec le « réalisme magique » (courant littéraire farfelu), des histoires de mariage avec un bossu de 24 ans son aîné, d’abandon, de viols et d’humiliation, de sorcellerie et d’adventisme, d’une fille qui se sent être la mère de sa mère, d’esclavagisme moderne et d’enfants qui peinent à grandir dans ce labyrinthe et dans cette île, plus ou moins guidés par la main de leur mère. Et je retranscris et je retranscris toute la journée ces entretiens, et je lis le soir ce roman formidable prenant place sur l’île voisine, dans lequel par une même personne et dans ce même climat d’abandon et de violence se mêlent la vie de la narratrice, de sa mère décédée et des enfants a qui elle ne donnera jamais la vie. Et ces récits que je dépiaute, phrase après phrase, hésitation après hésitation, mot après mot, sont parfois tellement semblables à la fiction de Kincaid, que ça fait froid dans le dos (pour faire court).

Bon, sur ce mes amis, j’ai dit un truc intéressant (et bref) aujourd’hui, donc rideau, d’autant que je pique la connexion internet des voisins et qu’il n’y a rien de plus instable que du piratage depuis la terrasse alors qu’on est en alerte orange et que le vent se lève et que je ne distingue plus la mer du ciel à l’horizon.

La tornade, ahhhhhhhhhh.

Posté par kikizita à 18:51 - Y'a pas que la couture dans la vie ! - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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