Tout va bien !

Inutile de déclencher le plan [orsec / hors sec ?] ou l'alerte enfant kidnappé. Je n'ai pas attrapé le virus du cochon malade ni autre d'ailleurs. Merci pour vos petits mots concernés, c'était gentil. J'ai juste déconnecté quelques temps, genre j'avais des trucs à faire, comme par exemple et au hasard : visite d'une super copine de chez copine, déluge torrentiel, cousage de sac, coiffeuse. Bon, au moment-même où j'écris ces mots, un énorme cafard volant s'est empêtré dans le bordel qui trône sur le bureau. C'est donc avec une frénésie toute singulière que je rédige ce post.

 

Donc ma super pote de chez pote est venue 10 jours et on a ricané à qui mieux-mieux. Et mieux-mieux beaucoup. En plus le roux avait décidé cette semaine-là d'aller voir ses vieilles mère-grands au bout des rouleaux (oui, chacune le sien quand même), ce qui a donné à cette visite un goût de premières vacances sans les parents (mais avec le permis et une voiture et la maturité de la trentaine... hein ?) ce qui en dit long sur les désajustements dans mon couple. Mais c'est une autre histoire. Enfin bon, il est parti en nous rappelant, au cas où, que l'enfant devait quand même aller à l'école cette semaine donc se coucher à des heures décentes, etc. Genre on n'est pas très fiables ! oh ! Mais....

 

C'était sans compter sur le déluge !!!! Bon, alors si vous avez raté ça aux infos, vous n'étiez pas les seuls, car moi j'étais à l'école le mardi matin de la fin du monde martiniquais et quand on m'a annoncé que l'école était fermée pour la journée, j'étais un peu saoulée de m'être levée pour rien et j'ai dit "ben quoi ? y'a grève ???", ce à quoi on m'a répondu, "mais non madame, il y a des inondations". Ah. Bon alors je suis rentrée avec le marcassin sous le bras (façon de parler... 23 kgs quand même !) et on a cherché sur internet et en effet, il se trouvait que c'était l'alerte orange, restez tous chez vous, papoti-papota, et les inondations, les glissements de terrain et autres voitures flottantes. Ah. Au fur et à mesure de la journée, on a vu des photos, et c'était impressionnant. Sauf que chez nous, il faisait moche (comme toute la semaine précédente), il pleuvait à verse, mais pas d'inondations. Bon, avec tout ça, tout était fermé à nouveau, un peu comme pendant la grève générale. Donc...

 

On a fait une journée couture !
On s'est cousu des sacs, et oui rien que ça, d'après le tuto de Kristin Laflamme.

Sac_ZSac_Maud

On a zappé la partie compliqué du patchwork, mais on a des jolis sacs réversibles. Le patron est marrant à faire, éventuellement la forme est à modifier, mais j'adore le plan on coud des trucs et à un moment on retourne et tout tombe au bon endroit, c'est assez magique et rapide. J'ai persisté dans l'association toile de jean-toile cirée (et le rideau en est mort, malheureusement, alors le roux était un peu fâché quand il est rentré et qu'on se pavanait avec nos loisirs créatifs de bobonne sous l'orage, et maintenant il me menace chaque jour de ne plus m'accepter à la maison si je ne rentre pas avec un rideau en bonne et due forme...), et la copine a pris un chouette tissu violet très foncé tout froissé avec le tissu lumineux à pois (bon goût la copine !).

 

Voili-voilou.
Là il pleuvait toujours, alors on a décidé d'aller chez la coiffeuse qui a son salon juste sous la maison, ce qui est pratique en période diluvienne. Et le marcassin, à qui j'avais coupé les cheveux fin août dernier et qui avait juré les grands dieux qu'il ne se couperait pas les cheveux avant le 1er janvier 2010 (sa petite lubie perso... Il doit tenir ça de mon père qui se fixe des objectifs genre : "à partir d'aujourd'hui et pour un an, je n'achèterai plus de CD". "Je deviens végétarien jusqu'à nouvel ordre" - ça dure depuis plus de 10 ans celle-là -, "je ne mange plus de riz non plus ni de pain", etc. Les petits défis perso, la solution pour donner un sens à sa vie de la maternelle à la retraite...), le marcassin aux cheveux longs donc, a hurlé de joie pour nous accompagner. Donc je dis à la coiffeuse de lui couper mais en gardant des longueurs puisque son idée de base c'était d'avoir les cheveux longs. Ce que j'imaginais naïvement, c'était surtout dégager la nuque pour qu'il puisse respirer du col. Et la coiffeuse, en professionnelle de la mode des 80's me dit : "on va couper le dessus parce que c'est un petit garçon quand même (ah bon ? c'est pas un marcassin ???), raccourcir aux oreilles, et laisser long derrière, pour qu'il puise se faire sa queue de cheval cet été". Et là ma journée (et les suivantes) s'est illuminée (malgré la pluie qui continuait à tomber en trombe et à résonner sur le toit de tôle). La coupe de footballeur des années 80's, la nuque longue. J'ai consulté l'enfant du regard, il avait l'air OK, et j'ai jubilé.

J-1 : la bouclette  [versus] J à J+n: "Viens jouer au foot dans ma roulotte"

vvvvvvv

Si l'on ajoute qu'il est né le jour de l'anniversaire de Maradona (non, pas Madonna), ça ne peut que lui tracer la voie d'une belle carrière (de quoi au juste ?). J'adore, j'adore. Mais là aussi, le roux est revenu et était un peu estomaqué, arguant que lui-même (et nous par extension ?) était bien trop éloigné, dans l'espace social, du look footballeur pour qu'il consente à apprécier la coupe nuque longue. C'était bien une réflexion de sociologue, ai-je pensé, moi qui...

... ai réussi l'écrit du concours de fermière et me prépare plus ou moins pour l'oral dans une 15aine de jours !

Yip yip yip !

Retour très vite pour la suite de nos aventures rocambolesques où vous découvrirez de nouveaux protagonistes : le jeune en scooter sans-casque-et-sans-scooter et le gendarme romantique ; des esprits torturés (la faute à Psychologie magazine !) et des re-reconversions professionnelles (la faute à.... pas de chance ?).

Cordialement vôtre.